La straordinaria esperienza umana di Suor Emmanuelle, di cui ieri si sono celebrate le esequie, ci fa riflettere sul grande dono della vita consacrata. Questa splendida figura è stata tale non solo per il suo indiscusso carisma, gratuito dono di Dio, ma anche perché la sua congregazione e i suoi superiori (confessori, padri spirituali, ma anche le stesse autorità civili, che le hanno conferito alcuni anni fa importanti onorificienze) le hanno permesso di seguire la particolare missione che il Signore le ha ispirato. E' allora questa è un'occasione per meditare un bellissimo documento del magistero della Chiesa firmato pochi mesi addietro dagli "esperti" di vita consacrata. (continua nel post seguente)giovedì 23 ottobre 2008
L'autorità "spirituale"
La straordinaria esperienza umana di Suor Emmanuelle, di cui ieri si sono celebrate le esequie, ci fa riflettere sul grande dono della vita consacrata. Questa splendida figura è stata tale non solo per il suo indiscusso carisma, gratuito dono di Dio, ma anche perché la sua congregazione e i suoi superiori (confessori, padri spirituali, ma anche le stesse autorità civili, che le hanno conferito alcuni anni fa importanti onorificienze) le hanno permesso di seguire la particolare missione che il Signore le ha ispirato. E' allora questa è un'occasione per meditare un bellissimo documento del magistero della Chiesa firmato pochi mesi addietro dagli "esperti" di vita consacrata. (continua nel post seguente)martedì 21 ottobre 2008
Soeur Emmanuelle, une vie en images - diaporama - la-croix.com

priez pour nous, nous hériter de votre sourire, votre joie, votre amour vrai pour les petits, votre cœur va maintenant être encore plus grande car elle aussi embrasser le ciel ... Amen
marialetizia
lunedì 20 ottobre 2008
"Le capitalism de l'avenir" 1
Face à la tempête boursière et à la crise financière, George W. Bush a cédé aux demandes européennes présentées par Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso, et accepté non pas un mais plusieurs sommets, dont le premier pourrait avoir lieu à New-York dès novembre. Evènement
Lors d'une rencontre tripartite dans la retraite présidentielle américaine de Camp David samedi, M. Bush, son homologue français et le président de la Commission européenne ont décidé de consulter les autres dirigeants internationaux cette semaine "avec l'idée de commencer une série de sommets pour répondre aux difficultés auxquelles est confrontée l'économie mondiale".
Le premier de ces sommets, au niveau des chefs de gouvernement, aurait pour objet de "discuter de la crise financière actuelle et de formuler des principes qui guideraient les suivants", selon un porte-parole de la Maison Blanche.
Cette rencontre aurait lieu aux Etats-Unis, "peu après les élections américaines" du 4 novembre, selon le communiqué final de la réunion de Camp David. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a offert d'accueillir ce premier sommet au siège de l'ONU, à New-York.
Pour Nicolas Sarkozy, cette réunion devrait réunir les pays du G8 élargi au G5, les cinq pays émergents que sont la Chine, l'Inde, le Brésil, le Mexique et l'Afrique du Sud, ainsi qu'à "un pays arabe".
Si le président américain a cédé à la pression des Européens, le nouvel ordre financier mondial qui pourrait émerger reste flou.
L'UE veut une réforme profonde du système actuel, une sorte de Bretton Woods bis, du nom des accords de 1944 qui avaient jeté les bases du système financier actuel. De même les Européens proposent une supervision mondiale des marchés, qui serait confiée au Fonds monétaire international (FMI).
Mais si le président français veut construire "le capitalisme de l'avenir", M. Bush a lui répété qu'il était "essentiel que nous préservions les fondements du capitalisme démocratique", soit le capitalisme actuel.
Le Canada a également plaidé samedi en faveur de la prudence, afin de ne pas causer de "dommages permanents au système financier international", selon un porte-parole du Premier ministre Stephen Harper.
Dimanche, le chef du gouvernement espagnol, Jose Luis Zapatero, a demandé "une régulation plus stricte" du secteur financier, "et une supervision internationale, au moins au niveau de l'Union européenne". En soulignant la "responsabilité très importante" des agences de notation, M. Zapatero a appelé l'UE à prendre "le leadership du changement".
En attendant, la crise financière a remis au goût du jour la lutte contre les paradis fiscaux, qui sera au menu d'une réunion internationale mardi à Paris, à l'initiative de la France et de l'Allemagne.
Selon l'ONG Transparence International France, il y aurait une "cinquantaine" de paradis fiscaux dans le monde, dans lesquels "plus de 400 banques, deux tiers des 2.000 +hedge funds+ (fonds spéculatifs) et deux millions environ de sociétés écran" géreraient quelque "10.000 milliards de dollars d'actifs financiers". Soit quatre fois le PIB de la France.
La réunion de Camp David est intervenue après une semaine de yo-yo sur des marchés financiers "maniaco-dépressifs", selon les termes du prix Nobel d'économie 2008, Paul Krugman.
Malgré ces montagnes russes, Paris a regagné 4,8% sur la semaine, comme Londres (+3,3%), Francfort (+5,2%) et New-York (+4,7%). Le Dow Jones a cependant terminé dans le rouge sur la seule séance de vendredi (-1,4%) à Wall Street.
Partout, les marchés restent volatils. La Bourse saoudienne, la plus importante du monde arabe, qui avait entamé sa semaine par une baisse de 5,2% samedi, évoluait dans le vert dimanche (+1,3%). Les autres Bourses du Golfe, qui ouvrent leur semaine dimanche, ont toutes commencé dans le rouge avant de globalement basculer dans le vert.
En pleine tourmente financière, le directeur du FMI, le Français Dominique Strauss-Kahn, a été rattrapé par une possible affaire d'abus de pouvoir : il fait l'objet d'une enquête interne sur un cas de favoritisme présumé lié à des relations intimes avec une subordonnée.
Premières touchées par la crise financière, les banques sont de plus en plus à la merci des aides publiques.
Imitant le schéma européen, la Corée du Sud, quatrième économie asiatique, a décidé dimanche de garantir les prêts interbancaires, pour trois ans, à hauteur de 100 milliards de dollars. De même, la Banque centrale de Corée va puiser 30 milliards de dollars dans ses réserves pour injecter directement des liquidités dans le secteur bancaire.
En France, le conseil de direction du groupe Caisse d'Epargne devait se prononcer dimanche après-midi sur le sort de sa direction, après "l'incident" boursier lors duquel la banque a perdu 600 millions d'euros il y a une semaine.
Dans le sillage de la crise bancaire, les craintes d'une récession économique durable s'amplifient à travers le monde.
Côté européen, les dirigeants ont exclu pour l'instant un grand plan coordonné de relance économique, comme celui adopté pour le secteur bancaire.
Aux Etats-Unis, par contre, les Démocrates à la chambre des représentants envisagent un plan de relance économique pour "reconstruire l'Amérique", d'un montant de 150 milliards de dollars, qui pourrait être adopté avant même l'entrée en fonction du prochain président en janvier.
Parmi les pays émergents, la crise se fait également sentir.
Le real brésilien et le peso mexicain ont dégringolé, victimes des pressions spéculatives, forçant les Banques centrales de ces deux pays à puiser 18 milliards de dollars dans leurs réserves pour enrayer la chute de leurs devises nationales.
Autre signe du ralentissement de la conjoncture mondiale, la chute des cours du pétrole, divisés par deux depuis l'été à environ 70 dollars. Un plongeon qui a poussé l'Opep à avancer sa prochaine réunion de trois semaines, au 24 octobre. Le président en exercice de l'Opep, l'Algérien Chakib Khelil, a demandé samedi une réduction de production "importante", qui pourrait aller jusqu'à 2 millions de barils par jour. Afin d'atteindre "un prix du baril stable, ni trop élevé ni trop bas, entre 70 et 90 dollars".
da La Croix 19-10-2008, www.laCroix.com
sabato 18 ottobre 2008
S. Luca
Luca (nome abbreviato di Lucano) era nativo di Antiochia. Non si sa quando si sia convertito al cristianesimo, era medico, quindi uomo di cultura. Rimase affascinato da S. Paolo e perciò si pose al suo servizio nella pastorale itinerante, che poi descrisse con esattezza nel libro degli Atti degli Apostoli, rendendo così un servizio di sommo valore alla Chiesa nella sua storica e attuazione del messaggio di Cristo. Di Gesù mise in evidenza soprattutto la sua misericordia sia nei fatti che nelle parole. Ha come simbolo il toro in quanto inizia la narrazione con l'episodio di Zaccaria nel Tempio, il quale luogo di sacrifici. Data la precisione con cui parla della Madonna e delle sue intime riflessioni (richiamate esplicitamente 2 volte nello stesso capitolo: 2,19-2,51), si pensa che abbia conosciuto personalmente la Santa Vergine. Di tale opinione si è impadronita la tradizione facendo di S. Luca un pittore che avrebbe diffuso nel mondo mltissime icone della Madre di Dio. I dati storici circa la predicazione e la morte non sono concordi. I più concordi sono il suo perpetuo celibato, la morte naturale in età avanzata, nella regine dell'Acaia in Grecia. Le sue reliquie furono prelevate dal luogo della sepoltura e portate a Costantinopoli per iniziativa dell'Imperatore Costanzo II (337-361), figlio di Costantino il Grande. In epoca imprecisata esse vennero traslate a Padova e deposte nella Basilica di Santa Giustina. La testa invece si trova in venerazione a Praga. Recenti controlli scientifici sembrano confermare l'autenticità di queste ossa. (secondo la Rivista "30 giorni" anno XVIII, n.10-2000)mercoledì 15 ottobre 2008
I collaboratori di S. Teresa
S. Teresa di Gesù, ebbe numerosi e santi collaboratori nel corso della sua vita. Alcuni sono più noti, altri meno: S. Pietro D'Alcantara, anche egli riformatore nella famiglia francescana, contribuì alla riabilitazione della santa dopo che molti la tenevano in sospetto per le numerose grazie spirituali che riceveva dal Signore; S. Giovanni della Croce, suo confessore e primo collaboratore, noto anche per essere un grande mistico e poeta; il Padre genovese Doria, che contribuì all'espansione delle nuove comunità di Scalzi; vi sono inoltre altri suoi consiglieri tra i Padri domenicani (per uno dei quali scrisse "la Vida", l'Autobiografia) e tra i Gesuiti. Ma uno dei più sconosciuti, a cui la storia deve ancora rendere giustizia è:JERÓNIMO GRACIÁN DE LA MADRE DE DIOS
(1545-1614)
Jerónimo Gracián, tercero de 20 hermanos, nació en Valladolid el 6 de junio de 1545. Fueron sus padres don Diego Gracián de Alderete y doña Juana Dantisco. En el hogar Gracián Dantisco, junto con las letras florecía la piedad cristiana, como lo demuestra el hecho de que siete hermanos abrazaran la vida religiosa; y en letras y piedad sobresalió Jerónimo, cuya alma dirigieron desde sus ocho años los padres de la Compañía. Cursó con brillantez (primero en licencias) sus estudios en la Universidadde Alcalá, graduándose de Maestro en Artes a los 19 años. Con el estudio de la teología comenzó a tener oración mental, guiándose por los libros de fray Luis de Granada y bajo la dirección del Maestro Deza, jesuita. Sacerdote a los 24 años unió a sus estudios el ministerio pastoral de púlpito y confesonario, y cuando tenía acabados todos los actos para recibir el Doctorado en Teología – tras haber pensado por algún tiempo entrar en la Compañía – abrazó en 157 2 la obra de la Madre Teresa de Jesús, a quien conoció a través de sus hijas de Pastrana, donde era priora Isabel de Santo Domingo. La vocación de Jerónimo Gracián es una conquista de la madre Teresa a través de sus hijas. En el capítulo 23 de las Fundaciones describe la Santa la impresión que Gracián causó a las descalzas. La que éstas causaron en su ánimo delicado queda bien patente en una carta del padre a su madre doña Juana el 6 de mayo de 1572: “Pues las monjas que aquí hay de la misma Orden, cierto que nunca tal pudiera creer si no lo viera por mis ojos”. Este joven sacerdote, con brillante carrera universitaria y ejercitado en la vida de oración, fue para la Madre Teresa un regalo de la providencia: “Si yo mucho quisiera pedir a Su Majestad una persona para que pusiera en orden -todas las cosas de la Orden en estos principios, no acertara a pedir tanto como
Su Majestad en esto nos dio” (Fundaciones 23, 3). En el naciente Carmelo Teresiano ocupó el padre Gracián un papel de primer orden al lado de la Madre Fundadora, de quien pronto llegó a ser maestro y discípulo insustituible.
Gobernó Descalzas y Descalzos como Comisario Apostólico y luego como su primer Provincial (1581-1585) al constituirse éstos en Provincia independiente. La figura del padre Gracián conserva su mayor interés en la historia de la Orden y de la Iglesia, precisamente ahí, al lado de Santa Teresa, como colaborador incondicional en vida y como defensor de su herencia
después de la muerte de la Fundadora.
Al cesar en el provincialato el padre Gracián fue nombrado Vicario provincial de Portugal, pero ya a partir de 1587 sus trabajos apostólicos van mezclados con una serie de procesos promovidos por el nuevo Provincial y que culminan en la sentencia de expulsión de la Orden (17.2.1592). Es un lustro tormentoso, que durante siglos ha permanecido oscuro en la biografía de Gracián, pero que las últimas investigaciones históricas han venido a aclarar así:
Al movimiento de entusiasmo religioso puesto en marcha por Teresa de Jesús se asociaron personas de tendencias rigoristas y eremíticas que no acabaron de asimilar la novedad del carisma de la Madre Fundadora. Mientras el padre Gracián estuvo al frente de los Descalzos, los fautores del rigorismo mostraron incluso públicamente su descontento y disconformidad con el estilo de vida y de gobierno del Provincial. Al llegar ellos al poder con el padre Doria
en 1585, iniciaron una labor de "reforma" de la Orden para acomodarla a su estilo. Gracián les pareció un obstáculo insuperable en su camino y no hallaron otra solución que deshacerse de él, llegando a pronunciar una sentencia de expulsión que no llevaba garantía alguna de justicia. La historiografía oficial del siglo XVII tomó posición a favor del padre Doria y de sus colaboradores y para justificar tan ruidosa sentencia no tuvo inconveniente en falsificar hechos y documentos. Gracián fue expulsado de la Orden por su "doctrina y costumbres", es decir, por ser quien era; los cronistas añadieron luego que la expulsión se debió a que se había alejado del ideal de Teresa (ya canonizada), y de Juan de la Cruz (camino de serlo), y empañaron su figura con acusaciones falsas y calumniosas que han ido transmitiéndose de unos autores a otros hasta nuestros días.
El padre Jerónimo recurrió a Roma en demanda de justicia, pero sus enemigos se le adelantaron obteniendo por medio de Felipe II que Clemente VIII confirmara la sentencia de expulsión. Pasados siete meses (juniodiciembre) sin conseguir resolver su caso, se dirigió a Nápoles, donde el Virrey no le quiso recibir por estar en desgracia de Felipe II. Siguió su camino hasta Jerónimo Gracián de la Madre de Dios 3 Sicilia y acogido favorablemente por la señora del Virrey pudo desplegar su celo en un hospital (febrero-agosto). De vuelta para Roma cayó en poder de los turcos a la altura del golfo de Gaeta el 11 de octubre de 1593. Tras año y medio de cautividad, en la que demostró su caridad heroica y su celo apostólico arriesgando la vida por atender espiritual y materialmente a sus compañeros de desventura, fue rescatado por un mercader judío, llamado Simón, que le adelantó el capital necesario (a restituir con los intereses), el 11 de abril de 1595. Reconocida su inocencia por la Congregación de Regulares, Clemente VIII le otorgó, con fecha 6 de marzo de 1596, un Breve por el que se le concedía regresar a la Orden “como si nunca hubiera sido expulsado”; pero, ante la resistencia de algunos Descalzos a admitirlo de nuevo, el mismo Papa le recomendó vivae vocis oraculo que, por amor a la paz, vistiese el hábito de Calzado. Y en él vivió hasta su muerte acaecida el 21 de septiembre de 1614, después de haber trabajado en Roma hasta 1600, en España hasta 1607 y en Bélgica hasta el fin de sus días.
Quien desee profundizar en el conocimiento de la figura del padre Gracián deberá tener presentes, entre otros, los siguientes aspectos:
que fue depuesto por el nuncio Sega (23-7-1578). Se trata de un trienio cuyo balance, visto desde el punto de vista de los Descalzos, fue de lucha por la supervivencia, mientras que, mirado desde el punto de vista de la Orden del Carmen, fue de lucha por mantener la propia jurisdicción y la salvaguardia de la propia unidad. La actuación del padre Gracián en la visita fue correcta y acomodada a las directrices del Concilio Tridentino. Las acusaciones
presentadas contra él, y en las que motivó su deposición el nuncio Sega, resultaron infundadas y su rehabilitación, pasada la tormenta, fue total, tanto por parte de la Orden como por parte de la Santa Sede. Sin embargo, en la historiografía de la Orden ha perdurado una cierta prevención en contra suya, como puede verse, por ejemplo, en los escritos de Saggi o de Smet. Gracián, personalmente, supo combinar siempre su entusiasmo por la obra teresiana con
una grande estima y una simpatía visceral por el Carmelo. Recuérdense sus estudios sobre la historia de la Orden y la huella que dejaron entre las Descalzas, como atestiguan los escritos de María de San José. En los años de su vicariato en Portugal fue encargado de nuevo de visitar a sus hermanos y se prodigó por defender su inocencia contra las acusaciones de colaboracionismo con los enemigos del Rey. Cuando en 1596 los Descalzos se nieguen a readmitirlo, será acogido con todos los honores y se sentirá como en su casa en la Comunidad de San Martino ai Monti de Roma. Es este un detalle que demuestra su grandeza de ánimo y sus miras sobrenaturales, ajenas de toda ambición. Su actitud en ese aspecto puede parangonarse sin duda con la de la Santa en su retorno a la Encarnación. Los santos tratan de reformarse y de
mejorarse sin romper con quienes prefieren caminar con paso más lento o por otros derroteros.
con 12 años de estudios universitarios y más de 10 años de experiencia de vida de oración. El entusiasmo de Isabel de Santo Domingo y sus hijas de Pastrana primero, y el de la Santa y las monjas de Beas después, demuestran que la sintonía fue perfecta. Al “yo desde Beas lo entendí” de la Santa, corresponde esta confesión de Gracián:
“ Estuve en Beas muchos días, en los cuales començábamos [= comentábamos?] todas las cosas de la Orden, así pasadas como presentes, y lo que era menester para prevenir las futuras; y demás desto, de toda la manera de proceder en el espíritu, y cómo se había de sustentar así en frailes como en monjas. Ella me examinó a mí de todo cuanto sabía en esta doctrina, así por letras como por experiencia. Me enseñó todo cuanto ella sabía, dándome tantas doctrinas, reglas y consejos, que pudiera escribir un libro muy grande de lo que aquí me enseñó, porque, como digo, fueron muchos días y todo el día, fuera del tiempo de Misa y de comer, se gastaba en esto. Diome cuenta de toda su vida y espíritu e intentos. Quedéle tan rendido, que desde entonces ninguna cosa hice Jerónimo Gracián de la Madre de Dios grave sin su consejo? (Scholias... MC 68 (1960) p. 125).
Creo que puede afirmarse con razón que la Santa comenzó a sentirse plenamente Fundadora a partir del encuentro con el padre Gracián. Fue él quien le abrió nuevos horizontes y le hizo vislumbrar que podría “dilatarse esta Orden de la Virgen Santísima María en todo el mundo con el fruto de las almas, como se había dilatado la de la Compañía de Jesús?. (Al final de su vida
pondrá Gracián en el mismo nivel a San Elías, como fundador de los Carmelitas, a San Ignacio, como fundador de la Compañía, y a la Madre Teresa, como Fundadora de sus Descalzas y Descalzos).
De ese respeto por el magisterio teresiano nacieron sin duda la invitación a proseguir el libro de las Fundaciones (que Gracián se comprometió a completar escribiendo las de los frailes) y a escribir el libro de las Moradas; la edición y defensa de sus Constituciones (completadas con el contrapunto de El Cerro); la conservación del epistolario teresiano; la contribución decisiva a la hora de iniciar el Proceso de Canonización, con la consiguiente vigilancia para que la figura de Teresa no fuese instrumentalizada, como intentaron algunos al pedir que se quitase del Rótulo los pasajes que la llamaban Fundadora de los frailes y ponían de relieve su celo de almas.
asidua de la Sagrada Escritura y de los autores espirituales, las tres horas diarias dedicadas a la oración durante toda la vida, junto con su clara inteligencia y su memoria prodigiosa, hacen del padre Gracián un gran maestro y escritor de vida espiritual. La exposición de la doctrina teresiana es el tema que destaca con mayor fuerza en gran parte de sus escritos. A él hay que añadir las numerosas páginas autobiográficas (aun fuera del epistolario y de la Peregrinación de Anastasio) y notables elaboraciones sistemáticas de doctrina espiritual, desde la Lámpara encendida (Pamplona 1583) hasta la Mística teología (Madrid 1601, Bruselas 1609) o el Itinerario de los caminos de la perfección (Bruselas 1609).
TERESA, Obras. 3 vol.(Burgos 1932-1933; BMC 15-17) y la de J.L. ASTIGARRAGA, Epistolario
(Roma 1989; MHCT 9; Pereginación de Anastasio, Roma 2001, MHCT 19). Para la
documentación sobre la Orden véanse los 4 vol. de Documenta Primigenia (Roma 1972-1985;
MHCT 1-4). Para más información tanto biográfica como bibliográfica véase el fascículo
monográfico de la revista Monte Carmelo 91 (1983) 257-625 y: A. DONÁZAR, Principio y fin
de una reforma. Una revolución religiosa en tiempos de Felipe II. La Reforma del Carmen y
sus hombres (Bogotá 1968); I. MORIONES, Ana de Jesús y la herencia teresiana. ¿Humanismo
cristiano o rigor primitivo? (Roma 1968); id. artículo Jérome de la Mère de Dieu (Gracián),
carme déchaux, 1545-1614, en Dictionnaire de Spiritualité, T. 8, París 1974, col. 920-928; id.
El Carmelo Teresiano y sus problemas de memoria histórica (Vitoria 1997).
domenica 12 ottobre 2008
S. Teresa di Gesù

Cristo, Via, Verità, Vita
Ampi stralci della relazione pronunciata dell'Arcivescovo Prefetto della Congregazione delle Cause dei Santi, monsignor Angelo Amato, in occasione del convegno diocesano su “Il Volto di Cristo: verità, via, vita”, tenutosi a Marina di Sibari (Cosenza), nei giorni 26 e 27 settembre.(Nell'immagine, Il Signore del cosmo, tecnica mista su legno, MLA)
* * *
L'identità di Gesù è professata apertamente nelle conclusioni della preghiera liturgica: «Per il nostro Signore Gesù Cristo, tuo figlio, che è Dio». La celebrazione liturgica della fede trinitaria riafferma la signoria di Cristo, sull'umanità, sulla storia, sul cosmo. Gesù è il Signore. Egli è l'essenza del cristianesimo. Non si tratta di una novità, né di una tradizione sorpassata. È semplicemente l'espressione eterna della fede ecclesiale in Gesù, il Signore. Forse è utile dare uno sguardo fugace al contenuto biblico del termine «Signore», che non è, come nel nostro linguaggio ordinario, una semplice indicazione di gentilezza — «signor Presidente» o «signor Rossi» — ma implica, invece, una indicazione precisa dello statuto umano-divino di Gesù Cristo. L'appellativo «Signore» nella Sacra Scrittura in lingua greca viene espresso da due vocaboli: despòtes e kyrios. Il termine despòtes indica colui che detiene il potere e l'autorità sia nella sfera familiare che in quella pubblica. Il despòtes è il padrone di casa e il proprietario dei suoi servi. Questo vocabolo viene usato raramente: nella traduzione greca dell'Antico Testamento circa sessanta volte e solo dieci nel Nuovo Testamento. Due volte despòtes a diretto riferimento a Gesù. Nella seconda lettera di Pietro, quando l'apostolo parla dei falsi profeti e dei falsi maestri, «che introdurranno eresie perniciose, rinnegando il Signore (despòtes) che li ha riscattati e attirandosi una pronta rovina» (2 Pietro, 2, 1). Una seconda volta il vocabolo appare nella lettera di Giuda, il quale mette in guardia i fedeli dalle infiltrazioni di individui empi, che rinnegano «il nostro unico padrone (despòtes) e signore (kyrios) Gesù Cristo» (Giuda, 4). Come si vede, il contesto è quello delle eresie cristologiche, e sembra che sia la lettera di Giuda la fonte del richiamo di san Pietro. Nei due casi, despòtes indicherebbe l'altissima sovranità di Gesù, il Signore, che non merita di essere contestato o rinnegato dai suoi fedeli, da lui sommamente beneficati e salvati. Per questo, bisogna evitare i traviamenti dottrinali dei cattivi maestri. Il secondo vocabolo, kyrios, indica il signore che ha ed esercita un'autorità legittima e può disporre di sé e degli altri. Tale voce fu anche usata dagli imperatori romani (cfr. Atti degli apostoli, 25, 26). Di per sé il titolo non implicava l'affermazione della divinità dell'imperatore, che, tuttavia, esigeva onori divini. Per questo i cristiani si ribellavano a questa concezione. Nella traduzione greca dell'Antico Testamento, kyrios è frequentissimo — è attestato circa novemila volte — e nella maggior parte dei casi traduce il nome ebraico di Dio. Kyrios esprime l'elezione del popolo da parte di Dio e la sua liberazione dalla schiavitù egiziana. Il popolo è sua proprietà e Dio, oltre che creatore del mondo, è anche il legittimo Signore di Israele. Anche nel Nuovo Testamento kyrios è una voce che si trova spessissimo. Essa è presente in settecentodiciotto passi, la maggior parte dei quali in Luca (duecentodieci) e in Paolo (duecentosettantacinque). Si possono ridurre a tre i significati di kyrios. Anzitutto c'è un uso profano, a indicare, ad esempio, il padrone, il proprietario di uno schiavo, il datore di lavoro, il marito. Un secondo uso riferisce kyrios a Dio, soprattutto nei richiami all'Antico Testamento. Dio è il signore, il creatore del mondo, il dominatore dell'universo e della storia. Un terzo uso, quello più frequente, fa riferimento a Gesù Cristo, sia al Gesù prepasquale sia al Cristo risorto e glorioso. In questo titolo è contenuto il riconoscimento della sua divinità e della sua signoria. Ad esempio, Gesù, in quanto kyrios del sabato (Matteo, 12, 8), dispone del giorno sacro a Dio. L'apostolo Paolo fa riferimento all'autorità delle parole di Gesù per risolvere definitivamente alcune questioni sorte nella comunità dei fedeli di Corinto: «Agli sposati poi ordino, non io, ma il Signore: la moglie non si separi dal marito» (1 Corinzi, 7, 10). Ancora Paolo ricorda la tradizione concernente l'eucaristia, istituita dal Signore Gesù: «Io, infatti, ho ricevuto dal Signore quello che a mia volta vi ho trasmesso: il Signore Gesù, nella notte in cui veniva tradito, prese del pane (...)» (1 Corinzi, 11, 23). Importantissima è la formula liturgica prepaolina «Signore Gesù Cristo — Kyrios Iesoùs Christòs» (Filippesi, 2, 11). Si tratta verosimilmente della confessione di fede più antica della chiesa, che in tal modo celebra e supplica il Signore risorto, sottomettendosi a lui. È una invocazione che rivela una cristologia completa, tanto più stupefacente quanto più si consideri il fatto che, essendo una invocazione liturgica prepaolina, essa è presente pochissimi anni dopo la risurrezione di Gesù. Rileggiamola così come ce la tramanda san Paolo, che, indirizzandosi ai cristiani di Filippi nella Macedonia greca, li esorta ad avere gli stessi sentimenti di umiltà che furono in Cristo Gesù:
«il quale, pur essendo di natura divina, non considerò un tesoro geloso la sua uguaglianza con Dio; ma spogliò se stesso, assumendo la condizione di servo e divenendo simile agli uomini; apparso in forma umana, umiliò se stesso facendosi obbediente fino alla morte e alla morte di croce. Per questo Dio l'ha esaltato e gli ha dato il nome che è al di sopra di ogni altro nome; perché nel nome di Gesù ogni ginocchio si pieghi nei cieli, sulla terra e sotto terra; e ogni lingua proclami che Gesù Cristo è il Signore, a gloria di Dio Padre» (Filippesi, 2, 6-11).
Si tratta della prima testimonianza esplicita della cosiddetta cristologia sviluppata o a quattro stadi, quella cristologia, cioè, che parla apertamente della preesistenza divina del Figlio, della sua incarnazione, della sua passione e morte e, infine, della sua risurrezione e glorificazione. Qui, la visione completa della realtà divina e umana di Gesù Cristo la si ha, anzi la si celebra liturgicamente, con un lessico inequivocabile, subito dopo la risurrezione. La confessione cristologica della prima comunità cristiana è quindi chiara e completa sin dall'inizio e non è affatto frutto della sua tardiva riflessione credente. Pertanto, la cristologia sviluppata di san Giovanni, alla fine del primo secolo, non è altro che una tematizzazione articolata — condotta secondo il genere biografico «vangelo» — dell'inno liturgico prepaolino. Insomma, l'affermazione «ogni lingua proclami che Gesù Cristo è il Signore, a gloria di Dio Padre» (Filippesi, 2, 11) è la prima e piena professione di fede cristologica della comunità cristiana. L'invocazione «Gesù Signore» esprime l'identità cristiana nel suo nucleo più intimo ed essenziale, è il suo Dna. Gesù è il Signore, un nome che è al di sopra di ogni altro nome (Filippesi, 2, 9). Egli è il Signore dei vivi e dei morti (Romani, 14, 9). È il principe dei re della terra (Apocalisse, 1, 5). Egli è il Signore dei signori e il Re dei re (Apocalisse, 17, 14; 19, 16). Gesù, cioè, riceve gli stessi titoli di Dio, «beato e unico Sovrano, il Re dei regnanti e Signore dei signori, il solo che possiede l'immortalità, che abita una luce inaccessibile; che nessuno fra gli uomini ha mai visto né può vedere» (1 Timoteo, 6, 15-16). La confessione dell'apostolo Tommaso nel quarto Vangelo — «mio Signore e mio Dio» (Giovanni, 20, 28) — continuò a risuonare completa e chiara anche sulla bocca e nei cuori dei fedeli della prima ora. L'apostolo Paolo è solito cominciare e terminare le sue lettere con il richiamo al Signore Gesù Cristo. Si veda, ad esempio, il saluto iniziale della lettera ai Romani e delle due lettere ai Corinzi: «Grazia a voi e pace da Dio Padre nostro e dal Signore Gesù Cristo» (Romani 1,7; 1 Corinzi, 1, 3; 2 Corinzi, 1, 2). Il richiamo al Signore Gesù Cristo si ha anche negli incipit delle lettere ai Galati (1, 3), ai Filippesi (1, 2), ai Tessalonicesi (1 Tessalonicesi, 1, 1; 2 Tessalonicesi, 1, 1-2), a Timoteo (1 Timoteo, 1, 1; 2 Timoteo, 1, 1), a Filemone (3). Nella seconda lettera ai Tessalonicesi l'apostolo lo ripete con insistenza nei primi due versetti: «Paolo, Silvano e Timoteo alla chiesa dei Tessalonicesi che è in Dio Padre nostro e nel Signore Gesù Cristo: grazia a voi e pace da Dio Padre e dal Signore Gesù Cristo» (2 Tessalonicesi, 1-1). Lo stesso si dica per i saluti finali: «La grazia del Signore nostro Gesù Cristo sia con voi» (1 Tessalonicesi, 5, 28). I primi cristiani proclamavano apertamente la fede nel Signore Gesù Cristo, il quale ha autorità sulla Chiesa, la fa crescere e conferisce autorità ai suoi pastori (cfr. 1 Tessalonicesi, 3, 22; 2 Corinzi, 10, 8; 13, 10). Egli è il Signore che dona la pace, la misericordia, l'intelligenza delle cose (2 Tessalonicesi, 3, 16; 2 Timoteo, 2, 7-16). Inoltre, la formula paolina «nel Signore» equivale a «nel Signore Gesù Cristo». È in lui che il cristiano vive, cammina, lavora, serve, muore, viene salvato. La vita cristiana è sostenuta dall'ancoraggio al Signore Gesù Cristo, alla sua presenza e alla sua opera salvifica. E la parusia, il giorno del Signore (1 Corinzi, 1, 8; 5, 5), non sarà altro che l'incontro col Signore Gesù, giudice e salvatore (2 Tessalonicesi, 1, 9; 2, 8; Filippesi, 3, 20): «Il Signore stesso, a un ordine, alla voce dell'arcangelo e al suono della tromba di Dio, discenderà dal cielo. E prima risorgeranno i morti in Cristo; quindi, noi, i vivi, i superstiti, saremo rapiti insieme con loro tra le nuvole, per andare incontro al Signore nell'aria, e così saremo sempre con il Signore» (1 Tessalonicesi, 4, 16-17). Il titolo «Signore», attribuito a Gesù, indica in modo chiaro la sua divinità, che è quindi dato scritturistico fontale e non frutto di decisioni conciliari tardive. È Gesù il Signore, il Figlio divino del Padre celeste, il Verbo incarnato per la salvezza dell'umanità. È lui la parola definitiva del Padre, il maestro unico, il rivelatore universale.
[Da L'OSSERVATORE ROMANO del 28 settembre 2008]
venerdì 10 ottobre 2008
La Parola di Dio

Intervista
La Parola di Dio non è ridotta alla Bibbia ed è una Parola “viva” perché non è un testo.
A spiegarlo è padre Roberto Fornara, ocd, Superiore del Centro Interprovinciale dei Carmelitani Scalzi di Roma (www.ocd.it), docente di Sacra Scrittura presso la Pontificia Facoltà Teologica “Teresianum” e la Pontificia Università Gregoriana nonché Direttore della “Rivista di Vita Spirituale”.
Il Sinodo vorrebbe favorire la riscoperta piena di stupore della Parola di Dio che è viva, tagliente ed efficace. Cosa si intende? P. Fornara: La triplice annotazione prende spunto da Eb 4,12. La Parola è «viva», anzi «vivente» (zôn), perché non è un testo (il cristianesimo non è “religione del Libro”!), ma la persona viva del Verbo, per cui l’ascolto della Parola non si concepisce al di fuori di un’esperienza orante di relazione con Cristo. Si parla poi della Parola «efficace» (energès, piena di «energia», di «forza viva»). Noi occidentali, tendenti a considerare la parola come flatus vocis, dobbiamo ricuperare il concetto ebraico di dabar, parola e atto, che presiede alla logica della creazione del mondo: «Dio disse…» e tutte le cose furono fatte. La stessa efficacia creatrice, la Parola la esercita penetrando nel cuore dell’uomo, «più tagliente» (tomóteros) di ogni spada a doppio taglio. Supera le barriere dell’esteriorità e dell’apparenza, fa la verità in noi, penetra nell’intimo, è «lama di luce» (come si esprimevano i medievali), perché illumina il cammino e perché ci illumina, mettendo a nudo ciò che in noi appartiene allo Spirito e ciò che, appartenendo alla carne, ha bisogno di conversione. In questo «taglio», la spada della Parola ci “fa male”: il Signore ferisce e risana. Maria stessa - nella profezia di Simeone - comprese che la sua vita sarebbe stata attraversata dalla spada della Parola: ferita e gioia, ferita orientata alla gioia piena. Qual è il legame tra Bibbia e spiritualità? P. Fornara: La Parola di Dio (non la Bibbia) è sorgente della vita spirituale, vita secondo lo Spirito e vita dello Spirito in noi. Dei Verbum 12 cita un’espressione di san Girolamo secondo cui la Scrittura dev’essere letta e interpretata con lo stesso Spirito con cui fu scritta: lo Spirito all’origine dell’ispirazione biblica è lo stesso Spirito che ne opera l’interpretazione e la “vivificazione”. Nella Bibbia sono spesso accomunati il «soffio» e la «parola» divini; lo Spirito continua a soffiare perché la Parola diventi carne nel credente: è questa la vita spirituale. È l’itinerario della lectio divina, dalla lectio (studio, lettura attenta della Bibbia, da cui attingere la Parola) alla contemplatio (divento io stesso quel templum, quel tabernacolo che contiene la Parola e la comunica, talmente ne sono impregnato: non sono più io che vivo, ma Cristo - Parola del Padre - vive in me nella forza dello Spirito; cf Gal 2,20). Il legame tra Parola e spiritualità, di cui siamo oggi più coscienti e convinti, è indispensabile per evitare derive razionalistiche nell’interpretazione biblica o sentimentalistiche e devozionistiche nel modo di concepire e vivere la vita spirituale. Quali frutti ha portato il documento conciliare Dei Verbum nelle comunità cattoliche? P. Fornara: È evidente la maggiore importanza della Parola di Dio nella vita delle comunità; penso al diverso respiro biblico della riflessione teologica, della predicazione e della catechesi, come pure alla maggiore formazione biblica del clero, dei religiosi e dei laici, o alla crescente importanza della lectio divina, sia personale che comunitaria. Rispetto al 1965, possiamo usufruire di un numero molto più grande di traduzioni e di strumenti per la lettura della Bibbia. L’eredità della Dei Verbum ci ha permesso di ricuperare molto terreno nei confronti delle comunità riformate, da sempre molto più centrate sulla Parola. Tuttavia, molto resta ancora da fare, sia nel lavoro formativo, sia nella dimensione orante e spirituale, sia sotto l’aspetto più missionario di evangelizzazione. Alla presentazione dell’Instrumentum laboris, mons. Eterovic, segretario generale del Sinodo, ricordava i dati di una recente indagine: solo il 38 % degli italiani praticanti (27 % se si considerano gli italiani adulti) avrebbe letto un brano biblico negli ultimi 12 mesi. Oltre il 50 % considera la Scrittura difficile da comprendere. La gente ha bisogno di essere introdotta e guidata ad un’intelligenza ecclesiale della Bibbia. Concretamente, qual è stato il contributo dei santi carmelitani alle Sacre Scritture? P. Fornara: I santi del Carmelo riformato (soprattutto i tre dottori della Chiesa) vivono nel periodo che va dal Concilio di Trento al Vaticano II, definito «esilio della Parola» dalla vita del popolo di Dio. Eppure tutti provano una sete grandissima di abbeverarsi alle sorgenti della Parola. Vivono, in modi diversi, un cammino di lectio, fedeli alla Regola del Carmelo. Teresa d’Avila si nutre di una sola parola delle Scritture più che di mille letture spirituali, e capisce che questo la preserva da «devozioni alla balorda». Giovanni della Croce dà importanza sia allo studio esegetico, sia all’accoglienza del linguaggio simbolico della Scrittura. Teresa di Gesù Bambino è maestra di un’ermeneutica spirituale della Bibbia, alla ricerca del volto di Cristo. Elisabetta della Trinità è forse la più contemplativa, non ascoltando la Parola per “fare” quello che le viene chiesto, ma per gustare, contemplare e adorare la Bellezza divina. Tutti vivono il contatto con la Parola in una dimensione orante e con una tonalità affettiva. Si respira in tutti una certa “passività” verso una Parola da non usare o comprendere, ma da ascoltare, accogliere, servire e lasciar operare. Io spero che dal Sinodo emerga una nuova coscienza “passiva”, una consegna, un abbandono totale alla Parola di Dio, una fede grande nella potenza della Parola che opera ciò che significa. “Stupore”, insieme alla docilità dell’ascolto obbediente, è forse l’atteggiamento di cui abbiamo maggiore necessità.
ROMA, martedì, 19 agosto 2008 (da ZENIT.org)
Nell'immagine: Lo Spirito di Dio era sulla superficie delle acque (Gen, 1-2) La Bibbia in 40 Tavole, MLA.
martedì 7 ottobre 2008
lunedì 6 ottobre 2008
Laicità positiva III

Sabato, 4 ottobre 2008
* * *
Santità,
ci onora, ci emoziona, e sollecita la nostra riflessione, la visita che Ella ci rende in questo Palazzo, che ha conosciuto le ferite della storia ma che vede oggi, e già da lungo tempo, la Repubblica italiana e la Chiesa cattolica incontrarsi in un rapporto di reciproco rispetto e di feconda collaborazione. In questo spirito, ci prepariamo a celebrare il centocinquantesimo anniversario della nascita del nostro Stato unitario. E in questo spirito, rivolgiamo quotidiana attenzione agli impulsi che vengono, Santità, dal Suo alto magistero per la ricerca di risposte comuni ai problemi del nostro tempo.
Vostra Santità parla agli italiani, accolto da grandi manifestazioni di fede e di affetto anche nelle più recenti visite in varie regioni del nostro paese, e parla a uomini e donne di buona volontà in ogni parte del mondo, con discorsi di profonda ispirazione e di alta dottrina e cultura. Di qui molteplici motivi di riflessione anche per chi ha la responsabilità di rappresentare la nazione italiana, così permeata storicamente del retaggio ideale e della presenza viva del Cristianesimo. Nel muoverci sempre in piena aderenza ai valori della Costituzione, guardiamo in naturale sintonia con la visione di Vostra Santità a vicende critiche e motivi di allarme che accompagnano il cammino dell'umanità in un mondo pur così ricco di risorse e di potenzialità di progresso. E condividiamo il Suo costante, vigile richiamo a principi di giustizia nella distribuzione della ricchezza e delle opportunità di sviluppo, di fronte al premere delle disuguaglianze e della povertà, al persistere e al riprodursi, in tormentate regioni, di condizioni di guerra e di estrema sofferenza e umiliazione.
La condizione prima per affrontare e debellare questi mali resta il consolidamento della pace e della cooperazione tra gli Stati e tra i popoli, contro ogni rischio di ritorno a contrapposizioni del passato sotto ogni aspetto fatali. A questo impegno un contributo prezioso è chiamata a dare l'Europa unita, secondo un disegno caro a Lei non meno che a noi e lungo un cammino che non deve fermarsi. In pari tempo, il valore supremo che ci deve guidare - come ci dicono, con Vostra Santità, l'insegnamento e l'impegno della Chiesa - è il rispetto della dignità umana, in tutte le sue forme e in tutti i luoghi. Esso implica più che mai anche la coscienza e la pratica della solidarietà, cui non possono restare estranee - anche dinanzi alle questioni più complesse, come quella delle migrazioni verso l'Europa - le responsabilità e le scelte dei governi.
Il rispetto della dignità umana si è tradotto nella grande conquista - sono ben vive in noi, Santità, queste Sue parole, di recente pronunciate a Castelgandolfo - del "superamento del razzismo" : di qui l'allarme per il registrarsi "in diversi paesi di nuove manifestazioni preoccupanti", mentre nulla può giustificare "il disprezzo e la discriminazione razziale".
E' dunque rispetto a rischi e fenomeni di oscuramento di valori fondamentali, quello della dignità umana insieme ad altri, che noi sentiamo di trovarci di fronte - come Ella ha detto - a "un'emergenza educativa" anche nel nostro paese. Superare quell'emergenza è nostra comune responsabilità, su diversi terreni, se siamo convinti che si debba suscitare nel mondo d'oggi una grande ripresa di tensione ideale e morale. Non vediamo forse perfino negli avvenimenti che stanno scuotendo le fondamenta dello sviluppo mondiale i guasti di una corrosiva caduta dell'etica nell'economia e nella politica?
Santità, in un tale cimento l'Italia può contare sulla forza del Suo monito e su generosi contributi come quello - sempre di più - dei Movimenti laicali ispirati dal Suo messaggio. Un'operosa convergenza di sforzi per il bene comune, così concepito, non offusca in alcun modo "la distinzione", da Lei richiamata anche a Parigi, "tra il politico e il religioso". Essa conforta la convinzione - da tempo affermatasi in Italia - che il senso della laicità dello Stato, quale si coglie anche nel dettato della nostra Costituzione, abbraccia il riconoscimento della dimensione sociale e pubblica del fatto religioso, implica non solo rispetto della ricerca che muove l'universo dei credenti e ciascuno di essi, ma dialogo. Un dialogo fondato sull'esercizio non dogmatico della ragione, sulla sua naturale attitudine a interrogarsi e ad aprirsi.
Grazie, Santità, della Sua presenza con noi in questo giorno consacrato al Santo che se molto ha dato alla Chiesa molto ha dato egualmente all'Italia.
martedì 30 settembre 2008

(Nell'immagine S. Girolamo)
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Attenta com’è all’ascolto delle voci profonde, la letteratura non può non ascoltare quella di san Paolo. Dai primi secoli del cristianesimo ai nostri giorni, poeti, romanzieri e letterati gli si sono accostati, lo hanno ascoltato, interpellato, esaltato, contestato. L’articolo analizza l’incontro di 17 autori moderni con san Paolo. La carrellata, agile e sintetica, ma sintomatica, vuole presentare i vari atteggiamenti della letteratura nei riguardi dell’Apostolo, percorrendo saggistica, narrativa, opere drammatiche e biografie, oltre che il film mancato di Pasolini.
San Paolo nella saggistica
In Ecce homo Nietzsche (1844-1900) si è autodefinito: «Io non sono un uomo, sono dinamite» (1). Dinamite perché, novello messia, avrebbe scosso dalle fondamenta il vecchio mondo per costruirne uno nuovo. A frantumarsi per primo sarebbe stato il cristianesimo, fondato non da Gesù ma da Paolo di Tarso. Contro di lui egli si scaglia con violenza e disgusto, soprattutto nel capitolo 42 dell’Anticristo. «In Paolo — scrive — s’incarna il tipo opposto al “buon nunzio”, il genio in fatto di odio, di inesorabile logica dell’odio! Che cosa non ha sacrificato all’odio questo disangelista?» (2). Innanzitutto ha sacrificato Gesù: «Lo ha inchiodato alla sua croce». Paolo ha cancellato quanto non serviva al suo odio. Non gli serviva «il significato e il diritto dell’intero Vangelo», ma la sua contraffazione; «Non la realtà, non la verità storica [...]. E ancora una volta l’istinto sacerdotale degli Ebrei commise un identico, grande crimine contro la storia [...], si inventò una storia del primo cristianesimo». Non soltanto: falsificò la storia d’Israele, asservendo tutto ai suoi scopi.
La menzogna più deleteria di Paolo riguarderebbe la risurrezione di Gesù. A lui non serviva un redentore morto in croce, serviva un redentore risorto. «Paolo voleva il fine, quindi volle anche i mezzi [...]. Ciò che egli stesso non credeva, credettero gli idioti, tra i quali aveva diffuso la sua dottrina. — La potenza era il suo bisogno: con Paolo ancora una volta il prete mirò alla potenza — egli poteva utilizzare soltanto idee, teorie, simboli, con cui si tiranneggiano masse, si formano greggi». A tale scopo serviva soprattutto la credenza nell’immortalità, vale a dire la dottrina del “giudizio”». È doveroso pertanto definire Paolo uno spaventoso impostore, negatore della vita, nemico dell’umanità. Se il cristianesimo «è stato la più grande sciagura dell’umanità» lo si deve a Paolo di Tarso.
Sulla scia di Nietzsche si è avventurato anche Kahlil Gibran (1883-1931) in Gesù figlio dell’uomo (3). La presentazione di san Paolo ha un sapore selvatico: «A volte sembra quasi un animale nella foresta, braccato, ferito, in cerca di un antro dove celare al mondo la sua sofferenza» (p. 57). «Uomo strano», dai lineamenti disarmonici; quando parla non riferisce le parole di Gesù, ma predica il Messia annunciato dai profeti dell’antichità. È un giudeo colto, gode di «poteri nascosti», è capace di ammaliare l’uditorio. Si potrebbe definire un anticristo perché la sua dottrina è antitetica a quella di Gesù. Un personaggio che ha ascoltato entrambi così afferma: «Noi che conoscemmo Gesù e udimmo i suoi discorsi possiamo affermare che ci insegnava a rompere le catene della schiavitù per liberarci dal nostro ieri. Ma Paolo sta forgiando catene per l’uomo di domani. Col suo martello intende percuotere l’incudine nel nome di uno che neppure conosce» (p. 57). L’antitesi Gesù-Paolo continua spietata e approda alla seguente conclusione: Gesù vuole armonizzare l’umanità con quanto la natura ha di bello e di vivo, è portatore di gioia terrestre, liberatore da leggi e tradizioni, pura espressione del divino che è in noi; Paolo è nemico della vita e della gioia, schiavo di leggi e prescrizioni, annunziatore di un Gesù-Messia da lui pensato per compensare le proprie frustrazioni. Come il Gesù di Gibran è espressione poetica del suo romanticismo, così il suo Saulo di Tarso rivela l’insofferenza per quanto sa di Chiesa, cioè di dogmatico e di proibito.
Meno chiassosa ma più sottile e insidiosa delle precedenti è l’accusa che André Gide (1869-1951) ha formulato nei riguardi di san Paolo. Il perché va ricercato in uno degli aspetti portanti della sua opera. Scrive nei Nuovi nutrimenti: «Ho ammirato, non ho finito di ammirare, nel Vangelo, un sovrumano sforzo verso la gioia. La prima parola che ci è riferita del Cristo è “Beati...”. Il suo primo miracolo, la metamorfosi dell’acqua in vino [...]. C’è voluta la stolta interpretazione degli uomini, per fondare sul Vangelo un culto, una santificazione della tristezza e della pena» (4). Autore di questa stoltezza interpretativa è soprattutto san Paolo; la teologia della croce, recepita dalla Chiesa e presentata come verità rivelata, è sua invenzione. Spiegare questo tradimento del Vangelo («Anche il Vangelo secondo Marco, il più antico, avrebbe già subito l’influsso di Paolo») «è di suprema importanza». In merito, il testo gidiano più esplicito si trova nel Diario. Lo sintetizziamo.
Agli occhi del mondo la vita di Gesù è stata un fallimento. In realtà, Cristo, recandosi a Gerusalemme con gli Apostoli, pensava di andare verso il trionfo, non verso la morte in croce. Bisognava pertanto fornire una giustificazione della croce e dimostrare che la fine ignominiosa era stata prevista, dunque necessaria al compimento delle Scritture e alla salvezza degli uomini. Per questo motivo l’espressione «morto a causa dei peccatori» fu sostituita con l’altra: «morto per i peccatori». La sfumatura risultò «una felice confusione in favore della predicazione di san Paolo. Il Cristo non fu più veduto che sulla croce, e questa divenne il simbolo indispensabile. Era necessario gloriarsi soprattutto del segno dell’ignominia: solo così poteva apparire, ad onta di tutto, trionfatrice l’opera di colui che si era detto figlio di Dio. Ciò era indispensabile all’inizio per legittimare e propagare la dottrina» (5).
Gide ristabilisce la verità. La croce è una contraffazione del Vangelo; Cristo ha predicato la santità dei «nutrimenti terrestri» e degli istinti naturali; la «vita eterna», da lui proposta, non ha nulla di futuro, è l’immersione nell’«ebbrezza mistica» dei sensi che dà l’esperienza dell’éternité vécue dès maintenant. I divieti, le condanne e le minacce si cercano invano nel Vangelo: Tout cela n’est que de Saint Paul. Divenuta «padrona degli spiriti e dei cuori», la dottrina paolina ha reso impossibile il recupero della gioia evangelica: «La croce aveva trionfato del Cristo stesso, il Cristo crocifisso, questo si continuava a vedere, a insegnare. Ed è così che questa religione pervenne a oscurare il mondo (enténébrer le monde)» (6). La battuta è di sapore nietzschiano, ma Gide non vuole offendere Cristo: l’«oscuramento del mondo» si deve alla «follia della croce», escogitata dagli animi malati degli Apostoli e soprattutto da san Paolo.
«Riusciamo a scorgere il volto di Paolo, ma il suo cuore ci resta celato» (7). Così inizia la presentazione di Paolo lo scrittore russo Dimitri Merejkowski (1865-1941) nel volume Tre santi in cui, analizzando l’esperienza religiosa di Paolo, Agostino e Francesco d’Assisi, presenta la sua concezione cristiana. Di Paolo è un estimatore convinto. Lo ha frequentato leggendo le sue Lettere e gli Atti degli Apostoli, ha interrogato i suoi esegeti e i suoi storici, ne ha avvertito la presenza nel proprio spirito. Conseguenza? Un sentimento di stupore e di smarrimento perché nell’Apostolo egli ha avvertito la presenza di una realtà sconcertante: la santità. Con Paolo «s’inizia una via lungo la quale, simili a segni misteriosi o a segnali di fuoco, sorgono mille altri santi» (p. 12). Il mistero della santità ci resta sconosciuto.
Osservando il volto dell’Apostolo, Merejkowski riesce a cogliere il segreto del suo cuore: l’amore. «Nessuno, dopo Cristo, ha mai amato più di Paolo gli uomini di maggiore amore. Ecco dove si deve ricercare e dove si trova il segreto della vittoria di Paolo, che ha vinto il mondo» (p. 41). Tale amore è, in lui, fusione della sua volontà con quella del Salvatore; in essa «sta il mistero della Predestinazione, la gioia di tutte le gioie» (p. 31). Alla forza dell’amore si accompagna, in Paolo, la passione per la libertà. È «il più libero degli uomini» perché «sempre prigioniero dello Spirito» (p. 70). Questi due elementi hanno fatto di lui — come del resto anche di Gesù — un ribelle e un perturbatore: «Il primo ribelle è Gesù, il secondo Paolo» (p. 72), «il primo tra tutti i perturbatori è Gesù, il secondo è Paolo» (p. 85).
Uno degli aspetti più significativi di san Paolo è, a parere di Merejkowski, il suo contrasto con Pietro: contrasto da lui enfatizzato fino alla contraffazione, allo scopo di far credere che «la Chiesa non proviene da Cristo» (p. 220). Pietro e la Chiesa sarebbero la legge, la schiavitù, la religiosità statica; Paolo il propulsore di una religiosità dinamica, ispirata allo spirito di libertà. «L’eterna opposizione, l’antinomia tra la legge e la libertà, lacera il cuore di Paolo e lacera il cuore di tutta la Chiesa» (p. 63). Il cristianesimo di Paolo è più genuino di quello della Chiesa perché «appreso da Cristo stesso, suo unico Maestro» (p. 45).
Questo atteggiamento anticattolico dello Scrittore russo gli deriva non soltanto dalla sua dipendenza da studiosi razionalisti e positivisti, ma soprattutto dal fatto che egli «trasfonde nella maggioranza dei suoi scritti la sua strana filosofia della religione, affettatamente profonda, ma in realtà superficiale e isterica» (8). A ciò si deve se il volto del suo san Paolo ha taluni tratti gradevoli e convincenti, altri ambigui e inaccettabili.
Di san Paolo Giovanni Papini (1881-1956) è un cultore entusiasta. Lo cita con frequenza, ne ammira la dedizione, l’energia, la passione. Nel volume Santi e poeti (9) ricerca «quel che di romano vi fu nel suo pensiero e nella sua opera»; nello stesso tempo delinea i tratti specifici della sua personalità. Partendo dall’assioma che «ogni genio ha più d’una patria», all’Apostolo assegna la Giudea come patria etnica, la Cilicia come patria carnale, Roma come patria per diritto e per desiderio.
Alla domanda: quali sono gli elementi che permettono di considerare «romani» il pensiero e l’opera di san Paolo, Papini così risponde: «L’aspirazione all’unità del genere umano, sotto una sola legge e un solo dominatore, la tendenza alla conquista dei popoli, il riconoscimento dell’autorità terrestre ai fini della giustizia e del bene, la diffidenza verso le speculazioni filosofiche che non esclude l’uso della ragione come ausiliaria per la ricerca della verità sono i punti nei quali la prassi di Roma e l’anima di Paolo si accordano» (p. 50). Naturalmente — nota lo scrittore — l’opera di Paolo fu la trasposizione a un ordine indicibilmente più elevato — spirituale e mistico invece che temporale e civico — degli elementi «romani» sopra accennati. Ma ciò non impedisce di scorgere quelle analogie e concordanze che permettono di considerare Paolo «non soltanto cittadino ma santo romano».
Igino Giordani (1894-1980), saggista e narratore, oltre a un’agile biografia di san Paolo (Paolo, apostolo martire, 1929), ha scritto su di lui un profilo preciso ed entusiasta in cui sintetizza gli aspetti che maggiormente lo caratterizzano. «C’è in lui — scrive — il genio del conquistatore, per cui ricorda Alessandro ai greci e Cesare ai romani; c’era nella sua speculazione una profondità che ricordava Platone; e c’era nel suo tratto una tenerezza e una fantasia innamorata, che l’avvicinavano a Virgilio. Ma le loro qualità le fondeva in una sintesi, la quale traeva luce e faceva da candelabro a sette braccia a una fede soprannaturale unica» (10).
In un primo tempo, influenzato da Gide e da certa letteratura nordica, Mario Luzi (1914-2005) confessa di aver visto san Paolo «con occhi distorti», considerandolo «una sorte di custode, autoritario e severo, dell’ortodossia». In seguito ha capito che questo aspetto talvolta c’è, ma in un contesto particolare. San Paolo è tutt’altro: «È una figura mirabile per l’empito e il titanismo, in un certo modo, che egli sprigiona. Veramente quando leggi le sue Lettere ti accorgi della sua estrema consapevolezza e della sua centralità: su di lui grava la decisione di un grande evento, che può finire nel nulla oppure divampare a segnacolo mondiale» (11). Luzi lo ama e lo ammira perché vede in lui «un uomo di grande umanità e di fraternità», consapevole di inaugurare una nuova èra, sovvertendo un modo di vivere e di pensare.
L’elemento che maggiormente colpisce Luzi è il «fuoco di profezia» che fa vibrare l’anima dell’Apostolo. «Mentre parla per istruire gli adepti delle comunità si illumina egli stesso di nuovo sapere, è abbagliato e scosso dalla forza di ciò che sul momento gli si presenta come nuovo argomento di rivelazione. Non cessa dunque di essere in atto profeta neppure quando amministra o governa: e si deve a questa esuberanza di profezia se egli può assumere vertiginosamente sopra di sé l’autorità esclusiva di dettare e di interpretare il vero Vangelo» (p. 156 s). Tale «fuoco di profezia» si sprigiona «da alcune rocciose certezze» che lo alimentano e conferiscono alla sua parola energia e novità. «È il primo a far sentire la fede come sublime non-senso», follia e scandalo. «Paolo esaspera ed enfatizza questa differenza per aumentare lo scandalo della rottura, per mettere in chiaro una volta per sempre la natura sconvolgente della fede» (p. 16). Centro della fede è Gesù Cristo, il Vivente, il Risorto. «Il nucleo della sua [di Paolo] forza sta nell’assunzione totale ed esclusiva del Cristo Gesù come termine di ogni verità e di ogni giudizio» (p. 161). Paolo emerge dal «caos dell’errore e dell’inquieta aspettativa degli uomini per dare un senso alla speranza» (p. 163).
Pietro Citati (1930) in un capitolo del volume La luce della notte (12) immagina che un oscuro letterato platonico, vissuto tra la fine del primo e l’inizio del secondo secolo d. C., legga la prima Lettera ai Corinzi e la Lettera ai Romani e ne resti sconvolto. «Aveva un’altissima immagine di Dio: come di un Essere purissimo e invisibile, senza forma e colore, completamente diverso dall’uomo, e sempre uguale a se stesso». Le Lettere di Paolo capovolgono questa sua immagine, soprattutto le affermazioni: che Dio si era fatto uomo e amava l’uomo di carne; che Dio si manifesta nella storia degli uomini come scandalo, follia e stoltezza; che il male non sta nella creazione, fuori di noi, ma nel nostro animo. Paolo inoltre derideva ogni sapienza umana e respingeva quanto era stato affermato su Dio, sull’uomo, sul tempo, sul futuro, sull’amore.
Che cosa conclude Citati? «Malgrado tanto tempo trascorso, e tante migrazioni e fusioni, malgrado la furia di Paolo si sia ammorbidita e il suo stile abbia trovato una forma, il cristianesimo è ancora lo scandalo: la follia della croce, la ferita di Dio, la lacerazione dell’universo. Il contrasto non è conciliato: né forse può esserlo mai. A noi spetta soltanto di conservarlo puro nella nostra mente: di percorrere entrambe le strade sino all’estremo, senza attendere una soluzione» (p. 107). In verità, «dentro di noi c’è un platonico che commenta Paolo; e un cristiano paolino che commenta Platone» (ivi).
San Paolo nella narrativa
A san Paolo la scrittrice anglo-americana Taylor Caldwell (1900-85) ha dedicato un fluviale romanzo — Il leone di Dio (13) — dopo «uno studio approfondito durato diversi anni». È da crederle perché, a lettura finita, bisogna riconoscerle larghe conoscenze dell’ambiente geografico, storico, etnico, politico, religioso. Carente è invece la preparazione biblica e la personale sensibilità religiosa nel trattare episodi e documenti.
Nell’Apostolo l’Autrice ha «voluto vedere l’uomo così come egli era, un uomo simile a noi, con gli stessi dolori, dubbi, ansie e collere, e intolleranze, e “debolezze della carne” che affliggono noi tutti» (p. 12). Aveva un geloso e tenace attaccamento alla corrente dei farisei, un’intelligenza acuta, ma intollerante e polemica, una psicologia alterata: era osservante scrupoloso della Legge, dominato da un timore di Dio fino all’ossessione e talvolta alla disperazione; soprattutto era un uomo dominato dal confuso presentimento di una grande missione da compiere senza sapere né come né dove.
Le prime due parti del romanzo si leggono con gusto e interesse, data la capacità dell’Autrice di costruire la figura del protagonista con una straordinaria forza di lineamenti, in una prosa piacevole e duttile. Nell’ultima parte — la terza — il romanzo perde mordente: ci si sofferma su descrizioni, belle ma superflue, la fantasia corre senza controllo, la figura di san Paolo sbiadisce e perde di autenticità. Il leone di Dio è un romanzo per alcuni aspetti pregevole, per altri debole e mal sicuro.
Convincente per solidità di struttura e per validità letteraria è il romanzo La spada santa di Jan Dobraczyński (14), tra i più noti, fecondi e discussi scrittori polacchi del Novecento. La storia di san Paolo è il sottotitolo del romanzo. In esso l’elemento storico è solido, il fantastico è dilatazione della storia, suo completamento e spiegazione, l’insieme risulta armonico e compatto. Il romanzo si presenta come un mosaico sul quale è ritratta la storia della primitiva comunità cristiana. Grazie a un continuo flashback, il lettore si muove sull’itinerario di Paolo, ne rivive gli incontri, le peripezie, i dilemmi, ne approfondisce il messaggio, ne intuisce il mistero che in lui si compie.
Le idee di fondo del romanzo sono quattro. Innanzitutto, la presenza di Cristo nella vita dell’Apostolo. Essa conferisce significato al suo agire, chiarezza alle sue scelte, coraggio e fiducia alle sue imprese. In secondo luogo, la consapevolezza dell’universalità della redenzione. Idea, questa, che per un ebreo come Paolo, legato a Gerusalemme e al Tempio con tutte le fibre dell’essere, costituiva un continuo martirio. La terza idea è la novità cristiana che rivoluziona pratiche secolari e proclama il loro superamento. Infine, la consapevolezza della propria nullità. Dopo aver riferito alla comunità di Gerusalemme la diffusione del Vangelo in molte regioni pagane e perfino in città ritenute dissolute (Corinto), arroganti (Atene), «impestate da mostruose superstizioni» (Efeso), dichiara: «Non io le ho conquistate, fratelli, perché io sono una nullità, e quando arriva il momento di predicare, sto davanti alla gente, debole e spaventato, e non trovo le parole, e nella testa ho una grande confusione. Ma il Signore si compiace di mostrare la Sua potenza attraverso la mia miseria. Chi sono io? Mi conoscete. Ero un criminale, figlio dell’ira, che agiva male anche se non lo sapeva. Non conquisterei nessuno, se non fosse per il Signore. Il Signore è tutto» (p. 61).
Nel presentare san Paolo, Dobraczyński ne fa vedere anche l’attualità e l’urgenza: la pace e la giustizia non vanno ricercate con la spada ma con la comprensione e la fratellanza. Cioè con l’amore. E l’amore per il Risorto abbraccia e trasfigura ogni realtà: «Ma alla fine capii — afferma Paolo —. Capii che amare Gesù significa amare tutto e che in questo amore nulla perisce. Perché quando tutto sprofonderà in esso, in esso tutto si potrà ritrovare» (p. 272).
Miklós Mészöly (1921-2001), noto scrittore ungherese, nel romanzo Saulo (15) descrive l’antitesi tra il mondo intransigente della Legge, simboleggiato da Abiatar, amico di Saulo, e quello del nuovo Verbo, fondato sull’amore e sul perdono, simboleggiato da Stefano. Saulo è impegnato a fondo nella difesa della Legge e nel punire quanti la misconoscono. Un dialogo notturno con Stefano, prima che questi venga arrestato, gli rivela la superiorità di una legge fondata sull’amore e sulla libertà. Partecipa alla lapidazione di Stefano, ma si sente braccato da una misteriosa presenza che lo sospinge verso coloro che perseguita. Andando verso Damasco, calzando i sandali che Stefano gli ha lasciato in eredità, resta accecato. Dove lo condurrà la misteriosa presenza?
San Paolo in tre opere drammatiche
Guido Manacorda (1879-1965), letterato di vasta cultura, è autore di Paolo di Tarso (16), dramma sacro in tre atti e un intermezzo, costruito con intelligenza storica, denso di contenuto, un po’ debole nella struttura drammatica.
Il primo atto si svolge a Gerusalemme, nella spianata del Tempio, a pochi giorni dalla crocifissione di Gesù. In un incalzare di voci si distinguono quelle degli Apostoli, frastornati dagli eventi. Sulla scena interviene Saulo, osserva con disgusto la gente che acclama Barabba, dichiara il suo odio per i mercanti e i sacerdoti che tradiscono la Legge. Poi, rivolto a Giovanni, incalza: «Ma più di tutti odio voi, Nazareni, perché con le vostre parole di perdono e di pace snervate le ultime forze d’Israele, e volendo tutti fratelli, ci date in balia del nemico» (p. 29).
L’intermezzo ha come sfondo la strada per Damasco. Quando Saulo incontra la Samaritana, che crede in Gesù, e un pastore che a Betlemme ha visto il Bambino e ascoltato la voce degli angeli che lo hanno proclamato «Cristo, il Salvatore del mondo», furente, punta la spada contro di loro, ma una luce violenta lo abbatte. Lo sguardo velato, le braccia aperte, «Fratelli miei in Cristo, Signore nostro...» comincia a dire, ma vacilla, come sopraffatto, è sorretto e condotto a Damasco.
Il secondo atto si svolge nell’areopago di Atene. Paolo parla ai filosofi che lo ascoltano con interesse ma ne respingono le idee: «Manca di scuola!» e «quell’accento giudaico, che peccato!». Soltanto Dionigi e Damaride, povera peccatrice convertita, lo seguono. Nel terzo atto siamo a Roma, presso un coemeterium dove i cristiani si sono radunati per la santa Cena. Presiede Pietro, partecipano Paolo e Giovanni. Si legge il Libro, si canta, si prega, si consuma l’agape, ci si esorta alla fedeltà a Cristo, in un’atmosfera di gioia ma anche di ansia per il presentimento del martirio di Pietro e Paolo.
Nel dramma Manacorda ha inteso puntualizzare lo scontro tra l’ebraismo religioso del tempo, svuotato d’interiorità, e l’adorazione «in spirito e verità», chiesta da Gesù; tra la filosofia greca e la verità della Rivelazione. In particolare il dramma mette in risalto la rivoluzione dell’amore cristiano che non conosce barriere, illumina la vita, vince il peccato e la morte. Paolo si congeda con un invito alla gioia: «Pantote chairete... Siate sempre gioiosi».
Altre due opere drammatiche hanno san Paolo come protagonista. In Al Dio ignoto Diego Fabbri (1911-80) porta sulla scena un gruppo di attori, stanchi di finzioni e di parole vuote, e assetati di verità e di consistenza. È possibile credere nella risurrezione e sperare in un traguardo trascendente e appagante? Si ribellano all’eclissi di Dio e allo scetticismo, e si impegnano ad approfondire «il punto fondamentale» della fede cristiana, la risurrezione. Così decidono di riviverla per verificarne la veridicità. L’azione drammatica si fa viva e intensa per l’intervento dei vari testimoni e la disarmante semplicità dei testi evangelici. Dopo l’apparizione di Cristo sotto forma di luce, avanza verso il gruppo degli attori Paolo, fa un gesto di tacere, e rivolge un discorso esaltante. Sì, Cristo è realmente risorto, è apparso agli Apostoli, a molti fratelli ancora vivi, infine anche a lui. Dichiara che per testimoniare la risurrezione si affrontano persecuzioni di ogni genere, e conclude: «Non si soffre, fratelli miei, come abbiamo sofferto noi, non si è imprigionati e flagellati come è accaduto a noi, non si versa il proprio sangue per delle visioni: noi abbiamo avuto e abbiamo la certezza della risurrezione. La nostra è una moltitudine pacifica ma travolgente che ha per condottiero un Risorto» (17).
Paolo fra gli Ebrei di Franz Werfel (1890-1945) (18), più che un vero dramma, è una «leggenda drammatica», fondata su due tradizioni, al cui centro sta lo scontro tra il Rabbi Gamaliele e il suo discepolo Saulo di Tarso, convertito a Cristo. L’amato Rabbi si dichiara disposto a riconoscere in Gesù un Maestro giusto, ma non il Messia, come crede Saulo. Congedandosi da Gamaliele morente, Paolo ha la rivelazione del suo drammatico destino: «Andare, andare, perché Cristo è un cacciatore infaticabile».
Il film mancato di P. P. Pasolini
Nel «progetto per un film su san Paolo» (19) Pasolini intendeva mostrare l’attualità dell’Apostolo. Più chiaramente, intendeva trasportare l’intera vicenda di san Paolo ai nostri giorni, in modo che lo spettatore percepisse che «san Paolo è qui, oggi, tra noi e che lo è quasi fisicamente e materialmente. Che è alla nostra società che egli si rivolge; è la nostra società che egli piange e ama, minaccia e perdona, aggredisce e teneramente abbraccia». Conseguentemente l’itinerario paolino si sarebbe spostato dal bacino del Mediterraneo all’Atlantico; così al posto di Gerusalemme, Antiochia, Tarso, Atene, avremmo avuto Parigi, Roma, Londra, Monaco, New York, Barcellona, Napoli. La sostituzione delle località avrebbe comportato la sostituzione del conformismo del tempo di Paolo col conformismo contemporaneo, più precisamente con quello degli Anni Sessanta del Novecento. Vicende personali e difficoltà produttive impedirono la realizzazione del film; di esso abbiamo un abbozzo di sceneggiatura — San Paolo — che consente una conoscenza della concezione pasoliniana sull’apostolo Paolo.
L’idea portante del film fu espressa dallo stesso Pasolini in una lettera a don Emilio Cordero, che reca la data 9 giugno 1966: «Sono certo che sia lei che Don Lamera sarete, come si dice, choccati, da questo abbozzo. Infatti qui si narra la storia di due Paoli: il santo e il prete. E c’è una contraddizione, evidentemente, in questo; io sono tutto per il santo, mentre non sono certo molto tenero con il prete». Tale distinzione permette a Pasolini di identificare la Chiesa col potere, con una istituzione umana, con una necessità («L’istituzione della Chiesa è stata solamente una necessità», p. 56). Tale istituzione è opera diabolica, suggerita e raccontata da Luca, autore degli Atti degli Apostoli, «invaso dal Demonio» (p. 66); «in lui si è incarnato il mandante di Satana» (p. 49).
Paolo vive il dramma di un’anima scissa tra santità — che è libertà, interiorità, gioia — e sacerdozio, che è potere, schiavitù, moralismo. Pasolini insiste nella presentazione di un Paolo spiritualmente dilacerato perché privo di unità interiore. Nel salone di rappresentanza dell’ambasciata italiana «appare in veste di organizzatore, di ex-fariseo, duro, invasato, diplomatico, insomma non santo, ma prete» (p. 130). E il prete, in lui, è autoritario, «il suo volto spira forza, sicurezza, salute e, in qualche modo, una forma di violenza» (p. 140). Il «prete» arriva anche a pronunciare queste parole: «Il nostro è un movimento organizzato... Partito, Chiesa... chiamalo come vuoi [...]. Dobbiamo difendere questo futuro bene di tutti, accettando, sì, anche di essere diplomatici, abili, ufficiali. Accettando di tacere su cose che si dovrebbero dire, di non fare cose che si dovrebbero fare, di fare cose che non si dovrebbero fare» (p. 114).
L’anima del «santo» è soprattutto libertà. Dopo il battesimo, un misterioso sorriso illumina la sua «faccia distorta di fanatico, e dice a bassa voce, ma come si dicono le prime parole di un inno, guardandosi umilmente intorno: “Per la libertà Cristo ci ha liberati”» (p. 33). Libertà da quanto è istituzione, legalismo, convenienza, non importa se ciò comporta scandalo ed emarginazione. Infatti sarà emarginato e respinto sia dai fautori dell’organizzazione sia dagli intellettuali; trascorrerà i suoi giorni in balia di malanni, di rimorsi e di ossessioni che lo ridurranno a uno straccio. L’ultima inquadratura lo presenta «con la faccia del malato, del reietto, ben diverso dal grande organizzatore e teologo, potente e sicuro di sé, in una povera stanza di albergo, ispirato e doloroso», intento a scrivere la lettera di commiato a Timoteo: «Quanto a me, io sono già versato in libagione ed è giunto il momento che io debba sciogliere le vele. Ho combattuto il buon combattimento, ho terminato la corsa, ho mantenuto la fede» (p. 164).
In San Paolo Pasolini riferisce — trasfigurandoli poeticamente — vari episodi della vita dell’Apostolo e riporta correttamente molti suoi testi; tutto però avviene in un contesto «pasoliniano», abitato da complessi psicologici, da rimorsi mai sopiti, da arbitrarie riduzioni teologiche. Nell’Apostolo egli ha trasferito le proprie ossessioni e prospettive.
Due biografie
Emile Baumann (1868-1941), narratore dagli sfondi psicologici, talvolta aspri e audaci, è l’autore di una biografia di san Paolo, notevole per validità letteraria, storica e strutturale. Dopo aver percorso gli itinerari dell’Apostolo, ne ha raccontato la «sublime e terribile avventura» con il preciso scopo di «raggiungere l’anima». Grazie alla sua capacità di scavo psicologico, di resa letteraria, di fedeltà ai testi storici, raggiunge lo scopo e offre al lettore un’immagine viva di Paolo che definisce «una delle anime più ardenti di passione, che abbiano sconvolto la terra» (20).
Suggestiva e ben definita è la biografia dell’Apostolo scritta da Henri Daniel-Rops (1901-65), noto storico della Chiesa e robusto autore di romanzi. Nella sua ottica san Paolo «è un ebreo, figlio di una cittadina ellenistica e di un cittadino romano. Ciò vuol dire che egli partecipa di tre forme di civiltà, che egli è attraversato da tre correnti differenti» (21). Il tutto in lui si fonde, si nobilita e si trasfigura nella redenzione operata da Cristo. Sotto l’aspetto psicologico, Paolo «è un essere pieno di contrasti, esigente e tenero, violento e sensibile e, nello stesso tempo, energico e meditativo» (p. 89). In particolare «la potenza della sua personalità è una potenza d’amore; non è l’umanità intera, considerata astrattamente che egli ama e vuol condurre alla salvezza; è ogni uomo in quanto persona, poiché l’amore non conosce che persone» (p. 90 s).
In Paolo — nota Daniel-Rops — si trovano quelle note, intellettuali e spirituali, che fanno di lui «un essere senza pari», diciamo pure «un genio»: «la lunga pazienza, la solidità, l’accanimento nello sforzo [...], la conoscenza lucida dello scopo da raggiungere, l’energia paziente nel tendervi [...], lo spirito di entusiasmo, la fede» (p. 92 s). È anche un «grande scrittore [...] perché possiede il dono delle formule che colpiscono», di dare alle parole un senso nuovo «con ravvicinamenti abbaglianti». Possiede inoltre la potenza di evocazione, l’arte di condensare in brevi battute concetti profondi, la varietà di toni e di formule, il balzo poetico che gli consente voli sublimi «come un grande uccello al di sopra di abissi vertiginosi». Con felice intuizione, così lo Scrittore conclude l’argomento: «Se san Paolo è un grandissimo scrittore, è perché prima è un uomo, e poi uno scrittore» (p. 175).
Chi è san Paolo? «Vien detto di lui “che egli fu il primo dopo l’unico”; il suo posto fu tale che non possiamo comprendere Gesù e la sua Parola senza riferirci al santo genio di Tarso, al suo messaggio, alla sua azione» (p. 235).
«Assume sul suo cuore la passione del Dio eterno»
Paolo, come Gesù, segno di contraddizione: accolto e respinto, amato e odiato. Non ci si accosta a lui impunemente: la sua parola colpisce, rivela, interpella, esalta, inquieta. La sua visione dell’uomo e della storia riceve luce dall’Alto. Paul Claudel ne descrive alcuni tratti in solenni ritmi poetici: «Vedendo Dio, [Paolo] vede con Dio questo mondo ingrato e crudele, e assume sul suo cuore umano la passione del Dio eterno. / E poiché Dio non ha voce, egli è la voce che parla per lui. / [...] Egli va dove il vento lo porta, senza fine né sosta, da un capo all’altro del mondo, come un fuoco che il vento strappa e trascina oltre il mare! [...] E vedendo quei figli ciechi e quei popoli che muoiono senza battesimo, / piange, si torce le mani e chiede di essere anatema per essi» (22).
1 F. NIETZSCHE, «Ecce homo», in Opere 1882-1895, Roma, Newton, 1993, 894.
2 ID., L’Anticristo, ivi, 797.
3 Cfr K. GIBRAN, Gesù figlio dell’uomo, Milano, SE, 1987.
4 A. GIDE, «I nuovi nutrimenti», in ID., I nutrimenti terrestri, Milano, Mondadori, 1948, 169.
5 ID., Diario, vol. III, Milano, Bompiani, 1954, 44.
6 Ivi.
7 D. MEREJKOWSKI, Tre santi: Paolo, Agostino, Francesco d’Assisi, Milano, Mondadori, 1936.
8 N. VON ARSENJEV, Die russische Literatur der Neuzeit und Gegenwart, Mainz, 1929, 360. Il testo è riportato da B. SCHULTZE, Pensatori russi di fronte a Cristo, voll. II e III, Firenze, Mazza, 1949, 57.
9 G. PAPINI, Santi e poeti, Firenze, Lef, 1948.
10 I. GIORDANI, «San Paolo», in G. BARRA (ed.), Santi per oggi, Torino, Borla, 1955, 127.
11 M. LUZI, La porta del cielo, a cura di S. VERDINO, Casale Monferrato (Al), Piemme, 1997, 73.
12 Cfr P. CITATI, La luce della notte, Milano, Mondadori, 1996.
13 Cfr T. CALDWELL, Il leone di Dio, ivi, 1972.
14 Cfr J. DOBRACZYNSKI, La spada santa. La storia di san Paolo, Torino, Gribaudi, 2002.
15 Cfr M. MÉSZÖLY, Saulo, Roma, E/O, 2001.
16 Cfr G. MANACORDA, Paolo di Tarso, Firenze, Vallecchi, 1927.
17 D. FABBRI, Tutto il teatro, vol. II, Milano, Rusconi, 1984, 2.341.
18 Il dramma — Paulus unter den Juden (1926) — non è stato tradotto in italiano.
19 Cfr P. P. PASOLINI, San Paolo, Torino, Einaudi, 1977. Per una puntuale esegesi del testo pasoliniano cfr I. QUIRINO, Pasolini sulla strada di Paolo, Lungro (Cs), Marco, 1999.
20 E. BAUMANN, San Paolo, Brescia, Gatti, 1952, 340.
21 H. DANIEL-ROPS, San Paolo, Alba (Cn), Ed. Paoline, 1952, 104. Il titolo originale è Saint Paul, conquérant du Christ.
22 P. CLAUDEL, Corona benignitatis anni Dei, Parigi, Gallimard, 1920, 169.
[© La Civiltà Cattolica 2008 III 475-488 quaderno 3798]


