domenica 1 febbraio 2009

Patriarca






Metropolitan Kirill, born as Vladimir Mikhailovich Gundyaye on November 20, 1946, Leningrad, Soviet Union, is a Russian Orthodox Church (ROC) bishop, the Metropolitan of Smolensk and Kaliningrad since 1991, the Chairman of the External Church Relations Department of the Moscow Patriarchate since November 1989, and a permanent member of the Holy Synod.

In 1970 Kirill completed a degree from the Leningrad Theological Academy, where he was retained as a professor of dogmatic theology and aid to the Academy's Inspector.

After August 30, 1970, he was a personal secretary to Nikodim (Rotov), Metroplitan of Leningrad.

On September 12, 1971, he became archimandrite and was posted as a representative of the ROC to the World Council of Churches (WCC) in Geneva.

On December 26, 1974, he was appointed Rector of the Leningrad Academy and Seminary.

Since December 1975, he was a member of the WCC Central Committee and Executive Committee.
In 1976, Kirill was consecrated Bishop of Vyborg. In 1977, he became Archbishop. Since 1978, he has been the manager of the "Patriarch's parishes in Finland" (the name of the structures of the Russian Orthodox Church in Finland). In 1984, he became Archbishop of Smolensk andVyazma. The title was changed to Archbishop of Smolensk and Kaliningrad in 1989. In 1991, he became Metropolitan.

In 1974-1984 he was the Rector of the Leningrad Spiritual Academy and Seminary.

In 1971 he was appointed representative of the Moscow Patriarchate at the World Council of Churches and has been actively involved in theecumenical activity of the Russian Orthodox Church since then. In 1978, Kirill was appointed Deputy Chairman, and in November 1989, Chairman of the External Church Relations Department of the Moscow Patriarchate and permanent member of the Holy Synod. He is known as active and efficient diplomat. The main success of foreign relations of the Russian Orthodox Church during Kirill's service ar the External Relations Department has been the reunification of the ROC with the "Russian Orthodox Church Outside Russia".

On 6th December, 2008, the day after the death of Patriarch Alexy II (1990-2008), the Holy Synod elected him Locum tenens of the Patriarchal throne.

On 9th December, 2008, during the funeral service for Patriarch Alexy II in the Christ the Saviour Cathedral, which was broadcast live by Russia's state TV channels, he was seen and reported to have fainted at one point.

On December 29, 2008, when talking to journalists, he said he was "categorically opposed to any reforms" of a liturgical or doctrinal nature in the Church.

Since 1994 Kirill has hosted a weekly Orthodox TV program on ORT/Channel One.

The conservative wing in the ROC criticized Kirill of practising ecumenism throughout the 1990s. In 2008 breakaway Bishop Diomid of Anadyr and Chukotka criticized him for associating himself with the Catholic Church. However, in a recent statement Metropolitan Kyrill stated that there could be no doctrinal compromise with the Roman Catholic Church, and that discussions with them did not have the goal of seeking unification.
On October 20, 2008, while on a tour of Latin America, he had a meeting with First Secretary of the Communist Party of Cuba Fidel Castro; the latter commended Metroplitan Kirill as his ally in combatting "American imperialism". Kirill awarded Fidel Castro and his brother Raul Castro on behalf of Patriarch Alexi II, in recognition of their decision to build the first Russian Orthodox Church in Havana, to serve the Russian expatriates living there. (By Inside the Vatican magazine)

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(dal sito www.la-croix.com del 27-1-2009)

« Axios ! » « Il est digne ! » C’est par ces mots que les membres du concile plénier de l’Église orthodoxe russe ont accueilli, mardi 27 janvier au soir, Kirill, qu’ils ont élu comme 16e patriarche de Moscou et de toutes les Russies et guide spirituel de la moitié des orthodoxes dans le monde.

Et nul doute que le métropolite Kirill de Smolensk – on dira désormais le patriarche Kirill Ier – était le mieux préparé à assumer l’immense tâche de faire entrer l’Église orthodoxe russe dans le XXe siècle. Une Église meurtrie par le XXe siècle, dont l’histoire personnelle du nouveau patriarche porte les traces profondes.

Vladimir Gundyaev, tel est son nom civil, naît en 1946 à Leningrad dans une famille de prêtres. Un choix difficile en pleine époque soviétique : son grand-père sera déporté aux îles Solovki, son père connaîtra le terrible goulag de la Kolyma.

Élevé dans une ambiance fervente et religieuse, sentant tôt la vocation, il se nourrit à la bibliothèque familiale emplie des grands noms de la pensée russe du début du XXe comme Boulgakov ou Berdiaev.

Esprit fort
À l’école, cet esprit fort refuse, malgré les pressions d’adhérer au Komsomol. « Je fus parfois obligé de me défendre aux réunions du conseil pédagogique qui cherchait à me faire renoncer à mes convictions religieuses, raconte-t-il dans L’Évangile et la liberté (1). Cela me stimulait beaucoup. De plus cela développait ma volonté, m’habituait à aller à contre-courant, à ne pas accepter les stéréotypes proposés, à ne pas suivre la mode idéologique. Je pense que cela m’a beaucoup aidé et a laissé une empreinte sur toute ma vie. »

En 1965, il entre au séminaire de Leningrad et commence à représenter son Église dans de grandes rencontres internationales, comme l’Assemblée du Conseil œcuménique des Églises (COE), en 1968 à Uppsala (Suède).

Finalement, en 1969, il reçoit la tonsure monastique des mains du métropolite Nikodim de Leningrad, son mentor, et prend le nom de Kirill en hommage à saint Cyrille, l’évangélisateur des Slaves.

Quelques mois plus tard, il est ordonné prêtre, toujours par le même Nikodim dont il fut longtemps le secrétaire particulier (et qui mourut en 1978 dans les bras de Jean-Paul Ier).

"J’ai été accusé d’être un agent de l’influence occidentale sur la jeunesse"
Nombre des ténors du concile qui a élu mardi Kirill, comme les métropolites Filaret de Minsk, Volodymyr de Kiev ou Juvenal de Krutitsi, étaient d’ailleurs des disciples cette grande figure dont l’action sera déterminante pour que l’Église orthodoxe russe, malgré le pouvoir communiste, retrouve une certaine liberté et développe sa pensée théologique.

Diplômé en 1970 de l’Académie de théologie de Leningrad, Kirill y enseigne la théologie dogmatique avant d’être nommé, l’année suivante, représentant du patriarcat de Moscou au COE à Genève. C’est pour le jeune archimandrite une époque de voyages dans lesquels il accompagne régulièrement le patriarche Pimen de Moscou.

En 1974, cet esprit brillant revient à Leningrad pour prendre la tête de la prestigieuse Académie de théologie. En 10 ans, entouré d’une équipe dynamique de jeunes professeurs, il multiplie par trois le nombre d’étudiants et met en place un intense travail de traduction des théologiens occidentaux comme Rahner ou Urs von Balthasar. Mais, en 1984, il est destitué de son poste. « J’ai été accusé d’être un agent de l’influence occidentale sur la jeunesse », explique-t-il.

Celui qui avait été ordonné évêque en 1976 et qui avait la charge des paroisses de Finlande, se retrouve alors archevêque de Smolensk. « Un des diocèses les plus pauvres de l’époque », raconte-t-il. L’intellectuel découvre alors le travail pastoral dans lequel il se lance avec la même passion que dans l’étude. « Je ne connaissais pas la Russie, avoue-t-il. À Smolensk, j’ai découvert la vie sociale et ecclésiale de la province, de notre peuple. »

Fervent partisan de l'oecuménisme
En 1989, la perestroïka signe son retour en grâce, et il est nommé directeur du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou. Un immense service qui gère tout à la fois les relations œcuméniques et le dialogue interreligieux, les paroisses russes à l’étranger mais aussi les rapports avec le pouvoir et la société civile, et qui donne à son président une place de membre permanent du saint-synode.

La chute du communisme lui permet d’en faire une véritable machine au service de la réévangélisation de la société russe dans la période postcommuniste. Dès 1994, il a ainsi sa propre émission sur la première chaîne de télévision russe : Slovo Pastyrya, la parole d’un pasteur, qui fait de lui une figure bien connue des Russes, auprès desquels il développe les fondements de la doctrine sociale de l’Église russe, promulgués en 2000 et dont il a été le principal artisan.

Devenu le véritable bras droit du patriarche Alexis II, le métropolite Kirill est toutefois critiqué et jalousé. On lui reproche l’argent qu’il tire d’une part des bénéfices de l’État sur le gaz et de taxes sur les cigarettes, véritable trésor de guerre qu’il met au service de la reconstruction d’églises et du travail social de l’Église mais sur lequel beaucoup de clercs aimeraient mettre la main à leur profit.

Certains mettent en cause son autoritarisme, tandis que d’autres s’interrogent sur sa trop grande ouverture sur l’Occident. Ou encore l’œcuménisme, dont il est un fervent partisan : même s’il a toujours été intraitable quand il s’agissait de défendre les prérogatives du patriarcat de Moscou, il croît fermement à un partenariat stratégique avce l’Église catholique pour défendre les valeurs chrétiennes.

"L’Église ne doit pas s’immiscer dans la politique"
« Catholiques et orthodoxes doivent être capables de présenter la tradition chrétienne de manière ouverte et positive, de telle manière qu’ils puissent enrichir la vision occidentale libérale, notamment en Europe. », confiait-il en 2006 à La Croix.

Chargé, en décembre dernier d’assurer l’intérim du patriarche Alexis II, il a mené une véritable campagne de terrain. Avec son regard doux et pénétrant, il s’est attaché à rassurer prêtres, moines et laïcs sur ses intentions : « L’Église est conservatrice par nature », a-t-il assuré à ceux qui s’inquiétaient d’aléatoires réformes.

Et de se poser en centriste entre les slavophiles, attachés aux valeurs russes, et les occidentalistes. « Je crois qu’il existe aujourd’hui des conditions propices à ce que la société russe renonce à l’idée d’un choix radical entre ces deux modes de pensée et se mette sur la voix de l’élaboration d’une idée nationale incluant ce qu’il y a de meilleur aussi bien chez les slavophiles que les occidentalistes », aime d’ailleurs à souligner celui qui s’attache aussi à faire revivre les décisions du Concile de Moscou qui, en 1917-1918, avait rénové l’orthodoxie russe avant la grande nuit soviétique.

Surtout, en affirmant que «l’Église ne doit pas s’immiscer dans la politique, mais annoncer la vérité de Dieu», Kirill aura su calmer l’inquiétude du Kremlin devant cet esprit libre et indépendant ne cachant son souci que l’Église orthodoxe russe soit un partenaire traitant d’égal à égal avec le pouvoir.

Vita Consacrata II


Ecco un bellissimo documento sull'argomento della vita consacrata firmato da Pio XII, tenendo a mente che è stato scritto alcuni anni prima del Concilio Vaticano II, può comunque dire ancora molto e bene sulla questione. Certo alcune cose oggi non si possono più dire (per esempio la superiorità della scelta della consacrazione al Signore rispetto al matrimonio) ma altre andrebbero altrettanto certamente "rispolverate" e rimesse in circolazione. Altrimenti la gente fa proprio fatica a comprendere perché si debba ringraziare il Signore per il "dono" della vita consacrata, e a volte i consacrati stessi sembrano avere un po' di timori e confusioni a riguardo.


SACRA VIRGINITAS

LA CONSACRATA VERGINITÀ

25 marzo 1954(1)
 
INTRODUZIONE
La sacra verginità e la castità perfetta consacrata al servizio di Dio sono certamente, per la chiesa, tra i tesori più preziosi che il suo Autore le abbia lasciato, come in eredità.
Per questo motivo i santi padri sottolineavano che la verginità perpetua è un bene eccelso di carattere essenzialmente cristiano. Essi osservano a buon diritto che, se i pagani dell'antichità richiedevano dalle vestali un tale tenore di vita, questo era temporaneo;(2) e quando nell'Antico Testamento si comanda di conservare e praticare la verginità, si trattava soltanto di una condizione preliminare al matrimonio (cf. Es 22,16-17; Dt 22,23-29; Eccle 42,9); sant'Ambrogio(3) aggiunge: «Noi leggiamo che anche nel tempio di Gerusalemme vi erano delle vergini. Ma che cosa dice l'apostolo? "Tutte queste cose avvenivano ad essi in figura" (1Cor 10,11) per preannunciare il futuro».
E, certamente, fin dai tempi apostolici questa virtù cresce e fiorisce nel giardino della chiesa. Quando negli Atti degli apostoli (At 21,9) si dice che le quattro figlie del diacono Filippo furono vergini, più che la loro giovinezza, si vuole indicare uno stato di vita. Non molto tempo dopo, Sant'Ignazio di Antiochia ricorda nel suo saluto le vergini,(4) che costituivano già, insieme con le vedove, un elemento importante della comunità cristiana di Smirne. Nel II sec. - come attesta s. Giustino - «molti e molte, di sessanta e settant'anni, si conservano intatti sin dall'infanzia, per l'insegnamento di Cristo».(5) Poco alla volta si accrebbe il numero di uomini e donne che avevano consacrato a Dio la loro castità; e nello stesso tempo il loro compito nella chiesa acquistò importanza maggiore, come più diffusamente abbiamo esposto nella Nostra costituzione apostolica Sponsa Christi.(6)
Inoltre i santi padri - come Cipriano, Atanasio, Ambrogio, Giovanni Crisostomo, Girolamo e Agostino e non pochi altri - nei loro scritti celebrarono la verginità con altissimi elogi. Questa dottrina dei santi padri, arricchita nel corso dei secoli dai dottori della chiesa e dai maestri dell'ascetica cristiana, influisce certo molto tra i cristiani d'ambo i sessi nel suscitare e confermare il proposito di consacrarsi a Dio con la perfetta castità e di perseverare in essa fino alla morte.
Il numero dei fedeli così consacrati a Dio, dall'origine della chiesa fino ai nostri giorni, è incalcolabile: gli uni hanno conservato intatta la loro verginità, gli altri hanno votato al Signore la loro vedovanza dopo la morte del consorte; altri, infine, hanno scelto una vita casta dopo aver fatto penitenza dei loro peccati; ma tutti hanno questo di comune tra loro: che si sono impegnati ad astenersi per sempre, per amore di Dio, dai piaceri della carne. Ciò che i santi padri hanno proclamato circa la gloria e il merito della verginità, sia a tutte queste anime consacrate di invito, di sostegno e di forza a perseverare fermamente nel sacrificio e a non sottrarre e prendere per sé una parte anche minima dell'olocausto offerto sull'altare di Dio.
La castità perfetta è la materia di uno dei tre voti che costituiscono lo stato religioso(7) ed è richiesta nei chierici della chiesa latina ordinati negli ordini maggiori(8) e nei membri degli istituti secolari,(9) ma è praticata pure da numerosi laici, uomini e donne che, pur vivendo al di fuori dello stato pubblico di perfezione, rinunziano completamente, di proposito o per voto privato, al matrimonio e ai piaceri della carne per poter servire più liberamente il loro prossimo e unirsi a Dio più facilmente e intimamente.
A tutti i dilettissimi figli e figlie, che in qualsiasi modo hanno consacrato a Dio il loro corpo e la loro anima, rivolgiamo il Nostro cuore paterno e li esortiamo vivamente a confermarsi nel loro santo proposito e a restarvi diligentemente fedeli.
Vi sono, però, oggi alcuni che, allontanandosi in questa materia dal retto sentiero, esaltano tanto il matrimonio da anteporlo alla verginità; essi disprezzano la castità consacrata a Dio e il celibato ecclesiastico. Per questo crediamo dovere del Nostro apostolico ufficio proclamare e difendere, al presente in modo speciale, l'eccellenza del dono della verginità, per difendere questa verità cattolica contro tali errori.
 
I.
VERA IDEA DELLA CONDIZIONE VERGINALE
Anzitutto vogliamo osservare che la parte essenziale del suo insegnamento circa la verginità, la chiesa l'ha ricevuta dalle labbra stesse dello Sposo divino.
Quando infatti i discepoli si mostrarono colpiti dai gravissimi obblighi e fastidi del matrimonio che il Maestro aveva loro esposto, gli dissero: «Se tale è la condizione dell'uomo verso la moglie, non conviene sposarsi» (Mt 19,10). Gesù Cristo rispose che non tutti capiscono questa parola, ma solo coloro ai quali è concesso; alcuni infatti sono impossibilitati al matrimonio per difetto di natura, altri per la violenza e la malizia degli uomini, altri invece si astengono da esso spontaneamente e di propria volontà «per il regno dei cieli»; e concluse: «Chi può comprendere, comprenda» (Mt 19,11-12).
Il Maestro divino allude non agli impedimenti fisici per il matrimonio ma al proposito della libera volontà di astenersi per sempre dalle nozze e dai piaceri del corpo. Facendo il paragone tra coloro che spontaneamente rinunciano ai piaceri del corpo e quelli che sono costretti a rinunciarvi dalla natura o dalla violenza umana, non c'insegna forse il divin Redentore che la castità deve essere perpetua, affinché sia realmente perfetta?
I santi padri, inoltre, e i dottori della chiesa hanno insegnato apertamente che la verginità non è una virtù cristiana se non la si abbraccia «per il regno dei cieli» (Mt 19,12), cioè per poter attendere più facilmente alle cose celesti, per conseguire più sicuramente l'eterna salvezza, per poter condurre infine più speditamente, con diligente operosità, anche gli altri al regno dei cieli.
Non possono, quindi, arrogarsi il merito della verginità quei cristiani e quelle cristiane che si astengono dal matrimonio o per egoismo o per sfuggirne gli oneri, come avverte sant'Agostino,(10) o anche per ostentare con superbia farisaica l'integrità dei loro corpi: il concilio di Gangra (Asia Minore) condanna chi si astiene dal matrimonio come da uno stato abominevole, e non per la bellezza e la santità della verginità.(11)
L'apostolo delle genti, ispirato dallo Spirito Santo, ammonisce: «Chi non è sposato, è sollecito delle cose di Dio, del modo di piacere a lui... E la donna non sposata e vergine pensa alle cose di Dio per essere santa di corpo e di spirito» (1Cor 7,32.34). Ecco lo scopo principale, la prima ragione della verginità cristiana: aspirare unicamente alle cose divine e dirigervi la mente e lo spirito; voler piacere a Dio in tutto; pensare a lui intensamente, e consacrargli totalmente corpo e spirito.
I santi padri hanno sempre interpretato in questa maniera la parola di Cristo e la dottrina dell'apostolo delle genti: fin dai primi tempi della chiesa si stimava verginità la consacrazione fatta a Dio del corpo e dell'anima. San Cipriano richiede dalle vergini «che, per essersi consacrate a Dio, si astengano da ogni piacere carnale, consacrino a Dio il corpo e l'anima ... e non siano sollecite di abbigliarsi o di piacere ad alcuno, tranne che al loro Signore».(12) Il vescovo di Ippona precisa: «La verginità non è onorata perché tale, ma perché consacrata a Dio ... e noi non lodiamo le vergini perché tali, ma perché sono vergini consacrate a Dio con devota continenza». (13) I prìncipi dei teologi, san Tommaso d'Aquino(14) e san Bonaventura(15) si richiamano all'autorità di sant'Agostino per insegnare che la verginità non ha la fermezza della virtù, se non si fonda sul voto di conservarla sempre illibata. Difatti la dottrina di Cristo intorno all'astinenza perpetua del matrimonio viene praticata nel modo più ampio e perfetto da coloro che si obbligano con voto perpetuo alla sua osservanza: né si può giustamente affermare che sia migliore e più perfetto il proposito di coloro che intendono riservarsi la possibilità di liberarsi dall'impegno.
I santi padri hanno considerato questo vincolo di castità perfetta come una specie di matrimonio spirituale fra l'anima e Cristo; alcuni di essi, anzi, sono giunti fino a paragonare con l'adulterio la violazione del voto fatto.(16) Perciò sant'Atanasio scrive che la chiesa cattolica è solita chiamare le vergini: spose di Cristo.(17) E sant'Ambrogio, scrivendo concisamente della vergine esclama: «La vergine è sposa di Dio».(18) Gli scritti del dottore di Milano attestano,(19) già al VI secolo, la grande somiglianza tra il rito della consacrazione delle vergini e quello della benedizione nuziale, ancora in uso oggi.(20)
Perciò i santi padri esortano le vergini ad amare il loro Sposo divino più di quanto amerebbero il proprio marito e a conformare sempre i loro pensieri e le loro azioni alla sua volontà.(21) «Amate di tutto cuore il più bello dei figli degli uomini - scrive loro sant'Agostino - voi ne avete tutta la facoltà: il vostro cuore è libero dai legami del matrimonio... Dal momento che avreste dovuto portare un grande amore ai vostri sposi, quanto più dovete amare Colui per amore del quale voi avete rinunziato agli sposi? Sia fisso nel vostro cuore Colui che per voi è stato infisso sulla croce».(22) Tali sono, d'altra parte, i sentimenti e le risoluzioni che la chiesa stessa richiede dalle vergini il giorno della loro consacrazione, quando le invita a pronunciare le parole rituali: «Ho disprezzato il regno del mondo e tutto il fasto del secolo per amore di nostro Signore Gesù Cristo, che ho conosciuto, che ho amato, e nel quale ho amorosamente creduto».(23) È quindi solo l'amore di lui che spinge con dolcezza la vergine a consacrare interamente il suo corpo e la sua anima al divin Redentore, secondo le bellissime espressioni che san Metodio d'Olimpo fa dire a una di esse: «O Cristo, tu sei tutto per me. Io mi conservo pura per te e, portando una lampada splendente, vengo incontro a te, o Sposo mio».(24) Sì, è l'amore di Cristo che spinge la vergine a ritirarsi, e per sempre, dentro le mura del monastero per contemplarvi e amare con maggiore speditezza e facilità il suo Sposo celeste, e la stimola potentemente a impegnarsi con tutte le forze fino alla morte nelle opere di misericordia in favore del prossimo.
Riguardo poi agli uomini «che non si sono contaminati con donne, poiché sono vergini» (Ap 14,4) l'apostolo san Giovanni afferma che essi seguono l'Agnello dovunque egli vada. Meditiamo l'esortazione che fa loro sant'Agostino: «Seguite l'Agnello, perché la carne dell'Agnello è anch'essa vergine... voi avete ben ragione di seguirlo, con la verginità del cuore e della carne, dovunque vada. Che cos'è infatti seguire se non imitare? perché Cristo ha sofferto per noi, lasciandoci un esempio, come dice san Pietro apostolo, "affinché seguiamo le sue orme" (1Pt 2,21)».(25) Tutti questi discepoli infatti e tutte queste spose di Cristo hanno abbracciato lo stato di verginità, come dice san Bonaventura, per la conformità allo Sposo Cristo, al quale esso rende conformi i vergini».(26) La loro ardente carità verso Cristo non poteva contentarsi di semplici vincoli di affetto con lui: essa aveva assoluto bisogno di manifestarsi con l'imitazione delle sue virtù e, in modo speciale, con la conformità alla sua vita tutta consacrata al bene e alla salvezza del genere umano. Se i sacerdoti, se i religiosi e le religiose, se tutti quelli che in un modo o nell'altro hanno consacrato la vita al servizio di Dio, osservano la castità perfetta, questo è in definitiva perché il loro divino Maestro è rimasto egli stesso vergine fino alla morte. «È proprio il Figlio unico di Dio - esclama san Fulgenzio - e Figlio unico della Vergine, l'unico Sposo di tutte le sacre vergini, frutto, ornamento e ricompensa della santa verginità, che lo ha dato alla luce e spiritualmente lo sposa e dal quale è resa feconda senza lesione dell'integrità, ornata per rimanere sempre bella, incoronata per regnare gloriosa nell'eternità».(27)
Qui crediamo opportuno, venerabili fratelli, spiegare più diffusamente e con maggiore accuratezza per quali ragioni l'amore di Cristo spinga le anime generosamente a rinunciare al matrimonio e quali legami segreti esistano fra la verginità e la perfezione della carità cristiana. L'insegnamento di Cristo, ricordato più sopra, faceva già capire che la perfetta rinunzia al matrimonio libera gli uomini da oneri pesanti e da gravi doveri. Ispirato dallo Spirito di Dio, l'apostolo dei gentili ne dà la ragione in questi termini: «Io vorrei che voi foste senza inquietudini... Chi invece è sposato, si preoccupa delle cose del mondo, del modo di piacere alla moglie ed è diviso» (1Cor 7,32-33). Si deve tuttavia notare che l'apostolo non biasima gli uomini perché si preoccupano delle loro consorti, né le spose perché cercano di piacere al marito; ma afferma piuttosto che il loro cuore è diviso tra l'amore del coniuge e l'amore di Dio e che sono troppo oppressi dalle preoccupazioni e dagli obblighi della vita coniugale, per potersi dare facilmente alla meditazione delle cose divine. Poiché s'impone loro la legge chiara e imperiosa del matrimonio: «saranno due in una carne sola» (Gn 2,24; cf. Mt 19,5). Gli sposi infatti sono legati l'uno all'altro negli avvenimenti tristi e in quelli lieti (cf. 1Cor 7,39). Si comprende quindi facilmente perché le persone, che desiderano consacrarsi al servizio di Dio, abbraccino lo stato di verginità come una liberazione, per potere cioè servire più perfettamente Dio e dedicarsi con tutte le forze al bene del prossimo. Per citare infatti alcuni esempi, come avrebbero potuto affrontare tanti disagi e fatiche quell'ammirabile predicatore dell'evangelo che fu san Francesco Saverio, quel misericordioso padre dei poveri che fu san Vincenzo de' Paoli, un san Giovanni Bosco, insigne educatore dei giovani, una santa Francesca Saverio Cabrini, instancabile «madre degli emigranti», se avessero dovuto pensare alle necessità materiali e spirituali del proprio coniuge e dei propri figli?
Vi è però un'altra ragione per la quale le anime che ardentemente desiderano consacrarsi al servizio di Dio e alla salvezza del prossimo, scelgono lo stato di verginità. Essa è addotta dai santi padri, quando trattano dei vantaggi di una completa rinunzia ai piaceri della carne allo scopo di gustar meglio le elevazioni della vita spirituale. Senza dubbio - come essi hanno chiaramente notato - tali piaceri, legittimi nel matrimonio, non sono per sé da condannarsi; anzi il casto uso del matrimonio è nobilitato e santificato da un sacramento speciale. Tuttavia, bisogna egualmente riconoscere che in seguito alla caduta di Adamo le facoltà inferiori della natura resistono alla retta ragione e talora spingono l'uomo ad agire contro i suoi dettami. Secondo l'espressione del dottore angelico, l'uso del matrimonio «trattiene l'animo dal darsi interamente al servizio di Dio».(28)
Proprio perché i sacri ministri possano godere di questa spirituale libertà di corpo e di anima e per evitare che si immischino in affari terreni, la chiesa latina esige da essi che si assumano volontariamente l'obbligo della castità perfetta.(29) «Se poi una tale legge - come affermava il Nostro predecessore d'immortale memoria Pio XI - non vincola nella stessa misura i ministri della chiesa orientale, anche presso di essi il celibato ecclesiastico è in onore, e in certi casi - soprattutto quando si tratta dei gradi più alti della gerarchia - è necessariamente richiesto e imposto».(30)
I ministri sacri, però, non rinunciano al matrimonio unicamente perché si dedicano all'apostolato, ma anche perché servono all'altare. Se i sacerdoti dell'Antico Testamento già dovevano astenersi dall'uso del matrimonio mentre servivano nel tempio per non contrarre un'impurità legale, come gli altri uomini (cf. Lv 15,16-17; 22,4; 1Sam 21,5-7),(31) quanto maggiore non è la necessità della perpetua castità per i ministri di Gesù Cristo, i quali offrono ogni giorno il sacrificio eucaristico? Riguardo a questa perfetta continenza dei sacerdoti ecco quanto dice in forma interrogativa san Pier Damiani: «Se il nostro Redentore ha amato tanto il fiore del pudore intatto che non solo volle nascere dal seno di una Vergine, ma volle essere affidato anche alle cure di un custode vergine, ciò quando, ancora fanciullo, vagiva nella culla, a chi, dunque, ditemi, vuole egli confidare il suo corpo, ora che egli regna, immenso, nei cieli?».(32)
Per questo motivo soprattutto, secondo l'insegnamento della chiesa, la santa verginità supera in eccellenza il matrimonio. Già il divin Redentore ne aveva fatto un consiglio di vita più perfetta ai discepoli (cf. Mt 19,10-11). E l'apostolo san Paolo, dopo aver detto di un padre che dà a marito la sua figlia «egli fa bene», aggiunge subito: «Chi però non la dà a marito, fa meglio ancora» (1Cor 7,38). Nel corso del suo paragone tra il matrimonio e la verginità, l'apostolo più di una volta mostra il suo pensiero, soprattutto quando dice: «Io vorrei che tutti voi foste come me... dico poi ai celibi e alle vedove: è conveniente per essi restare come sono io» (1Cor 7,7-8; cf.1 et 26). Se dunque la verginità, come abbiamo detto, è superiore al matrimonio, questo avviene senza dubbio, perché essa mira a conseguire un fine più eccelso;(33) essa poi è un mezzo efficacissimo per consacrarsi interamente al servizio di Dio, mentre il cuore di chi è legato alle cure del matrimonio resta più o meno «diviso» (cf. 1Cor 7,33).
L'eccellenza della verginità risalterà ancor maggiormente se ne consideriamo l'abbondanza dei frutti: «poiché dal frutto si riconosce l'albero» (Mt 12,33).
Il Nostro animo si riempie di immensa e soave letizia al pensiero della falange innumerevole di vergini e di apostoli che, dai primi tempi della chiesa fino ai giorni nostri, hanno rinunciato al matrimonio per consacrarsi più liberamente e più completamente alla salvezza del prossimo per amore di Cristo, e hanno sviluppato iniziative veramente mirabili nel campo della religione e della carità. Non vogliamo certo disconoscere i meriti di quelli che militano nell'Azione cattolica, né i frutti del loro apostolato: con le loro opere, essi possono spesso raggiungere delle anime che sacerdoti e religiosi o religiose non avrebbero potuto avvicinare. Ma, senza alcun dubbio, si deve far risalire a questi ultimi la maggior parte delle opere di carità. Costoro, infatti, con grande generosità seguono e dirigono la vita degli uomini in ogni età e condizione; e quando vengono meno per la stanchezza o per malattia, lasciano ad altri, come in eredità, la continuazione della loro missione. Così avviene che il bambino, appena nato, trova sovente delle mani verginali che l'accolgono e non gli fanno mancare quanto l'intenso amore materno potrebbe dargli; fatto grandicello e giunto all'età della ragione, è affidato a educatori o educatrici che vegliano alla sua istruzione cristiana, allo sviluppo delle sue facoltà e alla formazione del suo carattere. Se si ammala, troverà sempre qualcuno che, spinto dall'amore di Cristo, lo curerà premurosamente. L'orfanello, il misero, il prigioniero, non mancheranno di conforto e aiuto: i sacerdoti, i religiosi, le sacre vergini vedranno in lui un membro sofferente del corpo mistico di Gesù Cristo, memori delle parole del divin Redentore: «Avevo fame e mi avete dato da mangiare, avevo sete e mi avete dato da bere, ero pellegrino e mi avete ospitato, nudo e mi avete rivestito, malato e mi avete visitato, prigioniero e siete venuti a trovarmi... In verità vi dico, tutto ciò che avete fatto al più piccolo dei miei fratelli, l'avete fatto a me» (Mt 25,35-36.40). Che diremo in lode di tanti missionari, che si consacrano, a costo delle maggiori fatiche e lontani dalla loro patria, alla conversione delle masse infedeli? Che delle spose di Cristo, le quali dànno loro una preziosa collaborazione? A tutti e a ciascuno di essi ripetiamo volentieri le parole della Nostra
esortazione apostolica Menti Nostrae: «Per la legge del celibato, il sacerdote, ben lontano dal perdere interamente la paternità, l'accresce all'infinito, perché egli genera figliuoli, non per questa vita terrena e caduca, ma per la celeste ed eterna».(34)
La verginità non è solamente feconda per le opere esteriori a cui permette di dedicarsi più facilmente e più pienamente; essa lo è anche per le forme più perfette di carità verso il prossimo, quali sono le ardenti preghiere e i gravi disagi volontariamente e generosamente sopportati a questo scopo. A ciò hanno consacrato tutta la loro vita i servi di Dio e le spose di Cristo, quelli specialmente che vivono nei monasteri.
Infine, la verginità consacrata a Cristo è per se stessa una tale espressione di fede nel regno dei cieli e una tale prova d'amore verso il divin Redentore, che non c'è da meravigliarsi nel vederla arrecare frutti così abbondanti di santità. Numerosissimi sono le vergini e gli apostoli, votati alla castità perfetta, che sono l'onore della chiesa per l'alta santità della loro vita. La verginità, infatti, dà alle anime una forza spirituale capace di condurle fino al martirio e questo è l'insegnamento della storia che propone alla nostra ammirazione tante schiere di vergini, da Agnese di Roma a Maria Goretti.
A tutta ragione la verginità è detta virtù angelica; san Cipriano scrivendo alle vergini afferma giustamente: «Quello che noi saremo un giorno, voi già cominciate ad esserlo. Voi fin da questo secolo godete la gloria della risurrezione, passate attraverso il mondo senza contagiarvene. Finché perseverate caste e vergini, siete eguali agli angeli di Dio».(35) All'anima assetata di purezza e arsa dal desiderio del regno dei cieli, la verginità viene presentata «come una gemma preziosa», per la quale un tale «vendette tutto ciò che aveva e la comprò» (Mt 13,46). Coloro che sono sposati e perfino quelli che stanno immersi nel fango dei vizi, quando vedono le vergini, ammirano spesso lo splendore della loro bianca purezza e si sentono spinti verso un ideale che superi i piaceri del senso. Lo afferma l'Aquinate scrivendo: «Alla verginità ... si attribuisce la bellezza più sublime»,(36) e questo è senza dubbio il motivo per cui le vergini sono di esempio a tutti. Difatti tutti costoro, uomini e donne, con la loro perfetta castità non dimostrano forse chiaramente che il dominio dell'anima sul corpo è un effetto dell'aiuto divino e un segno di provata virtù?
Ci piace ancora sottolineare un altro frutto soavissimo della verginità: le vergini manifestano e rendono pubblica la perfetta verginità della stessa loro madre la chiesa, e la santità dei loro vincoli strettissimi con Cristo. A ciò sapientemente si ispirano le espressioni del pontefice nel rito della consacrazione delle vergini e nelle preghiere rivolte al Signore: «Affinché vi siano anime più sublimi che, disdegnando nel matrimonio i piaceri della carne, ne cerchino il significato recondito, e invece di imitare ciò che si fa nel matrimonio, amino quanto in esso è simboleggiato».(37)
Gloria altissima per le vergini è, certo, l'essere delle immagini viventi in quella perfetta integrità, che unisce la chiesa al suo Sposo divino. Esse inoltre offrono un segno mirabile della fiorente santità e di quella spirituale fecondità, in cui eccelle la società fondata da Gesù Cristo, alla quale è motivo di una gioia quanto mai intensa. A questo proposito sono magnifiche le espressioni di san Cipriano: «La verginità è un fiore che germoglia dalla chiesa, decoro e ornamento della grazia spirituale, gioia della natura, capolavoro di lode e di gloria, immagine di Dio che riverbera la santità del Signore, porzione più eletta del gregge di Cristo. Se ne rallegra la chiesa, la cui gloriosa fecondità in esse abbondantemente fiorisce: e quanto più cresce lo stuolo delle vergini tanto più grande è il gaudio della Madre».(38)
 
II.
CONTRO ALCUNI ERRORI
La dottrina che stabilisce l'eccellenza e la superiorità della verginità e del celibato sul matrimonio, come già dicemmo, annunciata dal divin Redentore e dall'apostolo delle genti, fu solennemente definita dogma di fede nel concilio di Trento(39) e sempre concordemente insegnata dai santi padri e dai dottori della chiesa. I Nostri predecessori, e Noi stessi, ogni qualvolta se ne presentava l'occasione, l'abbiamo più e più volte spiegata e vivamente inculcata. Tuttavia, poiché di recente vi sono stati alcuni che hanno impugnato con serio pericolo e danno dei fedeli questa dottrina tramandataci dalla chiesa, Noi, spinti dall'obbligo del Nostro ufficio, abbiamo creduto opportuno nuovamente esporla in questa enciclica, indicando gli errori, proposti spesso sotto apparenza di verità.
Anzitutto, si discostano dal senso comune, che la chiesa ebbe sempre in onore, coloro che considerano l'istinto sessuale come la più importante e maggiore inclinazione dell'organismo umano e ne concludono che l'uomo non può contenere per tutta la vita un tale istinto, senza grave pericolo di perturbare il suo organismo, soprattutto i nervi, e di nuocere quindi all'equilibrio della personalità.
Come giustamente osserva san Tommaso, l'istinto più profondamente radicato nel nostro animo è quello della propria conservazione, mentre l'inclinazione sessuale viene in secondo luogo. Spetta inoltre all'impulso direttivo della ragione, privilegio singolare della nostra natura, regolare tali istinti fondamentali e nobilitarli dirigendoli santamente.(40)
È vero, purtroppo, che le facoltà del nostro corpo e le passioni, sconvolte in seguito al primo peccato di Adamo, tendono al dominio non solo dei sensi ma anche dell'anima, offuscando l'intelligenza e debilitando la volontà. Ma la grazia di Gesù Cristo, principalmente attraverso i sacramenti, ci viene data proprio perché, vivendo la vita dello spirito, teniamo a freno il corpo (cf. Gal 5,25; 1Cor 9,27). La virtù della castità non pretende da noi l'insensibilità agli stimoli della concupiscenza, ma esige che la sottomettiamo alla retta ragione e alla legge di grazia, tendendo con tutte le forze a ciò che nella vita umana e cristiana vi è di più nobile.
Per acquistare poi questo perfetto dominio sui sensi del corpo, non basta astenersi solamente dagli atti direttamente contrari alla castità, ma è assolutamente necessario rinunciare volentieri e con generosità a tutto ciò che, anche lontanamente, offende questa virtù: l'anima potrà allora regnare pienamente sul corpo e condurre una vita spirituale tranquilla e libera. Come non vedere, alla luce dei principi cattolici, che la castità perfetta e la verginità, lungi dal nuocere allo sviluppo e progresso naturale dell'uomo e della donna li accrescono e li nobilitano?
Abbiamo recentemente condannato con tristezza l'opinione che presenta il matrimonio come il solo mezzo di assicurare alla personalità umana il suo sviluppo e la sua perfezione naturale.(41) Alcuni infatti sostengono che la grazia, concessa dal sacramento ex opere operato, santifica l'uso del matrimonio fino a farne uno strumento più efficace ancora che la verginità, per unire le anime a Dio, poiché il matrimonio cristiano è un sacramento, mentre la verginità non lo è. Noi denunziamo in questa dottrina un errore pericoloso. Certo, il sacramento accorda agli sposi la grazia d'adempiere santamente i loro doveri coniugali e consolida i vincoli dell'amore reciproco che li unisce, ma non fu istituito per rendere l'uso del matrimonio quasi il mezzo in sé più atto ad unire a Dio l'anima degli sposi col vincolo della carità.(42) Quando l'apostolo san Paolo riconosce agli sposi il diritto di astenersi per qualche tempo dall'uso del matrimonio per attendere alla preghiera (cf. 1Cor 7,5), non viene precisamente a dire che una tale rinunzia procura all'anima maggiore libertà per attendere alle cose divine e pregare?
Infine non si può affermare - come fanno alcuni - che il «mutuo aiuto»(43) ricercato dagli sposi nel matrimonio, sia un aiuto più perfetto per giungere alla santità che la solitudine del cuore delle vergini e dei celibi. Difatti, nonostante la loro rinuncia a un tale amore umano, le anime consacrate alla castità perfetta non impoveriscono per questo la propria personalità umana, poiché ricevono da Dio stesso un soccorso spirituale immensamente più efficace che il «mutuo aiuto» degli sposi. Consacrandosi interamente a Colui che è il loro principio e comunica loro la sua vita divina, non si impoveriscono, ma si arricchiscono. Chi, con maggiore verità che i vergini, può applicare a sé la mirabile espressione dell'apostolo san Paolo: «Non sono più io che vivo, è Cristo che vive in me»? (Gal 2,20).
Questa è la ragione per cui la chiesa sapientemente ritiene che si deve mantenere il celibato dei sacerdoti, poiché sa bene quale sorgente di grazie spirituali esso costituisca per una sempre più intima unione con Dio.
Crediamo opportuno ricordare brevemente un altro errore ancora: alcuni allontanano i giovani dai seminari e le giovani dagli istituti religiosi sotto pretesto che la chiesa abbia oggi maggior bisogno dell'aiuto e dell'esercizio delle virtù cristiane da parte di fedeli uniti in matrimonio e viventi in mezzo agli altri uomini, che non da parte di sacerdoti e di vergini, che per il voto di castità vivono come appartati dalla società. Tale opinione, venerabili fratelli, è evidentemente quanto mai falsa e perniciosa.
Non è Nostra intenzione, certamente, negare che gli sposi cattolici con una vita esemplarmente cristiana possano produrre frutti abbondanti e salutari in ogni luogo e in ogni circostanza con l'esercizio delle virtù. Chi però consigliasse, come preferibile alla consacrazione totale a Dio, la vita matrimoniale, invertirebbe e confonderebbe il retto ordine delle cose. Senza dubbio, venerabili fratelli, Noi auspichiamo ardentemente che si istruiscano convenientemente quanti aspirano al matrimonio e i giovani sposi, non solo sul grave dovere di educare rettamente e diligentemente i figli, ma anche sulla necessità di aiutare gli altri, secondo le possibilità, con la professione della fede e l'esempio della virtù. Dobbiamo, tuttavia, per dovere del Nostro ufficio condannare energicamente coloro che si applicano a distogliere i giovani dall'entrare in seminario, negli ordini o congregazioni religiose o dall'emissione dei santi voti, insegnando loro che sposandosi faranno un bene spirituale maggiore con la pubblica professione della loro vita cristiana, come padri e madri di famiglia. Si farebbe molto meglio a esortare col maggiore impegno possibile i molti laici sposati, affinché cooperino con premura alle imprese d'apostolato laico, piuttosto che cercare di distogliere dal servizio di Dio nello stato di verginità quei giovani, troppo rari, purtroppo, oggi, che desiderano consacrarvisi. Molto opportunamente scrive a questo proposito sant'Ambrogio: «È stato sempre proprio della grazia sacerdotale spargere il seme della castità e suscitare l'amore per la verginità».(44)
Inoltre giudichiamo opportuno avvertire che è completamente falsa l'asserzione, secondo cui le persone consacrate a una vita di castità perfetta diventano quasi estranee alla società. Le sacre vergini che spendono tutta la loro vita al servizio dei poveri e dei malati, senza distinzione di razza, di condizione sociale e di religione, non partecipano forse intimamente alle loro miserie e alle loro sofferenze, e non li compatiscono forse con la tenerezza di una mamma? E il sacerdote non è forse il buon pastore che, sull'esempio del divin Maestro, conosce le sue pecorelle e le chiama per nome? (cf. Gv 10,14; 10,3). Ebbene, è proprio in forza della castità perfetta, da loro abbracciata, che questi sacerdoti, religiosi e religiose possono dedicarsi interamente a tutti gli uomini e amarli del medesimo amore di Cristo. E anche quelli di vita contemplativa contribuiscono certamente molto al bene della chiesa, con le supplici preghiere e con l'offerta della loro immolazione per la salvezza altrui; sono anzi sommamente da lodare perché, nelle circostanze presenti, si consacrano all'apostolato e alle opere di carità secondo le norme da Noi date nella lettera apostolica Sponsa Christi,(45) né possono quindi venir considerati come estranei alla società, dal momento che doppiamente ne promuovono il bene spirituale.
 
III.
LA VERGINITÀ È UN SACRIFICIO
Passiamo ora, venerabili fratelli, alle conseguenze pratiche della dottrina della chiesa circa l'eccellenza della verginità.
Innanzi tutto, bisogna dire chiaramente che, dalla superiorità della verginità sul matrimonio, non segue che essa sia mezzo necessario alla perfezione cristiana. È possibile giungere alla santità anche senza consacrare a Dio la propria castità, come lo prova l'esempio di tanti santi e sante, fatti oggetto di culto pubblico dalla chiesa, i quali furono coniugi fedeli, eccellenti padri e madri di famiglia; e non è raro incontrare anche oggi persone coniugate, che tendono alla perfezione, con grande impegno.
Si osservi, inoltre, che Dio non impone la verginità a tutti i cristiani, come insegna l'apostolo san Paolo: «Intorno alle vergini non ho nessun comando di Dio, ma do un consiglio» (1Cor 7,25). La castità perfetta, quindi, non è che un consiglio, un mezzo capace di condurre più sicuramente e più facilmente alla perfezione evangelica e al regno dei cieli quelle anime «a cui è stato concesso» (Mt 19,11). «Essa non è imposta, ma proposta», nota sant'Ambrogio.(46)
La castità perfetta come, da parte dei cristiani, esige una libera scelta prima della loro offerta totale al Signore, così, da parte di Dio, richiede un dono e una grazia. Già lo stesso divin Redentore l'aveva annunciato: «Non tutti comprendono questa parola, ma solo quelli a cui è concesso. ... Chi può comprendere, comprenda» (Mt 19,11.12). Commentando le parole di Cristo, san Girolamo invita «ciascuno a valutare le proprie forze, e vedere se gli sarà possibile adempiere gli obblighi della verginità e della castità. Di per sé, infatti, la castità è soave e attira a sé tutti. Ma bisogna ben misurare le forze, affinché chi può comprendere, comprenda. È come se la voce del Signore chiamasse i suoi soldati e li invitasse alla ricompensa della verginità. Chi può comprendere, comprenda: chi può combattere, combatta, vinca e trionfi».(47)
La verginità è una virtù difficile. Perché la si possa abbracciare, non basta solamente aver fatta la risoluzione ferma e decisa d'astenersi per sempre dai piaceri leciti del matrimonio: bisogna anche saper padroneggiare e domare con una vigilanza e una lotta costanti le rivolte della carne e le passioni del cuore; fuggire le allettative del mondo e vincere le tentazioni del demonio. Aveva ben ragione san Giovanni Crisostomo di affermare: «La radice e il frutto della verginità è una vita crocifissa».(48) Al dire di sant'Ambrogio, la verginità è quasi un sacrificio e la vergine è «l'ostia del pudore, la vittima della castità».(49) San Metodio d'Olimpo giunge a paragonare le vergini ai martiri(50) e san Gregorio Magno insegna che la castità perfetta sostituisce il martirio: «Il tempo delle persecuzioni è passato, ma la nostra pace ha un suo martirio: anche se non mettiamo più il nostro collo sotto il ferro, tuttavia noi uccidiamo con la spada dello spirito i desideri carnali della nostra anima».(51) La castità consacrata a Dio esige, quindi, anime forti e nobili, pronte al combattimento e alla vittoria, «per il regno dei cieli» (Mt 19,12).
Prima di incamminarsi per questo arduo sentiero, chi per propria esperienza si sentisse impari alla lotta, ascolti umilmente l'avvertimento di san Paolo: «Coloro che non possono contenersi, si sposino: è meglio sposarsi che bruciare» (1Cor 7,9). Per molti, infatti, la continenza perpetua sarebbe un peso troppo grave, per poterla ad essi consigliare. Così i sacerdoti, direttori spirituali di giovani che credono di avere una vocazione sacerdotale o religiosa hanno lo stretto dovere di esortarli a studiare attentamente le loro disposizioni e di non lasciarli entrare per tale via, qualora presentino poche speranze di poter camminare fino alla fine con sicurezza e buon esito. Tali sacerdoti esaminino prudentemente le attitudini dei giovani e - se parrà opportuno - chiedano il consiglio dei medici. Se, infine, restasse ancora qualche serio dubbio, soprattutto nei riguardi della loro vita passata, intervengano con fermezza per farli desistere dall'abbracciare lo stato di castità perfetta o per impedire la loro ammissione agli ordini sacri o alla professione religiosa.
Benché la castità consacrata a Dio sia una virtù ardua, la sua pratica fedele, perfetta, è possibile alle anime che, dopo aver bene considerato ogni cosa, hanno risposto con cuore generoso all'invito di Gesù Cristo e fanno quanto è loro possibile per conservarla. Infatti, per l'impegno assunto nello stato di verginità o di celibato esse riceveranno da Dio una grazia sufficiente per poter mantenere la loro promessa. Perciò, se vi fosse qualcuno che non sentisse d'aver ricevuto il dono della castità (anche dopo averne fatto voto),(52) non cerchi di mettere innanzi la sua incapacità di soddisfare all'obbligazione assunta. «Perché "Dio non comanda l'impossibile, ma, comandando, ammonisce di fare quanto puoi e di chiedere quello che non puoi"(53) e ti aiuta affinché possa».(54) Ricordiamo questa verità, tanto consolante, anche a quei malati che sentono infiacchita la loro volontà in seguito ad esaurimenti nervosi e ai quali certi medici, talora anche cattolici, consigliano troppo facilmente di farsi dispensare dai loro obblighi, sotto pretesto di non poter osservare la castità senza nuocere al proprio equilibrio psichico. Quanto invece più utile e più opportuno sarebbe aiutare tali infermi a rinforzare la volontà e convincerli che la castità non è impossibile neppure per essi! «Fedele è Dio, il quale non permetterà che siate tentati sopra le vostre forze, ma con la tentazione provvederà anche il buon esito dandovi il potere di vincere» (1Cor 10,13).
I mezzi raccomandati dal divin Redentore stesso per difendere efficacemente la nostra virtù sono: una vigilanza continua, con la quale facciamo quanto ci è possibile da parte nostra e una costante preghiera con la quale chiediamo a Dio ciò che noi non possiamo fare a causa della nostra debolezza: «Vegliate e pregate, per non entrare in tentazione, lo spirito è pronto, ma la carne è debole» (Mt 26,41).
Una tale vigilanza, che si estenda ad ogni tempo e circostanza della nostra vita, ci è assolutamente necessaria: «la carne, infatti ha desideri contrari allo spirito, e lo spirito desideri contrari alla carne» (Gal 5,17). Se alcuno cedesse, anche leggermente, alle lusinghe del corpo, facilmente si sentirebbe trascinato a quelle «opere della carne» (cf. Gal 5,19-21), enumerate dall'apostolo, che costituiscono i vizi più abominevoli dell'umanità.
Perciò dobbiamo anzitutto vigilare sui movimenti delle passioni e dei sensi, dobbiamo dominarli anche con una volontaria asprezza di vita e con le penitenze corporali, in modo da renderli sottomessi alla retta ragione e alla legge di Dio: «Quelli che sono di Cristo, hanno crocifisso la loro carne con i suoi vizi e le sue concupiscenze» (Gal 5,24). Lo stesso apostolo delle genti confessa di sé: «Maltratto il mio corpo e lo rendo schiavo, perché non avvenga che, dopo aver predicato agli altri, io stesso diventi reprobo» (1Cor 19,27). Tutti i santi e le sante hanno vegliato attentamente sui movimenti dei sensi e delle loro passioni e li hanno rintuzzati, talora con somma asprezza, secondo il consiglio del divin Maestro: «Ma io dico a voi, che chiunque avrà guardato una donna con cattivo desiderio, in cuor suo ha già peccato con lei. Se il tuo occhio destro ti scandalizza, stràppalo e bùttalo via da te: è meglio per te che perisca una delle tue membra piuttosto che mandare tutto il tuo corpo all'inferno» (Mt 5,28-29). Con tale raccomandazione è chiaro quello che richiede da noi il divin Redentore: non dobbiamo, cioè, neppur col pensiero cedere mai al peccato e dobbiamo allontanare energicamente da noi tutto ciò che possa macchiare, anche leggermente, questa bellissima virtù. E in questo nessuna diligenza è troppa; nessuna severità è esagerata. Se la salute malferma o altre cause non permettono a qualcuno maggiori austerità corporali, non lo dispensino mai tuttavia dalla vigilanza e dalla mortificazione interiore.
A questo proposito giova anche ricordare quello che i santi padri(55) e i dottori della chiesa(56) insegnano: è più facile vincere le lusinghe e le attrattive della passione, evitandole con una pronta fuga, che affrontandole direttamente. A custodia della castità, dice san Girolamo, serve più la fuga che la lotta aperta: «Per questo io fuggo, per non essere vinto».(57) E tale fuga consiste non solo nell'allontanare premurosamente le occasioni del peccato, ma soprattutto nell'innalzare la mente, durante queste lotte, a Colui al quale abbiamo consacrato la nostra verginità. «Rimirate la bellezza di Colui che vi ama»,(58) ci raccomanda sant'Agostino.
Tutti i santi e le sante hanno sempre considerato la fuga e l'attenta vigilanza per allontanare con diligenza ogni occasione di peccato come mezzo migliore per vincere in questa materia: purtroppo, però, sembra che oggi non tutti pensino così. Alcuni sostengono che tutti i cristiani, e soprattutto i sacerdoti, non devono essere segregati dal mondo, come nei tempi passati, ma devono essere presenti al mondo e, perciò, è necessario metterli allo sbaraglio ed esporre al rischio la loro castità, affinché dimostrino se hanno o no la forza di resistere. Quindi i giovani chierici devono tutto vedere, per abituarsi a guardare tutto tranquillamente e rendersi così insensibili ad ogni turbamento. Per questo permettono loro facilmente di guardare tutto ciò che capita, senza alcuna regola di modestia; di frequentare i cinematografi, persino quando si tratta di pellicole proibite dai censori ecclesiastici; sfogliare qualsiasi rivista, anche oscena; leggere qualsiasi romanzo, anche se messo all'Indice o proibito dalla stessa legge naturale. E concedono questo perché dicono che ormai le masse di oggi vivono unicamente di tali spettacoli e di tali libri; e, chi vuole aiutarle, deve capire il loro modo di pensare e di vedere. Ma è facile comprendere quanto sia errato e pericoloso questo sistema di educare il giovane clero per guidarlo alla santità del suo stato. «Chi ama il pericolo, perirà in esso» (Eccli 3,27). Viene opportuno l'avviso di sant'Agostino: «Non dite di avere anime pure, se avete occhi immodesti, perché l'occhio immodesto è indizio di cuore impuro».(59)
Un metodo di formazione così funesto, poggia su un ragionamento molto confuso. Certo, Cristo nostro Signore disse dei suoi apostoli: «Io li ho mandati nel mondo» (Gv 17,18); ma prima aveva anche detto di essi: «Essi non sono del mondo, come neppure io sono del mondo» (Gv 17,16), e aveva pregato con queste parole il suo Padre divino: «Non ti chiedo che li tolga dal mondo, ma che li liberi dal male» (Gv 17,15). La chiesa quindi, che è guidata dai medesimi principi, ha stabilito norme opportune e sapienti per allontanare i sacerdoti dai pericoli in cui facilmente possono incorrere, vivendo nel mondo;(60) con tali norme la santità della loro vita viene messa sufficientemente al riparo dalle agitazioni e dai piaceri della vita laicale.
A più forte ragione i giovani chierici, per essere formati alla vita spirituale e alla perfezione sacerdotale e religiosa, devono venire segregati dal tumulto secolaresco, prima di essere inseriti nella lotta della vita; restino pure a lungo nel seminario o nello scolasticato per ricevervi un'educazione diligente e accurata, imparando poco alla volta e con prudenza a prendere contatto con i problemi del nostro tempo, conforme a quanto scrivemmo nella Nostra esortazione apostolica Menti Nostrae.(61) Quale giardiniere esporrebbe alle intemperie delle giovani piante esotiche, col pretesto di sperimentarle? Ora, i seminaristi e i giovani religiosi sono pianticelle tenere e delicate, da tenersi ben protette e da allenare progressivamente alla lotta.
Gli educatori del giovane clero faranno opera ben più lodevole e utile, inculcando a questi giovani le leggi del pudore cristiano. Non è forse il pudore la migliore difesa della verginità, tanto da potersi chiamare la prudenza della castità? Esso avverte il pericolo imminente, impedisce di esporsi al rischio e impone la fuga in occasioni, a cui si espongono i meno prudenti. Il pudore non ama le parole disoneste o volgari e detesta una condotta anche leggermente immodesta; fa evitare attentamente la familiarità sospetta con persone di altro sesso, poiché riempie l'anima di un profondo rispetto verso il corpo, che è membro di Cristo (cf. 1Cor 6,15) e tempio dello Spirito Santo (cf. 1Cor 6,19). L'anima veramente pudica ha in orrore il minimo peccato di impurità e tosto si ritrae al primo risveglio della seduzione.
Il pudore inoltre suggerisce e mette in bocca ai genitori e agli educatori i termini appropriati per formare la coscienza dei giovani in materia di purezza. «Pertanto - come in una recente allocuzione abbiamo ricordato - tale pudore non deve essere spinto fino ad un silenzio assoluto, sino ad escludere dalla formazione morale qualsiasi prudente e riservato accenno a tale problema».(62) Tuttavia, troppo spesso, ai giorni nostri, alcuni educatori si credono in dovere di iniziare fanciulli e fanciulle innocenti a segreti della procreazione, in una maniera che offende il loro pudore. Ora proprio il pudore cristiano esige in questa materia una giusta misura.
Esso poi è alimentato dal timore di Dio, quel timore filiale che si basa su una profonda umiltà e che ispira orrore per il minimo peccato. San Clemente I, Nostro predecessore, già l'aveva affermato: «Chi è casto nel suo corpo, non se ne vanti, ben sapendo che da un altro gli viene il dono della continenza».(63) Nessuno forse, meglio di sant'Agostino, ha dimostrato l'importanza dell'umiltà cristiana per salvaguardare la verginità: «La perpetua continenza, e molto più la verginità, sono uno splendido dono dei santi di Dio; ma con somma vigilanza bisogna vegliare che la superbia non lo corrompa... Quanto maggiore è il bene che io vedo, tanto più temo che la superbia non lo rapisca. Tale dono della verginità nessuno lo custodisce meglio di Dio che l'ha concesso; e "Dio è carità" (1Gv 4,8). La custode, quindi, della verginità è la carità, ma l'abitazione di tale custode è l'umiltà».(64)
Un altro consiglio ancora è da ricordarsi: per conservare la castità non bastano né la vigilanza né il pudore. Bisogna anche ricorrere ai mezzi soprannaturali: alla preghiera, ai sacramenti della penitenza e dell'eucaristia e ad una devozione ardente verso la santissima Madre di Dio.
La castità perfetta, non dimentichiamolo, è un eccelso dono di Dio. «Esso è stato dato (cf. Mt 19,11) - osserva acutamente san Girolamo - a quelli che l'hanno chiesto, a quelli che l'hanno voluto, a quelli che si sono preparati a riceverlo. Perché a chi chiede sarà dato, chi cerca trova e a chi bussa sarà aperto (cf. Mt 7,8)».(65) Sant'Ambrogio aggiunge che la fedeltà delle vergini al loro Sposo divino dipende dalla preghiera.(66) E, come insegna sant'Alfonso de' Liguori, così ardente nella sua pietà, nessun mezzo è più necessario e più sicuro per vincere le tentazioni contro la bella virtù, che un ricorso immediato a Dio.(67)
Alla preghiera, tuttavia, bisogna aggiungere la pratica frequente del sacramento della penitenza: esso è una medicina spirituale che ci purifica e ci guarisce. Così pure bisogna nutrirsi del pane eucaristico: il Nostro predecessore d'immortale memoria Leone XIII lo additava come il migliore «rimedio contro la concupiscenza».(68) Quanto più un'anima è pura e casta, tanto più ha fame di questo Pane, da cui attinge forza contro ogni seduzione impura e col quale si unisce più intimamente al suo Sposo divino: «Chi mangia la mia carne e beve il mio sangue, rimane in me e io in lui» (Gv 6,57).
Ma per custodire illibata e perfezionare la castità, esiste un mezzo la cui meravigliosa efficacia è confermata dalla ripetuta esperienza dei secoli: e, cioè, una devozione solida e ardentissima verso la vergine Madre di Dio. In un certo modo, tutti gli altri mezzi si riassumono in tale devozione: chiunque vive la devozione mariana sinceramente e profondamente, si sente spinto certamente a vegliare, a pregare, ad accostarsi al tribunale della penitenza e all'eucaristia. Perciò esortiamo con cuore paterno i sacerdoti, i religiosi e le religiose a mettersi sotto la speciale protezione della santa Madre di Dio, Vergine delle vergini; ella, che - secondo la parola di sant'Ambrogio(69) - è «la maestra della verginità» e la madre potentissima soprattutto delle anime consacrate al servizio di Dio.
Sant'Atanasio osserva che la verginità è entrata nel mondo per Maria,(70) e sant'Agostino insegna: «La dignità verginale ebbe i suoi esordi con la Madre di Dio».(71) Seguendo il pensiero di sant'Atanasio,(72) sant'Ambrogio propone alle vergini la vita di Maria vergine come modello: «O figliuole, imitate Maria!(73) La vita di Maria rappresenti per voi, come in un quadro, la verginità; in tale vita contemplate la bellezza della castità e l'ideale della virtù. Prendetene l'esempio per la vostra vita: poiché in essa, come in un modello, sono espresse le lezioni della santità; vedrete ciò che avete da correggere, copiare, conservare... Essa è l'immagine della verginità. Maria, infatti, fu tale che basta la vita di lei sola a formare l'insegnamento per tutti...(74) Sia, dunque, Maria a regolare la vostra vita».(75) «Tanto grande fu la grazia sua, che ella non riservava solo per sé il dono della verginità, ma anche a quelli che vedeva conferiva il pregio dell'integrità».(76) Sant'Ambrogio aveva ben ragione di esclamare: «O ricchezze della verginità di Maria!».(77) A motivo di tali ricchezze, ancora oggi alle sacre vergini, ai religiosi e ai sacerdoti è quanto mai utile contemplare la verginità di Maria, per osservare con più fedeltà e perfezione la castità del loro stato.
La meditazione delle virtù della beata Vergine non vi basti, tuttavia, dilettissimi figli e figlie: ricorrete a lei con una confidenza assoluta, e seguite il consiglio di san Bernardo che esorta: «Chiediamo la grazia e chiediamola per mezzo di Maria».(78) In modo particolare durante quest'anno mariano affidate a Maria la cura della vostra vita spirituale e della perfezione, seguendo l'esempio di san Girolamo che asseriva: «Per me la verginità è una consacrazione in Maria e in Cristo».(79)
 
IV.
TIMORI E SPERANZE
Nelle gravi difficoltà, che la chiesa sta attraversando, è di grande consolazione al Nostro cuore di pastore supremo, venerabili fratelli, vedere la stima e l'onore tributati alla verginità, che fiorisce nel mondo intero, anche oggi, come sempre nel passato, nonostante gli errori ai quali abbiamo accennato e che vogliamo credere passeggeri.
Non nascondiamo, tuttavia, che alla Nostra gioia fa ombra una certa tristezza, perché vediamo che, in non poche nazioni, va man mano diminuendo il numero di coloro che, rispondendo alla chiamata divina, abbracciano lo stato della verginità. Ne abbiamo già accennato sufficientemente le cause principali, e non c'è motivo di ripeterle. Confidiamo piuttosto che gli educatori della gioventù, caduti in questi errori, si ravvedano al più presto, li ripudino e si sforzino di ripararli. Essi aiuteranno con tutto l'impegno i giovani che si sentono chiamati da una forza soprannaturale al sacerdozio o alla vita religiosa e li assisteranno del loro meglio perché possano raggiungere questo alto ideale della loro vita. Piaccia al Signore che novelle e folte schiere di sacerdoti, di religiosi e di religiose sorgano al più presto proporzionate in numero e santità ai bisogni presenti della chiesa, per coltivare la vigna del Signore.
Inoltre, come esige la coscienza del Nostro ministero apostolico, esortiamo i genitori ad offrire volentieri al servizio di Dio quei loro figli che vi si sentissero chiamati. Se questo costa a loro, se ne provano tristezza o amarezza, meditino le riflessioni indirizzate da sant'Ambrogio alle madri di famiglia di Milano: «Parecchie fanciulle io ho conosciuto, che volevano essere consacrate vergini, ma le loro madri vietavano loro perfin di uscire... Se le vostre figlie volessero amare un uomo, potrebbero legittimamente scegliersi chi loro piace. E così, chi ha il diritto di scegliere un uomo, non ha il diritto di scegliere Dio?».(80)
Ripensino, quindi, i genitori al grande onore di avere un figlio sacerdote o una figlia che ha consacrato allo Sposo divino la sua verginità. «Voi avete capito, o genitori! - esclama ancora sant'Ambrogio a riguardo delle sacre vergini -. La vergine è un dono di Dio, un'oblazione del padre; è il sacerdozio della castità. La vergine è l'ostia della madre, il cui sacrificio quotidiano placa la collera divina».(81)
Non vogliamo terminare questa lettera enciclica, venerabili fratelli, senza volgere in modo speciale il Nostro pensiero e il Nostro cuore verso le anime consacrate a Dio che, in non poche nazioni, soffrono dure e terribili persecuzioni. Prendano esse esempio da quelle vergini della primitiva chiesa, che con invitto coraggio subirono il martirio per la loro verginità.(82)
Perseverino tutti con fortezza d'animo nella loro santa risoluzione di servire a Cristo «fino alla morte» (Fil 2,8). Si ricordino del grande valore che le loro sofferenze fisiche e morali e le loro preghiere hanno al cospetto di Dio per l'avvento del suo regno nelle loro nazioni e nella chiesa intera. Si confortino, infine, nella certezza che «chi segue l'Agnello ovunque vada» (Ap 14,4), canterà eternamente un «cantico nuovo» (Ap 14,3), che nessun altro potrà cantare.
Il Nostro cuore paterno si volge con paterna commozione verso quei sacerdoti, quei religiosi e quelle religiose, che coraggiosamente confessano la loro fede fino al martirio. Noi preghiamo per essi come anche per tutte le anime consacrate, in ogni parte del mondo, al servizio divino, perché Dio le confermi, le fortifichi, e le consoli, e vi invitiamo ardentemente, venerabili fratelli, insieme con i vostri fedeli, a pregare in unione con Noi, al fine di ottenere a tali anime le consolazioni celesti e i soccorsi divini.
Frattanto, a voi, venerabili fratelli, a tutti i sacerdoti e religiosi, a tutte le sacre vergini, in modo speciale a tutti quelli «che soffrono persecuzioni per la giustizia» (Mt 5,10), e a tutti i vostri fedeli, impartiamo di gran cuore l'apostolica benedizione, come pegno delle grazie divine e attestato della Nostra paterna benevolenza.
Roma, presso San Pietro, nella festa dell'Annunciazione della santissima Vergine, il 25 marzo 1954, anno XVI del Nostro pontificato.
PIO PP. XII
 

 (1) PIUS PP. XII, Litt. enc. Sacra virginitas de sacra virginitate, [Ad venerabi les Fratres Patriarchas, Primates, Archiepiscopos, Episcopos aliosque locorum Ordinarios, pacem et communionem cum Apostolica Sede habentes], 25 martii 1954: AAS 46(1954), pp. 161-191.
Introduzione: Una candida legione; Elogio paterno. - I. Vera idea della condizione verginale: Per il regno dei cieli; «Spose di Cristo»;  Seguire l'Agnello; Verginità e apostolato; Spirituale libertà; Superiorità morale; Onore della chiesa. - II. Contro alcuni errori: Dominio dei sensi, Operai della chiesa, Verginità feconda. - III. La verginità è un sacrificio: Virtù difficile; Aiuti divini; Vigilare e pregare; Fuggire le occasioni; Il pudore cristiano; Mezzi soprannaturali; L'esempio di Maria. - IV. Timori e speranze: Dare figli alla chiesa; Nuovi martiri cristiani.
(2) Cf. S. AMBROSIUS, De virginibus, lib. I, c. 4, n.15: PL 16,193; De virginitate, c. 3, n. 13: PL 16, 269.
(3) S. AMBROSIUS, De virginibus, lib. I, c. 3, n. 12: PL 16, 192.
(4) S. IGNATIUS ANTIOCH., Ep. ad Smyrn., c. 13: ed. Funk-Diekamp, Patres Apostolici, vol. I, p. 286.
(5) S. IUSTINUS, Apol. I pro christ., c. 15: PG 6, 349.
(6) Cf. Const. apost. Sponsa Christi: AAS 43(1951), pp. 5-8.
(7) Cf. CIC, can. 487.
(8) Cf. CIC, can. 132 § 1.
(9) Cf. Const. apost. Provida Mater, art. III, § 2: AAS 39(1947), p. 121.
(10) S. Augustinus, De sancta virginitate, c. 22: PL 40, 407.
(11) Cf. can. 9: Mansi, Coll. concil., II, 1096.
(12) S. CYPRIANUS, De habitu virginum, 4: PL 4, 443.
(13) S. AUGUSTINUS, De sancta virginitate, cc. 8 et 11: PL 40, 400 et 401. 
(14) S. THOMAS, Summa theol., II-II, q. 152, a. 3, ad 4.
(15) S. BONAVENTURA, De perfectione evangelica, q. 3, a. 3 sol. 5. 
(16) Cf. S. CYPRIANUS, De habitu virginum, c. 20: PL 4, 459.
(17) Cf. S. ATHANASIUS, Apol. ad Constant. 33: PG 25, 640.
(18) S. AMBROSIUS, De virginibus, lib. I, c. 8, n. 52: PL 16, 202.
(19) Cf. S. AMBROSIUS, De virginibus, lib. III, cc. 1-3, nn. 1-14: PL 16, 219-224; De institutione virginis, c. 17, nn. 104-114: PL 16, 333-336.
(20) Cf. Sacramentarium Leonianum, XXX: PL 55, 129; Pontificale Romanum, De benedictione et consecratione virginum.
(21) Cf. S. CYPRIANUS, De habitu virginum, cc. 4 et 22: PL 4, 443-444 et 462; S. AMBROSIUS, De virginibus, lib. I, c. 7, n. 37: PL 16, 199.
(22) S. AUGUSTINUS, De sancta virginitate, cc. 54-S5: PL 40, 428.
(23) Pontificale Romanum, De benedictione et consecratione virginum. 
(24) S. METHODIUS OLYMPI, Convivium decem virginum, orat. XI, c. 2: PG 16, 209.
(25) S. AUGUSTINUS, De sancta virginitate, c. 27: PL 40, 411. 
(26) S. BONAVENTURA, De perfectione evangelica, q. 3, a. 3.
(27) S. FULGENTIUS, Epist. 3, c. 4, n. 6: PL 65, 326.
(28) S. THOMAS, Summa theol., II-II, q. 186, a. 4. 
(29) Cf. CIC. can. 132 § 1.
(30) Cf. Litt. enc. Ad catholici sacerdotii: AAS 28(1936), pp. 24-25; EE 5/1042.
(31) Cf. S. SIRICIUS Papa, Ep. ad Himer., 7: PL 56, 558-559.
(32) S. PETRUS DAM., De coelibatu sacerdotum, c. 3: PL 145, 384.
(33) Cf. S. THOMAS, Summa theol., II-II, q. 152, aa. 3-4.
(34) AAS 42(1950), pp. 663; EE 6/1819.
(35) S. CYPRIANUS, De habitu virginum, 22: PL 4, 462; cf. S. AMBROSIUS, De virginibus, lib. I. c. 8. n. 52: PL 16, 202.
(36) S. THOMAS, Summa theol., II-II, q. 152, a. 5.
(37) Pontificale Romanum, De benedictione et consecratione virginum. 
(38) S. CYPRIANUS, De habitu virginum, 3: PL 4, 443.
(39) Sess. XXIV, can. 10: COD 755.
(40) Cf. S. THOMAS, Summa theol., I-II, q. 94, a. 2.
(41) Cf. Allocutio ad Moderatrices supremas Ordinum et Institutorum Religiosarum, 15 sept. 1952: AAS 44(1952), p. 824.
(42) Cf. Decretum S. Officii De matrimonii finibus, 1 apr. 1944: AAS 36 (1944), p. 103; DS 3838.
(43) Cf. CIC, can. 1013 § 1.
(44) S. AMBROSIUS, De virginitate, c. 5, n. 26: PL 16, 272.
(45) Cf. AAS 43(1951), p. 20.
(46) S. AMBROSIUS, De viduis, c. 12, n. 72: PL 16,256; cf. S. CYPRIANUS, De habitu virginum, c. 23: PL 4, 463.
(47) S. HIERONYMUS, Comment. in Matth., XIX, 12: PL 26,136. 
(48) S. IOANNES CHRYSOSTOMUS, De virginitate, 80: PG 48, 592. 
(49) S. AMBROSIUS, De virginibus, lib. I, c. 11, n. 65: PL 16,206.
(50) Cf. S. METHODIUS OLYMPI, Convivium decem virginum, orat. VII, c. 3: PG 18, 128-129. 
(51) S. GREGORIUS MAGNUS, Hom. in Evang., lib. I, hom. 3, n. 4: PL 76, 1089.
(52) Cf. CONC. TRID., sess. XXIV, can. 9: COD 755(12-13).
(53) Cf. S. AUGUSTINUS, De natura et gratia, c. 43, n. 50: PL 44, 271.
(54) CONC. TRID., sess. VI, c. 11: COD 675(16-18).
(55) f. S. CAESARIUS ARELAT., Sermo 41: ed. G. Morin, Maredsous 1937, vol. I, p. 172.
(56) Cf. S. THOMAS, In Ep. I ad Cor. , VI, lect. 3; S. FRANCISCUS SALESIUS, Introduction à la vie dévote, part. IV, c. 7; S. ALPHONSUS A LIGUORI, La vera sposa di Gesù Cristo, c. 1, n. 16; c. 15, n. 10.
(57) S. HIERONYMUS, Contra Vigilant., 16: PL 23, 352.
(58) S. AUGUSTINUS, De sancta virginitate, c. 54: PL 40, 428.
(59) S. AUGUSTINUS, Epist. 211, n. 10: PL 33, 961.
(60) Cf. CIC, cann. 124-142. Cf. PIUS X, Exhort. ad clerum cath. Haerent animo: ASS 41(1908), pp. 565-573; EE 4/app.; PIUS XI, Litt. enc. Ad catholici sacerdotii: AAS 28(1936), pp. 23-30; EE 5/1038-1051; PIUS XII, Adhort. apost. Menti Nostrae: AAS 42(1950), pp. 692-694; EE 6/1899-1907.
(61) Cf. AAS 42(1950), pp. 690-691; 6/1894-1897.
(62) Alloc. Magis quam mentis, 23 sept. 1951: AAS 43(1951), p. 736.
(63) S. CLEMENS ROM., Ad Corinthios, XXXVIII, 2: ed. Funk-Diekamp, Patres Apostolici, vol. I, p. 148.
(64) S. AUGUSTINUS, De sancta virginitate, cc. 33 et 51: PL 40, 415 et 426; cf. cc. 31-32 et 38: PL 40, 412-415 et 419.
(65) S. HIERONYMUS, Comm. in Matth., XIX, 11: PL 26, 135.
(66) Cf. S. AMBROSIUS, De virginibus, lib. III, c. 4, nn. 18-20: PL 16, 225. 
(67) Cf. S. ALPHONSUS A LIG., Pratica di amar Gesù Cristo, c. 17, nn. 7-16.
(68) LEO XIII, Enc. Mirae caritatis, 28 maii 1902: Acta Leonis XIII, XXII (1902-03), p. 124; EE 3.
(69) S, AMBROSIUS, De institutione virginis, c. 6, n. 46: PL 16, 320.
(70) Cf. S. ATHANASIUS, De virginitate: ed. Th. Lefort, Muséon, XLII, 1929. p. 247.
(71) S. AUGUSTINUS, Serm. 51, c. 16, n. 26: PL 38, 348.
(72) S. ATHANASIUS, De virginitate: ed. Th. Lefort, Muséon, XLII, p. 244.
(73) S. AMBROSIUS, De institutione virginis, c. 14, n. 87: PL 16,328.
(74) S. AMBROSIUS, De virginibus, lib. II, c. 2, nn. 6 et 15: PL 16, 208 et 210. 
(75) S. AMBROSIUS, De virginibus, lib. II, c. 3, n. 19: PL 16, 211.
(76) S. AMBROSIUS, De institutione virginia, c. 7, n. 50: PL 16, 319. 
(77) S. AMBROSIUS, De institutione virginia, c. 13, n. 81: PL 16, 339.
(78) S. BERNARDUS, In nativitate B. Mariae Virginia, Sermo de aquaeductu, n. 8: PL 183, 341-342.
(79) S. HIERONYMUS, Epist. 22, n. 18: PL 22, 405.
(80) S. AMBROSIUS, De virginibus, lib. I, c. 10, n. 58: PL 16, 205.
(81) S. AMBROSIUS, De virginibus, lib. I, c. 7, n. 32: PL 16, 198.
(82) Cf. S. AMBROSIUS, De virginibus, lib. II, c. 4, n. 32: PL 16, 215-216.
 

Vita Consacrata I



"Lo Spirito del Signore è sopra di me; per questo mi ha consacrato con l'unzione, e mi ha mandato per annunziare ai poveri un lieto messaggio, per proclamare ai prigionieri la liberazione e ai ciechi la vista, per rimettere in libertà gli oppressi e predicare un anno di grazia del Signore ("un anno di giubileo")
" (Lc 4, 18-19).
Il 2 febbraio, festa della Presentazione del Signore al tempio, dal 1997 per volontà di Giovanni Paolo II è divenuta la giornata dedicata nella Chiesa a rendere grazie per il dono della vita consacrata. In occasione del Giubileo è stato pubblicato un piccolo documento preparatorio per la ricorrenza a cura della Congregazione per gli Istituti di Vita Consacrata e le Società di Vita Apostolica. Eccone qualche passo tra i più significativi che possono aiutarci a comprendere meglio cosa significa vita "consacrata".
Il progetto eterno di Dio è quello di rendere gli uomini partecipi della sua vita trinitaria: attraverso Gesù Cristo nello Spirito Santo l'uomo ha accesso al Padre.
La paternità di Dio non rappresenta un fatto sentimentale; essa è piuttosto una realtà che trasfigura l'uomo inserendolo nell'intimità della famiglia trinitaria. I cristiani sono "partecipi della natura divina" (2 Pt 1,4) perché come afferma la Lettera agli Efesini "nell'unico Spirito per mezzo di Cristo abbiamo accesso al Padre" (2,18).
Essere santi significa partecipare alla natura di Dio Padre per mezzo di Cristo, nello Spirito santo. I cristiani diventano così "concittadini dei santi e familiari di Dio" (Ef. 2,19).
Siamo stati chiamati dall'eternità "in" e "mediante" Cristo ad essere santi, cioé a partecipare della "vita santa" di Dio, della sua infinita trascendenza. Ciò costituisce la "consacrazione" di ogni battezzato, anzi, si può dire che nel disegno di Dio ogni essere razionale ha questa vocazione. La consacrazione si identifica con la divinizzazione dell'uomo e questa con la sua cristificazione che avviene con l'effusione dello Spirito. La vocazione del consacrato e della consacrata è quella di rendere ancora più visibile questa "consacrazione". La vita consacrata è una esistenza cristiforme che può essere realizzata soltanto sulla base di una speciale vocazione e in forza di un peculiare dono dello Spirito. In essa infatti la consacrazione battesimale è portata a una risposta radicale nella sequela di Cristo mediante l'assunzione dei consigli evangelici. In questo modo il consacrato è chiamato a diventare, pur nella sua debole umanità, una trasparenza vivente del mistero giubilare di Cristo. Il consacrato in modo radicale e ancora più evidente è chiamato a diventare icona vivente di Cristo: la sua "speciale consacrazione" non è altro che la chiamata ad una progressiva cristificazione, ad essere come un sacramento vivente della presenza di Cristo in mezzo agli uomini.
I consacrati, lasciandosi guidare da Dio in un incessante cammino di purificazione, diventano giorno dopo giorno "persone cristiformi", prolungamento nella storia di una speciale presenza del Signore risorto (VC 19). Il consacrato è cosciente di essere umilmente chiamato a rendere visibile oggi questo mistero di Cristo. Se "la religione che si fonda in Gesù Cristo è religione della gloria, è un esistere in novità di vita a lode della gloria di Dio (Ef 1,12); e se l'uomo è epifania della gloria di Dio, chiamato a vivere della pienezza della vita in Dio" molto di più lo sarà il consacrato che è chiamato a testimoniare ancora più radicalmente in mezzo al mondo il mistero di Cristo. Se "l'Anno santo dovrà essere un unico, ininterrotto canto di lode alla Trinità, Sommo Dio", i consacrati hanno un motivo in più per inneggiare e ringraziare Dio: essi sono stati chiamati da Dio, attraverso la loro consacrazione religiosa, a rendere sperimentabile agli uomini e alle donne di oggi questo ineffabile mistero di Dio che, nella persona di Cristo, ha fatto irruzione nella nostra storia.
L'uomo contemporaneo ha bisogno di vedere che le promesse di Dio, realizzatesi nella persona di Cristo duemila anni fa, si compiono anche oggi per lui.
L'uomo contemporaneo, soffocato da mille messaggi, più che mai ha bisogno del "lieto messaggio", della Parola che si fa carne della sua carne. L'uomo di oggi è stanco di false promesse di felicità, egli ha bisogno di qualcuno che lo aiuti a superare le sue angosce, le sue paure, le sue incertezze, ha bisogno di qualcuno che dia senso all'apparente assurdità che lo circonda. Riscoprire il volto di Cristo, questa è la finalità prima del Giubileo. Dipende anche dai consacrati se questa finalità sarà raggiunta...
In questa grande celebrazione giubilare la vita consacrata, riscoprendosi come segno della vita in comunione, indica al mondo contemporaneo la risposta che Dio stesso dà all'uomo che anela a una relazione vera con lui e con gli uomini.
L'uomo infatti è esigenza di comunione e di felicità totale. Nella nostra epoca, dolorosamente segnata da individualismi estremi che pongono l'uomo contro l'uomo e, nello stesso tempo, da collettivismi in cui la persona viene sacrificata, il grande giubileo ricorda a tutti il mistero della comunione rivelataci in Cristo e offerta a tutti gli uomini, che scaturisce dal cuore stesso di Dio Trinità.
A immagine del mistero divino, le persone sono chiamate a uscire da se stesse per trovare la propria vera identità nel dono di sé all'altro. La vita consacrata rivela che la partecipazione alla comunione consacrata può cambiare i rapporti umani, creando un nuovo tipo di solidarietà. Le persone consacrate vivono "per" Dio e "di" Dio e, proprio per questo possono confessare la potenza dell'azione riconciliatrice della grazia che abbatte i dinamismi disgregatori presenti nel cuore dell'uomo e nei rapporti sociali (VC 41).
La missione dei consacrati sempre, ma soprattutto in questo anno di grazia, deve essere come quelle di Cristo: "annunziare ai poveri un lieto messaggio". I nostri fratelli e le nostre sorelle soffrono non soltanto della povertà materiale (fame, sradicamento dalla propria terra, persecuzione, guerra, disoccupazione, malattia, abbandono...) ma anche della povertà spirituale (solitudine, disperazione, degrado morale, perdita dei valori, sfruttamento...).
A tutti questi i consacrati sono mandati ad annunziare il lieto messaggio della salvezza, della liberazione. Essi, che hanno fatto esperienza nella loro vita dell'azione liberatrice di Cristo, potranno testimoniare i frutti della redenzione a tutti gli uomini. Essi, che per vocazione sono sono entrati nell'anno di grazia", diranno con la loro vita, con la parola e con le opere che il regno di Dio, inaugurato da Gesù Cristo venti secoli fa, è potente ed efficace per tutti, esso può e deve penetrare nel tessuto della nostra società, può e deve cambiare l'ingiustizia in giustizia, la disperazione in speranza, l'odio in amore.

domenica 25 gennaio 2009


(Nell'immagine Olivier Clement, il teologo ortodosso francese recentemente scomparso)

Battezzati in Cristo

Il Concilio Vaticano II aveva affermato: "Ecumenismo vero non c'è senza interiore conversione, perché il desiderio dell'unità nasce e matura dal rinnovamento della mente, dall'abnegazione di se stesso e dal pieno esercizio della carità" (Unitatis redintegratio, 7).

Ma è davvero così? O sono solo belle parole? Più di tante belle parole di solito funzionano gli esempi. La recente scomparsa del grande teologo francese ortodosso Olivier Clement, proprio a ridosso dell'inizio della settimana di unità di preghiera ci offre una opportunità. Leggendo alcune testimonianze riportate dai quotidiani scopriamo grazie a fratel Aloise,attuale priore della Comunità di Taizé che molti anni fa in un incontro tra il teologo Clement e la comunità con il priore-fondatore fratel Roger, questi si illuminò di felicità sentendolo nel suo discorso citare un brano di Isacco di Ninive: "Dio non può che donare il suo amore". Fratel Roger ha voluto subito che con quella frase fosse composto un canto a Taizé, uno di quei canti meditativi che ripetono a lungo le stesse parole. E noi continuiamo a essere nutriti da quel canto ancora oggi. Chi l'avrebbe mai immaginato che uno dei più noti canti della Comunità di Taizé l'aveva per così dire "creato" un teologo ortodosso? Nel parlare di Taizé, Olivier Clément amava sottolineare come gli piaceva che in quel luogo i giovani venissero sollecitati ad approfondire la vita interiore e allo stesso tempo la solidarietà umana. Trovava ciò importante poiché, disse un giorno, "nulla è più responsabile del pregare". Fratel Roger si è talmente ritrovato in quella frase da farne il titolo di un capitolo di uno dei suoi libri.

Funziona sempre in questi contesti l'immagine della "ruota", i cui raggi più vicini al centro (=Dio) sono anche i più vicini tra loro e viceversa. C'è un aneddoto che forse sarebbe piaciuto a sia fratel Roger che al teologo Clement. “Un giorno padre Galaction pose questa domanda a un eremita che aveva incontrato per caso nella foresta: “Ditemi padre, quando verrà la fine del mondo?” E quel sant'uomo sospirando rispose: “Lo vuoi sapere padre Galaction? Quando non ci sarà più sentiero tra l'uomo e il suo vicino!” (I. Balan, Pateric romanesc, Institutul biblic, Bucarest 1980, p. 621)

Anche Benedetto XVI, nella scorsa estate, a Sydney, nel corso di un incontro ecumenico con circa 50 leader religiosi svoltosi nel contesto della XXIII Giornata Mondiale della Gioventù, ha ricordato: “Per andare avanti, dobbiamo continuamente chiedere a Dio di rinnovare le nostre menti con la grazia dello Spirito Santo, che ci parla attraverso le Scritture e ci guida alla verità tutta intera”. Dobbiamo stare in guardia contro ogni tentazione di considerare la dottrina come fonte di divisione e perciò come impedimento a quello che sembra essere il più urgente ed immediato compito per migliorare il mondo nel quale viviamo”. Il Papa ha affermato che la storia della Chiesa dimostra che la praxis non solo è inseparabile dalla didaché, cioè dall’insegnamento, ma anzi ne promana. “Quanto più assiduamente ci dedichiamo a raggiungere una comune comprensione dei divini misteri, tanto più eloquentemente le nostre opere di carità parleranno dell’immensa bontà di Dio e del suo amore verso tutti. Sant’Agostino espresse l’interconnessione tra il dono della conoscenza e la virtù della carità quando scrisse che la mente ritorna a Dio attraverso l’amore e che dovunque si vede la carità, si vede la Trinità”. Quindi il dialogo, ha detto Benedetto XVI, “avanza non solo attraverso uno scambio di idee, ma condividendo doni che ci arricchiscono mutuamente. Un’idea’ è finalizzata al raggiungimento della verità; un ‘dono’ esprime l’amore. Ambedue sono essenziali al dialogo. L’aprire noi stessi ad accettare doni spirituali da altri cristiani stimola la nostra capacità di percepire la luce della verità che viene dallo Spirito Santo”.

Allora "ecumenismo" e/o "dialogo" non devono essere tanto qualcosa da vivere solo in certi giorni dell'anno avvalendosi di appositi sussidi e di speciali iniziative, ma un atteggiamento del cuore da avere sempre, con l'umiltà e la consapevolezza della umana fragilità. L'Apostolo ci viene in aiuto, “Tutti voi infatti siete figli di Dio mediante la fede in Cristo Gesù, poiché quando siete stati battezzati in Cristo vi siete rivestiti di Cristo. Non c'è Giudeo, né Greco; non c'è schiavo, né libero; non c'è maschio né femmina, perché tutti voi siete uno in Cristo Gesù. Se appartenete a Cristo, allora siete discendenza di Abramo, eredi secondo la promessa.” (Gal 3,26-29).


M.L.A.

mercoledì 14 gennaio 2009

Settimana Ecumenica


(nella foto amici ortodossi della Georgia e di Mosca ospiti del recente convegno "Human Rights and Democracy" organizzato da The World Political Forum, 6 novembre 2008, Complesso Monumentale di Santa Croce di Bosco Marengo, Alessandria)

Sussidio per la settimana di preghiera

“Essere riuniti nella tua mano”
(cfr. Ezechiele 37, 17)

    La Settimana di preghiera per l’unità dei cristiani 2009 parte da uno sforzo unitario di cristiani di varie parti del mondo. In primo luogo si tratta dei cristiani coreani che ci offrono come spunto di meditazione questo versetto tratto dalla seconda grande visione del profeta Ezechiele. I Coreani citano questa visione perché si trovano nella situazione da cui era partito Israele prima dell’esperienza dell’esilio fatto da Ezechiele e dalla sua generazione. Anche la Corea, come Israele di allora, è un paese diviso in due stati: quello del nord e quello del sud, che malgrado la divisione e una terribile guerra di oltre cinquant’anni fa, si sente un’unica nazione. Ma questa è anche la realtà della cristianità di oggi, una realtà divisa ma che ha come speranza centrale quella di “formare un solo bastone nella mano di Dio” (cf Ez 37, 17).
    Nella storia d’Israele il periodo dell’esilio e del post-esilio fu senz’altro difficile e sentito come un’immane sciagura, ma fu in quel periodo che il monoteismo si espresse definitivamente e Israele, che era stato uno dei tanti piccoli regni della sponda asiatica del Mediterraneo, diventa il porta bandiera del Dio Creatore e Signore e l’annuncio di una nuova speranza per l’umanità. Il miracolo fu che un popolo disperso dalla zona di Assuan fino alla Tracia, dall’India fino alla Libia, poté portare, anche per il contributo dei persiani, un messaggio unitario al mondo. Il dono che quel popolo portò a termine in quegli anni è la Bibbia ed è un dono di cui non possiamo che dover riconoscenza agli uomini del tempo di Ezechiele e di Esdra.
    Anche oggi il mondo cerca unità. È un altro momento in cui sembra impossibile l’intervento di Dio; il mondo occidentale, dove non mancano i mezzi di sussistenza, corre dietro a sogni irraggiungibili e sembra dimenticare quali siano i significati veri della vita. Il cosiddetto terzo mondo si trova nella quasi impossibilità di vivere per la mancanza assoluta dei beni di sostentamento. La natura stessa è così condizionata dall’inquinamento prodotto dalle grandi nazioni che rende più visibile e di attualità stringente il gemito di cui parla l’apostolo Paolo (“Tutto l’universo aspetta con grande impazienza il momento in cui Dio mostrerà il vero volto dei suoi figli” Rm 8, 19).
    Questi ultimi, spesso disorientati e ben divisi sentono l’urgenza di fare propria la visione di Ezechiele: essere riuniti in modo di formare un solo bastone nella mano di Dio. In questa direzione essi hanno una sola arma: la preghiera, che rivolgono a Dio da ogni parte della terra e che esige da loro una conversione all’amore e ad alla giustizia che trovano insieme la loro realizzazione sulla croce di Cristo.

    I titoli proposti per ciascuno dei giorni della Settimana sembrano registrare questo schema appena indicato perché pongono le comunità cristiane di fronte alle vecchie e alle nuove divisioni, alla guerra e alla violenza, all’ingiustizia economica e alla povertà, alla crisi ecologica, alla discriminazione e al pregiudizio sociale, alla malattia e alla sofferenza, alla pluralità delle religioni per giungere infine a proclamare la speranza cristiana in un mondo di separazione. Siamo dunque in attesa dello splendido annuncio di Apocalisse 21 “Ora faccio nuova ogni cosa”.
Con cuore rinnovato prepariamoci a questa particolare settimana di preghiera per l’unità.

Chiesa Cattolica

Vincenzo Paglia
Vescovo di
Terni-Narni-Amelia

Presidente, Commissione CEI per l'Ecumenismo e il Dialogo


PREGHIERE PROPOSTE DALLE CHIESE LOCALI 1


Woo-Ri Gi-Do - Ascolta la nostra preghiera
Preghiera coreana
O Signore, ascolta la nostra preghiera.
Tu sai ciò di cui abbiamo bisogno
e ci esaudisci.
Donaci la pace.
Comune preghiera per la pace e la riunificazione della penisola coreana
Speriamo
che la nostra riunificazione sarà salda e splendida.
Speriamo
che la nostra storia di dolore e sofferenza,
rechi unità alla nostra nazione
e offra speranza al mondo.
O Signore,
in te, ancora una volta, culliamo un alto sogno
il tuo stesso sogno sulla croce, nei tempi antichi,
il grande sogno che ogni persona e tutta la storia dimori in te.
È anche il nostro sogno.

Preghiera di Pasqua, comune alle chiese del sud e del nord: O Signore, che hai vinto la morte e sei risorto alla vita! (“Io ho vinto il mondo”, Gv 16, 33)

Preghiera scritta congiuntamente dal Consiglio nazionale delle chiese in Corea (NCCK) e dalla Federazione cristiana coreana (KCF).
Lodiamo il nostro Dio, il Signore risorto,
Che il Terzo giorno
ha vinto la croce
ha lasciato dietro di sé, vuota, la tomba
ed è risorto, in bianche vesti.
Il nostro Signore risorto,
le cui lacrime del Getsemani hanno fatto fiorire boccioli di fiori,
il cui dolore sul Golgota ha portato luce nelle tenebre,
Che ha trasformato la disperazione attorno alla tomba
in gioia,
Egli è la speranza eterna dell’umanità intera.
Ora,
noi che siamo senza forze
per la lunga oscurità della divisione,
noi che, portando la croce,
abbiamo vagato su questa terra come in un luogo selvaggio,
noi che abbiamo camminato lungo la strada coronata di spine,
attendendo l’alba,
qui,
oggi,
attraverso ogni valle della nostra vasta terra,
chiese del nord e del sud, riunite come fossero una,
cristiani del nord e del sud che uniscono i loro cuori
lodano Dio per il nuovo mattino della Pasqua.
O Dio,
fa’ che noi diventiamo testimoni viventi della resurrezione,
lascia che le nostre mani, insanguinate per aver conficcato
il chiodo dell’odio
e inferto la lanciata della condanna,
divengano mani capaci di fasciare le ferite,
mani reciprocamente tese nella riconciliazione.
Nel cammino di sofferenza,
fa’ che torniamo ad avere voce di conforto, passi di pace.
A capire, finalmente, che possiamo cambiare
la nostra storia di morte.
E,
come la croce e la resurrezione sono uno,
come il fiume Daedong nel nord e il fiume Han nel sud
confluiscono nello stesso mare,
fa’ che la nostra incompleta liberazione,
dal monte Halla nel sud al monte Baekdu nel nord,
dai monti Kaesong a ovest, fino ai monti Keumgang ad est,
possa divenire perfetta riunificazione.
E infine,
che il nostro saluto pasquale nel Signore: “La pace sia con te” (Gv 20, 19)
possa raggiungere oltre l’Asia, tutto il mondo,
e unirci tutti nella pace,
in grida di gioia, in esultanza, in abbracci fraterni.
Possano i giorni incerti del villaggio globale,
divenire, invece, il Terzo giorno di speranza.
Te lo chiediamo nel nome di Gesù Cristo risorto,
Che guida la nostra terra a divenire un solo paese,
una nuova creazione.

La croce
di Yun Dongju, poeta e martire che combatté per l’indipendenza della Corea nel periodo coloniale giapponese, fu condannato a morte nel 1945.
La luce del sole
che mi seguiva
fino ad un istante fa
si è ora impigliata sopra la croce
in cima alla chiesa.
Mi chiedo
come abbia potuto scalare
un così alto pinnacolo.
Camminavo su e giù senza posa,
sospirando
nessuna campana di chiesa suonava.
E se si stesse preparando una croce
la stessa di quell’Uomo agonizzante
di Cristo Gesù, beato,
stillerei sangue lungo il collo,
in silenzio,
come un fiore che sboccia
sotto il cielo che volge al crepuscolo.

Che possano essere uno
O Padre mio, Dio santo,
proteggili per la potenza del tuo nome,
per il nome che Tu hai dato loro,
che possano essere uno come io e te siamo uno.
Come Tu mi hai mandato nel mondo,
io ho mandato loro nel mondo.
Per loro io santifico me stesso,
perché anch’essi possano essere santificati in verità.
Io in loro e Tu in me.
Possano essere condotti alla piena unità
perché il mondo sappia che Tu mi hai mandato
e che li hai amati come hai amato me.


SITUAZIONE ECUMENICA IN COREA 2

Il popolo coreano: cinquemila anni di storia come nazione unita
    Al fine di comprendere la situazione ecumenica in Corea, è necessario capire la peculiare storia della nazione e del popolo coreani.
    La Corea, fondata nel 2333 a.C. dai Dankun, rimase una nazione etnicamente omogenea per cinquemila anni. Nonostante avesse dovuto sopportare gravi minacce da parte della Cina durante i primi duemila anni, la Corea mantenne la propria dignità e libertà come nazione (antico Choson).
    Nel periodo che va dal I secolo a.C al VII secolo d.C., si susseguirono varie dinastie in Corea. Dal 57 a.C. al 935 d.C., le dinastie Koguryô (37 a.C. - 668 d.C.), Paekche (18 a.C. - 660 d.C.) e Silla (57 a.C. - 935 d.C.) diedero vita a quello che sarà chiamato, nella storia coreana, il periodo dei “Tre regni” (Samguk). Nel X secolo, nel nord, alla dinastia Balhae (698-926 d.C.) succedette la dinastia Koryô (918 d.C. - 1392 d.C.), seguita, nel XIV secolo, dalla dinastia Choson (1392 d.C. - 1910 d.C.). Durante l’intero periodo la Corea non solo rimase una nazione omogenea, ma raggiunse anche un grande sviluppo culturale.
    Nel 1897 venne fondata la Corea imperiale (Daehan Jeguk) che segnò l’inizio dell’era moderna nella storia coreana. Dal 1910 al 1945 la Corea fu occupata dai Giapponesi; nonostante ciò i Coreani non persero mai la speranza e non smisero mai di lottare per la propria indipendenza. Questa lotta e tutto l’impegno che ne derivò, li condussero alla liberazione dall’occupazione giapponese nel 1945, con la fine dell Seconda Guerra mondiale. La storia riflette la sorte della Corea; a motivo, infatti, della sua strategica ubicazione geo-politica, ha dovuto sopportare molte ingerenze e invasioni da parte delle grandi potenze mondiali.
    La Corea ha anche dovuto combattere con conflitti interni che riflettevano le varie ideologie. Il perdurare di questa situazione per molti anni ha portato all’istituzione, al nord, della Repubblica popolare di Corea (Democratic People’s Republic of Korea, DPRK), basata sul Comunismo, e, al sud, alla fondazione della Repubblica di Corea (Republic of Korea, ROK), basata sulla democrazia e sulla libertà. Il contrasto e il conflitto fra queste due ideologie hanno portato alla tragedia della guerra coreana (1950-53), che ha mietuto molte vittime. Nel 1953 fu firmato un armistizio, e il confine fra la Corea del Nord e la Corea del Sud, con la sua zona smilitarizzata (DMZ), divenne il simbolo visibile della tragedia della storia coreana.
    Il numero di famiglie divise dalla guerra e dalle sue conseguenze raggiunge quasi i dieci milioni. Solo recentemente a queste famiglie sono state concesse limitate opportunità di incontro, ma nella maggior parte dei casi le famiglie non sanno neppure se i loro membri che si trovano aldilà della divisione nord-sud, siano ancora vivi o meno. Il loro dolore rimane nel cuore di ognuno e costituisce una profonda ferita all’onore e all’identità della nazione.
 
Riconciliazione e collaborazione fra nord e sud
    Il 4 luglio del 1972, la penisola coreana ha vissuto una svolta storica. La Dichiarazione congiunta firmata in quell’occasione ha cambiato l’atmosfera di conflitto e ostilità, attenuando il clima di reciproca violenza, facilitando la discussione e muovendo passi concreti verso l’unificazione nazionale, come un compito comune.
    Il Consiglio ecumenico delle chiese e la Chiesa cattolica si sono impegnati nell’alleggerire la tensione e facilitare il processo di pace. Nel 1988 l’Assemblea generale del Consiglio nazionale di chiese in Corea (National Council of Churches in Korea, NCCK) ha reso nota la Dichiarazione delle chiese coreane sulla riunificazione nazionale e sulla pace (Korean Churches’ Declaration on the National Reunification and Peace); e la Conferenza episcopale coreana (Catholic Bishops Conference of Korea, CBCK) ha organizzato una Commissione per la riconciliazione nazionale (Committee on National Reconciliation). Facendo seguito a questi eventi sono state fondate molte chiese nel nord Corea (come la chiesa cattolica Changchungdang e la chiesa Chilkok) dove si sono tenute celebrazioni.
    In questo contesto il premio Nobel per la Pace Kim Dae-Jung, già Presidente della Repubblica di Corea (ROK), ha tenuto un summit con il leader Nord coreano Kim Jong-Il. Da questo incontro è scaturita la pubblicazione della Dichiarazione del 15 giugno 2000, che rafforzò il governo Sud coreano nella sua politica di distensione denominata “del sole splendente” (sunshine policy) nei confronti del nord. Nonostante ciò, la situazione nella zona demilitarizzata (DMZ) mostra l’alto livello di tensione fra nord e sud. Le energie spese per ricostituire la pace nella penisola coreana, guidate dai paesi coinvolti nelle “trattative delle sei nazioni” (six party talks) hanno portato frutti di cooperazione e collaborazione in vari ambiti, ad esempio: sostegno materiale a livello governativo e civile, scambi a livello culturale, ma anche sportivo, religioso e artistico, così come a livello accademico ed economico.

Superare i conflitti e le divisioni per progredire verso l’unità
    Nonostante i molti sforzi per raggiungere la pace e la riconciliazione nella penisola coreana, rimangono ancora profonde radici di conflitto, divisione e contrasto. Per realizzare un’unificazione pacifica, i due paesi devono affrontare insieme alcune realtà: la tensione fra liberalismo e socialismo, il divario fra ricchezza e povertà, l’oppressione a danno della fede e della religione.
    Vi è un muro fra la popolazione del nord e quella del sud, un muro che sembra difficile abbattere. La speranza e il desiderio ardente di unificazione sono pur sempre presenti da entrambe le parti, come espresso dal comune canto: Uri Ui Sowon Eun Tongil!. Tutti i Coreani, anche se devono affrontare ancora la separazione e la tensione, sperano in una riunificazione di pace e in una autentica riconciliazione per la loro penisola. Come cristiani attendiamo con speranza il giorno in cui Dio renderà le due parti ora divise una sola, e noi potremo lodare Dio e rendergli grazie per questo atto di nuova creazione.

La cornice della Settimana di preghiera per l’unità dei cristiani: il movimento ecumenico in Corea.
    La comunità cattolica coreana fu fondata nel 1784 dal primo battezzato cattolico coreano: Lee Sung-Hun, che divulgò la dottrina cristiana fra i suoi compatrioti. Il Protestantesimo fu introdotto in Corea verso il 1880. Nel 1919 i cristiani coreani cooperarono con i loro vicini di altre fedi, ad esempio con i leader del Buddismo, dei Taoismo Chon, e delle Religioni tradizionali, per resistere contro il potere giapponese, per amore della propria indipendenza.
    La nascita del movimento ecumenico in Corea può ricondursi alle raccomandazioni e allo spirito del Concilio Vaticano II (1962-65), e soprattutto al Decreto sull’ecumenismo Unitatis Redintegratio, che ha sottolineato l’importanza di unificare gli sforzi di tutti i cristiani per l’unità fra le chiese. Le chiese e gli organismi che, in Corea, prendono parte a colloqui interconfessionali sono: la Metropolia Ortodossa di Corea, la Conferenza episcopale coreana, il Consiglio nazionale di chiese in Corea e le sue chiese membro: la Chiesa presbiteriana in Corea, la Chiesa metodista coreana, la Chiesa presbiteriana nella Repubblica della Corea, l’Esercito della salvezza nel territorio della Corea, la Chiesa anglicana di Corea, la Chiesa evangelica in Corea, le Assemblee di Dio Full Gospel in Corea e la Chiesa luterana in Corea.
    Il Consiglio di chiese nazionale in Corea, che rappresenta il Protestantesimo, e la Chiesa cattolica in Corea, hanno ospitato alternativamente celebrazioni congiunte per la Settimana di preghiera per l’unità dei cristiani sin dall’inizio degli anni settanta. La preghiera comune ha costituito uno spazio per pregare e lavorare insieme, rafforzando il movimento ecumenico coreano. Nel 1977 biblisti di tradizione protestante e cattolica hanno ultimato la traduzione comune della Bibbia, in modo che, per la prima volta, tutte le Chiese coreane hanno potuto avere la medesima versione della Bibbia in lingua coreana.
    Il movimento ecumenico in Corea si avvale oggi di programmi congiunti diversificati per differenti gruppi: per l’organico di varie denominazioni, per teologi, studenti di seminari, e per moderatori di diverse denominazioni. Un gruppo di studio di teologi ha ospitato un Forum Ecumenico dal 2000, che tratta dei diversi temi teologici al fine di incoraggiare la reciproca comprensione fra chiese cattoliche e protestanti. Inoltre, un gruppo organizzato da seminaristi studenti ha portato avanti programmi di reciproche visite a vari seminari e ha ospitato gare di atletica per sviluppare l’amicizia fra i membri delle varie chiese. I moderatori di varie confessioni si incontrano e pranzano insieme normalmente per approfondire la loro amicizia, comprensione e per uno scambio di idee.
    Un seminario sull’unità dei cristiani in Asia, che si è tenuto dal 24 al 28 luglio 2006 alla Aaron’s House, si è rivelato essere un evento memorabile per la storia del movimento ecumenico coreano. Il seminario era ospitato dal cardinal Walter Kasper, Presidente del Pontificio consiglio per la promozione dell’unità fra i cristiani. Responsabili ecumenici da diversi paesi asiatici si sono riuniti e hanno discusso sulla visione dell’unità. Il 23 luglio 2006, alla XIX Conferenza metodista mondiale che si è tenuta proprio in Corea, a Seul, il Consiglio mondiale metodista ha firmato la Dichiarazione congiunta sulla dottrina della Giustificazione che era già stata firmata dalla Chiesa cattolica e dalla Federazione mondiale luterana nel 1999. Questo evento ragguardevole per l’unità della chiesa a livello internazionale, ha quindi avuto luogo in Corea.
    Radicati sull’esperienza di reciproca fiducia che si è costruita negli anni attraverso programmi congiunti e attività, i capi delle chiese protestanti e cattoliche in Corea hanno compiuto un pellegrinaggio ecumenico dall’8 al 16 dicembre 2006, che includeva una visita a Benedetto XVI e al Vaticano, una visita al Segretario generale del Consiglio ecumenico delle chiese a Ginevra, e a Sua Santità il Patriarca ecumenico a Istambul, Turchia. A Roma hanno anche incontrato l’organico del Pontificio consiglio per la promozione dell’unità fra i cristiani, e, similmente, a Ginevra membri dello staff della Commissione Fede e Costituzione del Consiglio ecumenico delle chiese. Durante queste visite è stata avanzata la proposta che le chiese coreane avrebbero potuto preparare il materiale per la Settimana di preghiera del 2009. I due organismi hanno valutato positivamente la proposta e hanno concordato, affidando loro la stesura del materiale preparatorio.
    Il 23 gennaio 2007 le chiese coreane hanno celebrato la Settimana di preghiera presso la chiesa anglicana di Chongiu, cui è seguito un incontro fra teologi di entrambe le confessioni, cattolica e protestante, durante il quale sono state nominate due persone da parte protestante e tre da parte cattolica come membri della Sottocommissione preparatoria per la stesura del testo della Settimana di preghiera 2009. La Sottocommissione ha avuto il suo primo incontro l’8 febbraio 2007 e ha scelto come tema il brano di Ezechiele 37, 15-28 che contiene la profezia della riunificazione del regno di Israele, esso infatti, evoca la situazione della penisola coreana. È stato poi stabilito che ciascuna denominazione avrebbe scritto una riflessione biblica o una preghiera per ciascuno degli otto giorni. Così ha avuto inizio il lavoro che ha portato alla redazione del materiale per la Settimana 2009.

Conclusione
    Lo stato attuale della penisola coreana - che impedisce ai Coreani che vivono in una parte di essere in contatto con i loro genitori, figli, fratelli e sorelle, parenti e amici che vivono nell’altra parte - è inaccettabile e deve essere superato e risolto definitivamente. La situazione politica nella Corea del Nord, che non permette alle persone di scegliere la propria fede religiosa, rappresenta una situazione oppressiva, che condiziona la coscienza umana. Queste situazioni di confronto, antagonismo, conflitto, violenza, guerra radicati nelle ostilità religiose, razziali, etniche, non sono limitate alla sola penisola coreana, ma accadono in molte parti del mondo oggi. L’esperienza coreana di divisione e di sofferenza è certamente rilevante per i cristiani e per le società di tutto il mondo. I cristiani in Corea - cattolici, ortodossi, protestanti - lavorano insieme per il bene comune, e per portare un’autentica pace alla penisola, anche ai i vicini di altre fedi, Buddisti, Confuciani e altre Religioni tradizionali, incluse il Buddismo Won e il Taoismo Chon (ChonDoGyo).
    Durante la Settimana di preghiera, i cristiani sono chiamati a pregare per la promozione dell’unità e della pace, compiti che sono importanti responsabilità per i cristiani in questo mondo. La speranza che ispira questa preghiera è che tutti i popoli nel mondo possano diventare il popolo di Dio, così Dio sarà il loro Dio e al popolo sarà data la felicità della gioia e della prosperità quando il contrasto, il conflitto e la divisione saranno superate e sarà stata raggiunta l’unità. I cristiani devono pregare con pazienza per “i nuovi cieli e la nuova terra”, e allora si realizzerà la parola del Signore: “Essi saranno il mio popolo e io sarò il loro Dio” (Ez 37, 23).
SUGGERIMENTI PER L’ORGANIZZAZIONE
DELLA SETTIMANA DI PREGHIERA PER L'UNITÀ DEI CRISTIANI

Cercare l’unità: un impegno per tutto l’anno
    La data tradizionale per la celebrazione della Settimana di preghiera per l’unità dei cristiani, nell’emisfero nord, va dal 18 al 25 gennaio, data proposta nel 1908 da padre Paul Wattson, perché compresa tra la festa della cattedra di san Pietro e quella della conversione di san Paolo; assume quindi un significato simbolico. Nell’emisfero sud, in cui gennaio è periodo di vacanza, le chiese celebrano la Settimana di preghiera in altre date, per esempio nel tempo di Pentecoste (come suggerito dal movimento Fede e Costituzione nel 1926), tempo altrettanto simbolico per l’unità della Chiesa.
    Consapevoli di una tale flessibilità nella data della Settimana, incoraggiamo i fedeli a considerare il materiale presentato in questa sede come un invito a trovare opportunità in tutto l’arco dell’anno per esprimere il grado di comunione già raggiunto tra le chiese e per pregare insieme per il raggiungimento della piena unità che è il volere di Cristo stesso.

Adattamento del testo
    Il testo viene proposto nella convinzione che, ove possibile, venga adattato agli usi locali, con particolare attenzione alle pratiche liturgiche nel loro contesto socio-culturale e alla dimensione ecumenica.

    In alcune località già esistono strutture ecumeniche in grado di realizzare questa proposta, ma ove non esistessero se ne auspica l’attuazione.

Utilizzo del testo
— Per le chiese e comunità cristiane che celebrano la Settimana di preghiera in una singola liturgia comune viene offerto un servizio di culto ecumenico.

— Le chiese e comunità cristiane possono anche inserire il testo della Settimana di preghiera in un servizio liturgico proprio. Le preghiere della celebrazione ecumenica della parola di Dio, gli “otto giorni”, nonché le musiche e le preghiere aggiuntive possono essere utilizzate a proprio discernimento.

— Le comunità che celebrano la Settimana di preghiera in ogni giorno dell’ottavario, durante la loro preghiera, possono trarre spunti dai temi degli “otto giorni”.

— Coloro che desiderano svolgere studi biblici sul tema della Settimana di preghiera possono usare come base i testi e le riflessioni proposte negli “otto giorni”. Ogni giorno l’incontro può offrire l’occasione per formulare preghiere d’intercessione conclusive.

— Chi desidera pregare privatamente per l’unità dei cristiani può trovare utile questo testo come guida per le proprie intenzioni di preghiera. Ricordiamo che ognuno di noi si trova in comunione con i fedeli che pregano nelle altre parti del mondo per costruire una più grande e visibile unità della Chiesa di Cristo.
PRIMO GIORNO
“Essere riuniti nella tua mano”
Le comunità cristiane di fronte a vecchie e nuove divisioni

Ezechiele 37, 15-19.22-24a
Uno nella tua mano
Salmo 103(102), 8-13 (o 8-18)
Il Signore è bontà e misericordia; è paziente, costante nell’amore
1 Corinzi 3, 3-7.21-23
Le vostre discordie e le vostre divisioni [...] voi invece appartenete a Cristo
Giovanni 17, 17-21
Fa’ che siano tutti una cosa sola [...] così il mondo crederà

Commento:
 
    I cristiani sono chiamati ad essere strumenti dell’amore costante e riconciliatore di Dio, in un mondo segnato da vari tipi di separazione e alienazione. Essendo battezzati nel nome del Padre, del Figlio e dello Spirito Santo, e professando l’unica fede nel Cristo crocefisso e risorto, siamo un popolo che appartiene a Cristo, un popolo inviato ad essere il corpo di Cristo nel e per il mondo. Cristo ha pregato per i suoi discepoli: che possano essere una cosa sola, cosicché il mondo possa credere.
    Le divisioni fra noi cristiani su contenuti fondamentali della fede e del discepolato feriscono gravemente la nostra capacità di testimonianza di fronte al mondo. In Corea, come in molte altre nazioni, il messaggio cristiano è stato portato da voci in conflitto, che annunciavano una discordante proclamazione dell’evangelo. Vi è la tentazione di vedere le attuali divisioni e i conflitti che le accompagnano come un’eredità naturale della nostra storia cristiana, piuttosto che come una contraddizione interna dell’annuncio che Dio Padre ha riconciliato il mondo in Cristo.
    La visione di Ezechiele dei due bastoni, su cui sono scritti i nomi delle tribù divise dell’antico Israele, e che diventano un solo regno nella mano di Dio, è un’immagine vigorosa della potenza di Dio nel portare la riconciliazione, nel realizzare ciò che un popolo radicato nella divisione non può realizzare. Si tratta di una immagine altamente evocativa per i cristiani divisi, che prefigura la sorgente della riconciliazione che si trova al cuore stesso della proclamazione cristiana. Sui due pezzi di legno che formano la croce di Cristo, il Signore della storia prende su di sé le ferite e le divisioni dell’umanità. Nella totalità del dono di se stesso sulla croce, Gesù tiene unito il peccato umano con l’amore misericordioso e redentivo di Dio. Essere cristiani significa essere battezzati in questa morte, nella quale il Signore, per la sua misericordia senza limiti, incide sul legno della croce i nomi dell’umanità ferita, tenendo noi tutti stretti a lui e ricostituendo la nostra relazione con Dio e fra noi.
    L’unità dei cristiani è una comunione fondata nella nostra appartenenza a Cristo, a Dio. Nel convertirci sempre più a Cristo, veniamo riconciliati dalla potenza dello Spirito Santo. La preghiera per l’unità dei cristiani è un riconoscimento della nostra fede in Dio, una totale apertura di noi stessi allo Spirito. Assieme agli altri nostri intenti per l’unità - il dialogo, la testimonianza comune e la missione - la preghiera è uno strumento privilegiato attraverso cui lo Spirito Santo rende la riconciliazione in Cristo visibilmente manifesta al mondo che Cristo stesso è venuto a salvare.

Preghiera:
Dio Padre compassionevole,
Tu ci hai amato e perdonato in Cristo,
e hai voluto, in quell’amore redentivo, perdonare l’intera umanità.
Guarda con benevolenza a noi
che lavoriamo e preghiamo per l’unità delle comunità cristiane divise.
Donaci l’esperienza di essere fratelli e sorelle nel tuo amore,
affinché noi possiamo essere uno, uno nella tua mano. Amen.




 
    SECONDO GIORNO
“Essere riuniti nella tua mano”
I cristiani di fronte alla guerra e alla violenza

Isaia 2, 1-4
Cesseranno di prepararsi alla guerra
Salmo 74(73), 18-23
Non dimenticare mai la vita dei tuoi poveri
1 Pietro 2, 21-25
Le sue ferite sono state la vostra guarigione
Matteo 5, 38-48
Pregate per quelli che vi perseguitano

Commento:
 
    La guerra e la violenza sono ancora i maggiori ostacoli a quell’unità voluta da Dio per l’umanità. Dopotutto, la guerra e la violenza sono il risultato di una divisione non sanata, che esiste in noi stessi, e dell’arroganza umana che impedisce di ritrovare il reale fondamento della nostra esistenza.
    I cristiani della Corea desiderano ardentemente mettere fine a più di cinquanta anni di separazione fra la Corea del Nord e la Corea del Sud, e vedere la pace consolidata nel mondo. La precarietà che prevale nella penisola coreana non solo rappresenta il dolore dell’unica nazione al mondo ancora divisa, ma simboleggia anche i meccanismi della divisione, dell’ostilità e della vendetta che affliggono l’umanità.
    Come si può mettere fine a questa spirale di guerra e di violenza? Gesù ci mostra la forza che può fermare il circolo vizioso della violenza e dell’ingiustizia anche nella più brutale delle situazioni. Ai suoi discepoli, che rispondono alla violenza e reagiscono secondo la logica del mondo, paradossalmente, Egli insegna la rinuncia alla violenza (cfr. Mt 26, 51-52).
    Gesù svela la verità sulla violenza umana. Fedele al Padre, Egli muore sulla croce per salvarci dal peccato e dalla morte. La croce rivela il paradosso e il conflitto inerenti a Gesù fattosi uomo. La morte violenta di Gesù marca l’inizio di una nuova creazione, che inchioda il peccato umano, la violenza e la guerra proprio a quella croce.
    Gesù Cristo insegna una non violenza basata non sul semplice umanitarismo; insegna il ristabilimento della creazione di Dio, la speranza e la fede nella venuta finale dei nuovi cieli e della nuova terra. Questa speranza, fondata sulla vittoria finale di Gesù sulla morte, ci incoraggia a perseverare nella ricerca dell’unità dei cristiani, per contrastare più efficacemente ogni forma di guerra e di violenza.

Preghiera:
O Signore, che hai dato te stesso sulla croce per l’unità del genere umano,
ti offriamo la nostra natura umana deturpata dall’egoismo,
dall’arroganza, dalla vanità e dal risentimento.
O Signore, non abbandonare gli oppressi
che soffrono per le tante forme di violenza, di avversione e di odio,
vittime di erronee credenze e ideologie di conflitto.
O Signore, nella tua compassione tendici la mano,
e prenditi cura del tuo popolo,
cosicché possiamo gustare pienamente la pace e la gioia, nell’ordine della tua creazione.
O Signore, fa’ che tutti i cristiani possano operare insieme
per portare la tua giustizia nel mondo.
Dacci il coraggio di aiutare il nostro prossimo a portare la croce,
invece che mettere la nostra sulle loro spalle.
Signore, insegnaci la saggezza di trattare i nostri nemici con amore,
invece che con odio. Amen.



 
    TERZO GIORNO
“Essere riuniti nella tua mano”
I cristiani di fronte all’ingiustizia economica e alla povertà

Levitico 25, 8-14
Il giubileo che libera
Salmo 146(145), 1-10
Il Signore difende la causa dei perseguitati
1 Timoteo 6, 9-10
L’amore dei soldi è la radice di tutti i mali
Luca 4, 16-21
Gesù e il giubileo come liberazione

Commento:
 
    Noi preghiamo per l’avvento del regno di Dio. Attendiamo un mondo dove le persone non muoiano precocemente a causa della povertà, mentre il sistema economico del mondo di oggi aggrava la situazione dei poveri e accentua l’iniquità sociale.
    Oggi la comunità mondiale deve far fronte alla crescente precarietà nel lavoro e alle sue conseguenze. L’idolatria del mercato e del profitto, come la brama di denaro secondo l’autore della lettera a Timoteo, appare come “la radice di tutti i mali”. Che cosa possono e devono fare le chiese in questo contesto? Guardiamo al tema biblico del giubileo che Gesù evoca per definire il suo ministero.
    Secondo il testo del Levitico, durante il giubileo doveva essere proclamata la liberazione; gli immigrati per motivi economici potevano tornare alle loro case e alle loro famiglie; se qualcuno aveva perso i proprio beni, avrebbe potuto vivere modestamente come residente straniero. I soldi non potevano essere prestati per interesse, né il cibo dato per guadagno.
    Il giubileo implicava un’etica della comunità, la liberazione dei prigionieri e il loro ritorno a casa, il ristabilimento dei diritti finanziari e la cancellazione dei debiti. Per le vittime di strutture sociali ingiuste, ciò significava il ristabilimento della legge e dei loro mezzi di sussistenza.
    Al contrario, la logica del mondo di oggi, in cui l’“avere più denaro” è visto come il più alto valore e il fine della vita, può solo portare morte. Come chiese siamo chiamate a contrapporci a tutto ciò, vivendo insieme nello spirito del giubileo biblico, seguendo Cristo, e proclamando questo evangelo. Nella misura in cui i cristiani sperimentano la guarigione delle loro divisioni, essi divengono più sensibili alle altre divisioni che feriscono l’umanità e la creazione.

Preghiera:
O Dio di giustizia,
in questo mondo ci sono luoghi che sovrabbondano di ogni bene,
ed altri dove manca il necessario, e sono molti gli affamati e i malati.
O Dio di pace,
ci sono molti in questo mondo che traggono profitto dalla violenza e dalla guerra,
e altri che a causa della guerra e della violenza sono costretti a lasciare le loro case, esuli.
O Dio di compassione,
aiutaci a comprendere che non possiamo vivere solo per la ricchezza,
ma che possiamo vivere per la parola di Dio;
aiutaci a comprendere che non possiamo ottenere l’autentica vita e la vera prosperità,
eccetto che nell’amore per Dio e nell’obbedienza ai suoi insegnamenti.
Ti preghiamo nel nome di Gesù Cristo, nostro Signore. Amen.



 
    QUARTO GIORNO
“Essere riuniti nella tua mano”
I cristiani di fronte alla crisi ecologica

Genesi 1, 31 - 2, 3
E Dio vide che tutto quel che aveva fatto era davvero molto bello
Salmo 148, 1-5
A un suo comando foste creati
Romani 8, 18-23
La distruzione della creazione
Matteo 13, 31-32
Il più piccolo di tutti i semi

Commento:
 
    Dio creò il nostro mondo con saggezza ed amore, e quando ebbe finito la grande opera della creazione, vide che era cosa buona.
    Oggi, tuttavia, il mondo si trova ad affrontare una seria crisi ecologica. La terra soffre per il riscaldamento globale come conseguenza del nostro eccessivo consumo di energia. L’estensione delle foreste nel nostro pianeta è diminuita del 50% negli ultimi quaranta anni, mentre i deserti si stanno espandendo sempre più velocemente; ¾ della vita dell’oceano è già sparita. Ogni giorno più di cento specie viventi muoiono, e questa perdita di bio-diversità è una seria minaccia per l’umanità stessa. Possiamo affermare, assieme all’apostolo Paolo, che la creazione è stata consegnata al potere della distruzione, e geme come nelle doglie del parto.
    Non possiamo negare che gli esseri umani abbiano una pesante responsabilità nella distruzione ambientale. La loro sfrenata avidità porta l’ombra della morte su tutta la creazione.
    Insieme i cristiani devono fare il massimo possibile per salvare il creato. Davanti all’immensità di questo compito, essi devono unire i loro sforzi. Solo insieme possono proteggere l’opera del creatore. È impossibile ignorare la centralità che gli elementi naturali rivestono nelle parabole e negli insegnamenti di Gesù. Cristo mostra grande rispetto anche per il più piccolo seme. Riaffermando la visione biblica della creazione, i cristiani possono contribuire con un’unica voce all’attuale riflessione sul futuro del pianeta.

Preghiera:
O Dio nostro creatore,
il mondo è stato creato dalla tua parola e Tu vedesti che era buono,
ma oggi noi stiamo diffondendo morte e distruzione nell’ambiente.
Concedici il pentimento per la nostra avidità,
aiutaci a rispettare tutto ciò che Tu hai fatto.
Insieme, desideriamo proteggere la tua creazione. Amen.



 
    QUINTO GIORNO
“Essere riuniti nella tua mano”
I cristiani di fronte alla discriminazione e al pregiudizio sociale

Isaia 58, 6-12
Non abbandonare il proprio simile
Salmo 133(132), 1-4
Come è bello e piacevole che i fratelli vivano insieme
Galati 3, 26-29
Uniti a Gesù Cristo tutti voi siete diventati un solo uomo
Luca 18, 9-14
Per alcuni che si ritenevano giusti

Commento:
 
    All’inizio, gli esseri umani creati ad immagine di Dio erano uno nelle sue mani. Quando il peccato, però, è entrato nel cuore degli uomini e delle donne, abbiamo alimentato ogni genere di pregiudizio; l’identità etnica o anche il solo fatto di essere maschio o femmina può essere motivo di discriminazione. In altri luoghi ancora può essere il fatto di essere disabili, o di aderire ad una particolare religione a causare l’emarginazione. Tutti questi fattori discriminatori sono disumanizzanti, fonte di conflitto e di grande sofferenza.
    Nel suo ministero terreno, Gesù si è mostrato particolarmente sensibile verso la parità di uomo e donna come esseri umani. Egli continuamente ha denunciato la discriminazione in ogni sua forma, così come l’orgoglio che ne derivava. I giusti non sempre sono quelli che potremmo immaginare. Il disprezzo non ha posto nel cuore dei fedeli.
    Il salmo 133 paragona la gioia di una vita condivisa con le sorelle e i fratelli, alla bontà dell’olio prezioso o alla rugiada del Monte Ermon. Ci viene dato di gustare questa gioia con le nostre sorelle e i nostri fratelli ogni volta che ci liberiamo da questi pregiudizi confessionali nei nostri incontri ecumenici.
    Il ristabilimento dell’unità di tutto il genere umano è missione comune a tutti i cristiani. Insieme essi devono opporsi a ogni discriminazione. È anche la loro speranza comune, perché tutti sono uno in Cristo e non vi è più Giudeo o Greco, schiavo o libero, uomo o donna.

Preghiera:
O Signore, aiutaci a riconoscere la discriminazione
e l’emarginazione che reca danno alla società;
dirigi il nostro sguardo e aiutaci a riconoscere i nostri pregiudizi.
Insegnaci a bandire ogni disprezzo
e a gustare la gioia di vivere insieme in unità. Amen.



 
    SESTO GIORNO
“Essere riuniti nella tua mano”
I cristiani di fronte alla malattia e alla sofferenza

2 Re 20, 1-6
Ricordati di me, o Signore!
Salmo 22(21), 1-12
Perché mi hai abbandonato?
Giacomo 5, 13-15
Questa preghiera, fatta con fede, salverà il malato
Marco 10, 46-52
Gesù gli domandò: Che cosa vuoi che io faccia per te?

Commento:
 
    Quante volte Gesù incontra i malati e vuole guarirli! La consapevolezza della compassione del Signore per i malati è comune a tutte le nostre chiese, sebbene ancora separate. I cristiani hanno sempre seguito il suo esempio, curando gli ammalati, costruendo ospedali e strutture sanitarie, organizzando missioni mediche, e prendendosi cura dei figli di Dio.
    Ma non è sempre così ovvio. I sani tendono a dare per scontata la salute, e a dimenticare coloro che non possono prendere parte alla vita quotidiana della comunità perché sono malati o disabili. Questi ultimi possono allora sentirsi esclusi dalla grazia di Dio, dalla sua presenza, benedizione e potenza salvifica.
    La profonda e radicata fede di Ezechia lo sostiene nella sua malattia. In un momento di dolore, egli trova le parole per ricordare a Dio la sua grazia. Sì, chi soffre potrebbe anche usare parole dalla Bibbia per gridare a Dio o protestare: Perché mi hai tradito? Se nei tempi lieti si stabilisce un’onesta relazione con Dio, fondata sul linguaggio della fedeltà e della gratitudine, nelle avversità la preghiera può anche esprimere dolore, sofferenza o rabbia.
    I malati non sono oggetti, non sono l’ultimo anello in condizioni solo di ricevere cure; essi sono invece soggetti di fede, come imparano i discepoli dalla storia del vangelo di Marco. I discepoli vogliono continuare dritti per la loro via insieme a Gesù; sul ciglio della strada l’uomo malato è ignorato. Ma quando grida, li distoglie dalla loro meta. Se pure siamo abituati a prenderci cura dei malati, non siamo abituati, però, a che gridino o ci disturbino. Il loro grido oggi reclama medicine accessibili nei paesi poveri, e una soluzione per la questione dei brevetti esclusivi e dei profitti. I discepoli che volevano impedire all’uomo cieco di avvicinarsi a Gesù, devono invece diventare i messaggeri della diversa e provvidente risposta di Dio: Vieni, Egli ti sta chiamando.
    Solo quando i discepoli portano l’uomo malato da Gesù, essi comprendono che cosa vuole Gesù: dedicare del tempo per parlare con il malato, ascoltando che cosa voglia e di che cosa abbia bisogno. Una comunità può crescere quando i malati sentono la presenza di Dio nella mutua relazione con le loro sorelle e fratelli in Cristo.

Preghiera:
O Dio,
ascolta il tuo popolo quando grida a te nella malattia e nel dolore.
Possano i sani renderti grazie per la loro salute,
e intendano servire i malati con cuore amorevole e mani aperte.
O Dio, fa’ che tutti noi viviamo nella tua grazia e provvidenza,
divenendo una vera comunità che sana e ti loda insieme. Amen.



 
    SETTIMO GIORNO
“Essere riuniti nella tua mano”
I cristiani di fronte alla pluralità delle religioni

Isaia 25, 6-9
Egli è il Signore! Abbiamo riposto in lui la nostra fiducia
Salmo 117(116), 1-2
Lodate il Signore, nazioni tutte!
Romani 2, 12-16
Sono giusti non quelli che ascoltano la Legge, ma quelli che la mettono in pratica
Marco 7, 24-30
Hai risposto bene. Torna a casa tua felice

Commento:
 
    Quasi ogni giorno udiamo di violenze in varie parti del mondo fra i seguaci di diverse fedi. Sappiamo anche, però, che in Corea persone di diverse fedi - buddisti, cristiani, confuciani - coesistono, per lo più pacificamente.
    Nel grande inno di lode, il profeta Isaia rassicura che tutte le lacrime verranno asciugate e che vi sarà una grande festa per tutti i popoli e tutte le nazioni. Un giorno, afferma il profeta, tutti i popoli della terra loderanno Dio e si rallegreranno della salvezza che Egli dona. Il Signore “in cui abbiamo riposto la nostra fiducia” è l’ospite nella festa eterna nel canto di lode di Isaia.
    Quando Gesù incontra una donna non giudea che implora la guarigione di sua figlia, inizialmente, in modo sorprendente, Egli si rifiuta di aiutarla. La donna insiste, dicendo: “sotto la tavola i cagnolini possono mangiare almeno le briciole”. Gesù riconosce le ragioni di lei sulla propria missione, volta in egual modo sia ai Giudei che ai non Giudei, e le dice di andare, con la promessa che sua figlia sarà guarita.
    Le chiese si sono impegnate a dialogare per la causa dell’unità cristiana. Negli ultimi anni il dialogo si è sviluppato anche fra popoli di fedi diverse, soprattutto fra quelli “del Libro” (Cristianesimo, Ebraismo e Islamismo); si tratta di incontri che aiutano non solo a conoscersi meglio, ma anche a promuovere il rispetto e le buone relazioni fra vicini, e a costruire pace dove ci sia conflitto. Se la nostra testimonianza cristiana sarà una a motivo della nostra fede in Cristo, la nostra opposizione ai pregiudizi e ai conflitti sarà assai più efficace. E se ascoltiamo attentamente i nostri vicini di fedi diverse, non possiamo forse imparare qualcosa in più sull’amore inclusivo di Dio per tutti i popoli e sul suo regno?
    Il dialogo tra i cristiani non dovrebbe condurre alla perdita dell’identità confessionale, ma alla gioia di aderire alla preghiera di Gesù, che si divenga una cosa sola, come Egli è uno con il Padre. L’unità non arriverà oggi, e forse neppure domani, ma insieme con tutti i credenti, camminiamo verso il destino finale comune di amore e di salvezza.

Preghiera:
O Signore Dio nostro,
Ti ringraziamo per la saggezza che apprendiamo dalle Scritture.
Infondici il coraggio di aprire il nostro cuore e la nostra mente al prossimo,
ai vicini di altre confessioni cristiane e di altre fedi.
Concedici la grazia di superare le barriere dell’indifferenza,
del pregiudizio o dell’odio;
donaci la visione degli ultimi giorni,
quando i cristiani potranno camminare insieme verso la festa finale,
quando le lacrime e il dissenso saranno superati attraverso l’amore. Amen.



 
    OTTAVO GIORNO
“Essere riuniti nella tua mano”
Proclamazione cristiana della speranza in un mondo di separazione

Ezechiele 37, 1-14
Aprirò le vostre tombe
Salmo 104(103), 24-34
Rinnovi la faccia della terra
Apocalisse 21, 1-5a
Ora faccio nuova ogni cosa
Matteo 5, 1-12
Beati siete voi...

Commento:
 
    “Metterò il mio spirito in voi e voi vivrete”. La fede biblica è permeata di speranza certa che l’ultima parola della storia appartiene a Dio, e che non sarà di giudizio, ma di nuova creazione. Come abbiamo visto riflettendo sulle meditazioni dei giorni scorsi, i cristiani vivono in mezzo ad un mondo segnato da ogni genere di divisioni e alienazioni. Eppure la posizione della chiesa rimane quella della speranza, radicata non in ciò che possono fare gli esseri umani, ma nella volontà e potenza di Dio di trasformare la frattura e la frammentazione in unità e integrità, e l’odio che procura morte in amore che dà vita.
    Il popolo coreano continua a subire le tragiche conseguenze della divisione nazionale, ma nonostante ciò, permane in esso la speranza. La speranza cristiana vive anche nella profonda sofferenza, perché è nata dall’amore misericordioso di Dio rivelato nella croce di Cristo. La nostra speranza risorge con Gesù dal sepolcro, mentre la morte e le forze della morte sono sopraffatte; essa si propaga con la missione dello Spirito Santo a Pentecoste, che rinnova la faccia della terra. Il Cristo risorto è l’inizio di una nuova autentica vita, e la sua resurrezione annuncia la fine del vecchio ordine e semina il seme della nuova creazione senza fine, dove tutto sarà riconciliato in Cristo e Dio Padre sarà tutto in tutti.
    “Ora faccio nuova ogni cosa”. La speranza cristiana comincia con il rinnovarsi della creazione, che porta a compimento l’intenzione originaria di Dio nell’atto del creare. Nel Libro dell’Apocalisse, al capitolo 21, Dio non dice “Ora faccio una cosa nuova”, ma: “Ora faccio ogni cosa nuova”. La speranza cristiana non implica una lunga attesa passiva della fine del mondo, ma il desiderio per questo rinnovamento, già cominciato nella resurrezione e nella pentecoste. Non è la speranza di un culmine apocalittico della storia, che faccia collassare il nostro mondo, ma piuttosto la speranza per un cambiamento radicale e fondamentale del mondo già conosciuto da noi. Il nuovo inizio di Dio mette fine al peccato, alla divisione e alla finitezza del mondo, trasfigurando la creazione, cosicché possa prendere parte alla gloria di Dio e condividerne l’eternità.
    Quando i cristiani si riuniscono per pregare per l’unità sono motivati e sostenuti da questa speranza. La forza della preghiera per l’unità è la forza che ci viene dal rinnovamento del mondo operato da Dio; la sua saggezza è quella dello Spirito Santo che soffia vita nuova alle ossa aride e le restituisce alla vita; la sua integrità è quella dell’aprirci completamente alla volontà di Dio, per essere trasformati in strumenti dell’unità che “Metterò il mio spirito in voi e voi vivrete”. La fede biblica è permeata di speranza certa che l’ultima parola della storia appartiene a Dio, e che non sarà di giudizio, ma di nuova creazione. Come abbiamo visto riflettendo sulle meditazioni dei giorni scorsi, i cristiani vivono in mezzo ad un mondo segnato da ogni genere di divisioni e alienazioni. Eppure la posizione della chiesa rimane quella della speranza, radicata non in ciò che possono fare gli esseri umani, ma nella volontà e potenza di Dio di trasformare la frattura e la frammentazione in unità e integrità, e l’odio che procura morte in amore che dà vita.
    Il popolo coreano continua a subire le tragiche conseguenze della divisione nazionale, ma nonostante ciò, permane in esso la speranza. La speranza cristiana vive anche nella profonda sofferenza, perché è nata dall’amore misericordioso di Dio rivelato nella croce di Cristo. La nostra speranza risorge con Gesù dal sepolcro, mentre la morte e le forze della morte sono sopraffatte; essa si propaga con la missione dello Spirito Santo a Pentecoste, che rinnova la faccia della terra. Il Cristo risorto è l’inizio di una nuova autentica vita, e la sua resurrezione annuncia la fine del vecchio ordine e semina il seme della nuova creazione senza fine, dove tutto sarà riconciliato in Cristo e Dio Padre sarà tutto in tutti.
    “Ora faccio nuova ogni cosa”. La speranza cristiana comincia con il rinnovarsi della creazione, che porta a compimento l’intenzione originaria di Dio nell’atto del creare. Nel Libro dell’Apocalisse, al capitolo 21, Dio non dice “Ora faccio una cosa nuova”, ma: “Ora faccio ogni cosa nuova”. La speranza cristiana non implica una lunga attesa passiva della fine del mondo, ma il desiderio per questo rinnovamento, già cominciato nella resurrezione e nella pentecoste. Non è la speranza di un culmine apocalittico della storia, che faccia collassare il nostro mondo, ma piuttosto la speranza per un cambiamento radicale e fondamentale del mondo già conosciuto da noi. Il nuovo inizio di Dio mette fine al peccato, alla divisione e alla finitezza del mondo, trasfigurando la creazione, cosicché possa prendere parte alla gloria di Dio e condividerne l’eternità.
    Quando i cristiani si riuniscono per pregare per l’unità sono motivati e sostenuti da questa speranza. La forza della preghiera per l’unità è la forza che ci viene dal rinnovamento del mondo operato da Dio; la sua saggezza è quella dello Spirito Santo che soffia vita nuova alle ossa aride e le restituisce alla vita; la sua integrità è quella dell’aprirci completamente alla volontà di Dio, per essere trasformati in strumenti dell’unità che Cristo vuole per i suoi discepoli.

Preghiera:
O Dio ricco di grazia,
Tu sei sempre con noi,
anche in mezzo alle sofferenze e alle fatiche,
e sarà così fino alla fine dei tempi.
Aiutaci ad essere un popolo profondamente permeato di speranza,
che viva le beatitudini
e serva l’unità che Tu desideri. Amen.

TESTO BIBLICO
        Il Signore mi parlò: “Ezechiele, prendi un bastone e scrivici sopra queste parole: Giuda e le tribù d’Israele unite a lui. Poi prendi un altro bastone e scrivici sopra: Giuseppe e tutte le altre tribù d’Israele unite a lui. Poi accostali l’uno all’altro in modo da formare un solo bastone nella tua mano. I tuoi compatrioti ti chiederanno che cosa significa. Tu dirai loro quel che io, il loro Dio, il Signore, dichiaro: Sto per prendere il bastone che rappresenta Giuseppe e le tribù d’Israele unite a lui e lo metto vicino al bastone che rappresenta Giuda. Uniti nella mia mano formeranno un solo bastone. E tu, Ezechiele, sotto i loro occhi, tieni in mano tua quei pezzi di legno sui quali hai scritto. Riferisci quel che io, Dio, il Signore, dichiaro: Sto per prendere gli Israeliti dalle nazioni dove sono andati, li radunerò da ogni luogo e li condurrò nella loro terra. Li unirò e formeranno una sola nazione sulle montagne d’Israele. Un solo re regnerà su tutti loro. Non esisterà più la divisione in due popoli e in due regni. Non si contamineranno più con i loro sporchi idoli, con riti disgustosi e con ogni sorta di peccato. Li libererò da tutte le loro infedeltà di cui si sono resi colpevoli verso di me. Li purificherò: essi saranno il mio popolo e io sarò il loro Dio. Il mio servo Davide sarà il loro re, il loro unico pastore. Ubbidiranno alla mie leggi, osserveranno e applicheranno gli ordini che ho dato loro. Vivranno nella terra che ho dato al mio servo Giacobbe e dove hanno vissuto i loro antenati. Vi abiteranno per sempre loro, i figli e tutti i discendenti. Il mio servo Davide regnerà su di loro per sempre. Farò con loro un’alleanza valida per sempre, che assicurerà la pace. Li insedierò stabilmente e li renderò molto numerosi. Stabilirò il mio santuario in mezzo a loro per sempre. Abiterò con loro: essi saranno il mio popolo, io sarò il loro Dio. Quando avrò messo il mio santuario in mezzo a loro per sempre, allora le nazioni riconosceranno che io sono il Signore e che ho consacrato Israele al mio servizio.

(Ezechiele 37, 15-28)
INTRODUZIONE TEOLOGICO PASTORALE

“Essere riuniti nella tua mano”
(cfr. Ezechiele 37, 17)



Il tema biblico
    La Settimana di preghiera per l’unità dei cristiani 2009 scaturisce dall’esperienza delle chiese cristiane in Corea. Nel contesto di divisione nazionale del paese, le chiese hanno trovato ispirazione nel profeta Ezechiele, che visse in una nazione tragicamente divisa e che desiderava ardentemente l’unità del suo popolo.
    Ezechiele, profeta e sacerdote, fu chiamato da Dio alla giovane età di trent’anni. Egli operò dal 594 fino al 571 a.C. e fu perciò fortemente influenzato dalle riforme politiche e religiose che il re Giosia aveva intrapreso nel 621 a.C.. Il re Giosia aveva inteso eliminare l’eredità distruttiva della conquista di Israele da parte dell’Assiria, attraverso riforme che avevano ricostituito la legge e il vero culto del Dio di Israele. Ma dopo la morte del re Giosia in battaglia, suo figlio, re Ioiachìm, pagò il tributo all’Egitto e fece fiorire un culto volto ad una varietà di dei. I profeti che osarono criticare Ioiachìm furono brutalmente ridotti al silenzio: Uria fu ucciso e Geremia fu arrestato. Dopo l’invasione babilonese e la distruzione del Tempio, nel 587 a.C., i responsabili e gli artigiani del paese - fra cui il giovane Ezechiele - furono catturati e deportati a Babilonia. Lì Ezechiele, come Geremia, criticò i “profeti” che offrivano false speranze, e per questo motivo dovette soffrire, durante l’esilio, l’ostilità e il disprezzo da parte dei compaesani Israeliti. In questa grande sofferenza l’amore di Ezechiele per il suo popolo crebbe. Egli criticò i capi che agivano contro i comandamenti di Dio e volle riportare il popolo a Dio, sottolineando la fedeltà del Signore all’alleanza e la solidarietà con il suo popolo. Seppure in una situazione apparentemente senza speranza, Ezechiele non cedette alla disperazione e proclamò un messaggio di speranza: l’intenzione originaria di Dio di rinnovare ed unificare il suo popolo poteva ancora essere realizzata. Ezechiele trasse coraggio nel suo annuncio da due visioni, la prima delle quali è la visione ben nota della valle di ossa aride che, attraverso l’azione creatrice dello Spirito di Dio, sono riportate alla vita (Ez 37, 1-14).
    Il materiale della Settimana dell’unità di quest’anno prende ispirazione dalla seconda visione, che descrive due pezzi di legno, simboleggianti i due regni in cui Israele era divisa. I nomi delle tribù di ciascuno dei due regni divisi (originariamente dodici, poi divise in dieci al nord e due al sud) sono scritti sui due pezzi di legno, che tornano ad essere uno (Ez 37, 15-23). Secondo Ezechiele la divisione del popolo era riflesso e risultato del loro peccato e del loro allontanamento da Dio. Essi avrebbero potuto tornare ad essere un solo popolo rinunciando al loro peccato, abbracciando una conversione e tornando a Dio; dopotutto è Dio stesso che unisce il suo popolo purificandolo, rinnovandolo e liberandolo dalle divisioni. Per Ezechiele questa unione non è semplicemente un mettere insieme due gruppi previamente divisi, ma costituisce una nuova creazione, la nascita di un nuovo popolo che dovrebbe essere segno di speranza per gli altri popoli e per tutta l’umanità.
    Il tema della speranza è anche espresso in un’altro testo che è molto caro alle chiese coreane. Si tratta di Apocalisse 21, 3-4, che presenta la purificazione del popolo di Dio per incarnare la vera pace, la riconciliazione e l’unità che si deve trovare laddove Dio dimora: “Ecco l’abitazione di Dio fra gli uomini; essi saranno suo popolo ed egli sarà Dio con loro. Dio asciugherà ogni lacrima dai loro occhi. La morte non ci sarà più. Non ci sarà più né lutto né pianto né dolore”.
    Questi temi biblici - cioè unità come volontà di Dio per il suo popolo, unità come dono di Dio che richiede conversione e rinnovamento, unità come nuova creazione, insieme alla speranza che il popolo di Dio possa nuovamente essere uno - sono i temi che hanno particolarmente ispirato le chiese coreane nell’offrire il materiale per la Settimana di quest’anno.
Il tema teologico
    Nel 2009 i cristiani nel mondo pregheranno per l’unità meditando sul tema “Essere riuniti nella tua mano” (cfr. Ez 37, 17). Ezechiele, il cui nome significa “Dio mi ha reso forte”, fu chiamato a infondere speranza al suo popolo durante un periodo di disperazione religiosa e politica che era seguito alla caduta e all’occupazione di Israele e all’esilio di molti.
    Il gruppo ecumenico locale della Corea ha ravvisato nel testo di Ezechiele forti corrispondenze con la situazione della propria nazione divisa e di tutta la Cristianità divisa. Le parole di Ezechiele danno loro la speranza che Dio radunerà un giorno il suo popolo e lo renderà nuovamente uno, lo chiamerà suo popolo e lo benedirà rendendolo una nazione potente. Una nuova speranza nasce: Dio creerà un nuovo mondo. Proprio come nel testo di Ezechiele, dove il peccato è visto in tutte le sue diverse ramificazioni nel popolo che si era corrotto con l’idolatria e le trasgressioni, così anche noi vediamo la peccaminosità della disunione fra cristiani, che causa grande scandalo oggi nel mondo.

    Leggendo questo brano dell’Antico Testamento noi cristiani possiamo riflettere su come, alla luce di esso, si possa comprendere la nostra situazione di separazione, e, in particolare, possiamo meditare su come Dio è colui che ristabilisce l’unità, riconcilia il popolo, porta all’esistenza una nuova situazione. Il ruolo di Israele unito, perdonato e purificato diviene segno di speranza per tutto il mondo.
    Come accennato precedentemente, la profezia dei due pezzi di legno riuniti in uno è la seconda profezia che si trova in Ezechiele 37. La prima, che probabilmente è la più conosciuta, è quella delle ossa aride che tornano alla vita attraverso l’azione dello Spirito di Dio. In entrambe le profezie Dio è visto come l’artefice della vita, del nuovo inizio. Nella prima profezia lo Spirito di Dio è spirito di vita. Nella seconda, Dio stesso ristabilisce l’unità, la riconciliazione e la pace all’interno della nazione. In altre parole, una nuova vita viene data attraverso l’unione di due parti divise.

    I cristiani possono vedere in questo una prefigurazione di ciò che Cristo porterà, cioè una nuova vita che nasce dall’aver vinto la morte, in obbedienza alla volontà salvifica di Dio. Dai due pezzi di legno che formano la sua croce, Gesù ci riconcilia a Dio, così l’umanità è ricolma di nuova speranza. Nonostante il peccato, la violenza e le guerre, nonostante la disparità fra ricchi e poveri e l’abuso della creazione, nonostante il dolore, la sofferenza, la discriminazione, e nonostante le divisioni e la disunione, Gesù Cristo, nelle sue braccia inchiodate sulla croce, abbraccia tutta la creazione e offre a noi la shalom di Dio. Nelle sue mani noi siamo uno, siamo attratti a lui che è innalzato sulla croce.
    La nostra riflessione durante gli “otto giorni” della Settimana, scaturiti dal testo centrale di Ezechiele, ci porta ad una più profonda consapevolezza di come l’unità della Chiesa sia anche per il bene della comunità umana. Con tale consapevolezza nasce anche una grande responsabilità: tutti coloro che confessano Cristo Signore dovrebbero cercare di realizzare la sua preghiera: “che siano tutti una cosa sola [...] così il mondo crederà che tu mi hai mandato” (Gv 17, 21).
    Per questo motivo gli otto giorni cominciano tutti con una riflessione sull’unità dei cristiani. Nel primo, e in tutti gli otto giorni, siamo invitati a pregare per tutte le situazioni in cui sia necessaria una riconciliazione, e ad essere particolarmente attenti al ruolo che l’unità dei cristiani avrà nel realizzarla. Meditando sulle nostre divisioni dottrinali, e sulla vergognosa storia di separazione - talvolta persino di odio - fra i cristiani, nel primo giorno preghiamo perché Dio, che soffia lo Spirito di vita sulle ossa aride e plasma nelle sue mani la nostra unità nella diversità, soffi vita e riconciliazione sulle nostre sofferenze e divisioni. Il secondo giorno le chiese pregheranno per porre fine alla violenza e alla guerra. Preghiamo che, quali discepoli del Principe della pace, i cristiani che si trovano in mezzo ai conflitti possano portare una riconciliazione fondata sulla speranza. Il terzo giorno offre una meditazione sulla grave disparità fra ricchi e poveri. Il nostro rapporto con il denaro, la nostra attitudine verso i poveri, sono la misura del nostro discepolato e della sequela di Gesù, che è venuto fra noi per liberarci e farci proclamare la buona novella ai poveri, la libertà agli schiavi, la giustizia per tutti. Nel quarto giorno si prega affinché i cristiani comprendano che, solamente insieme, saranno in grado di conservare i doni che Dio ci ha dato nella creazione: l’aria che respiriamo, la terra che produce frutti e la natura che rende gloria al suo Creatore. Nel quinto giorno si chiede che cessi ogni pregiudizio e discriminazione che segnano la nostra società. Come riconosciamo che la nostra dignità viene da Dio, così anche la nostra unità come cristiani testimonia l’unità di Colui che ha creato ciascuno di noi come creatura unica del suo amore. Il regno che siamo chiamati a costruire è un regno di giustizia e amore che rispetta le differenze poiché in Cristo siamo uno. Il sesto giorno ricordiamo in preghiera tutti coloro che soffrono e coloro che li assistono. I salmi ci svelano che anche il grido disperato, elevato a Dio nel dolore o nella rabbia, può essere un’espressione di profonda e fedele relazione con lui. La risposta compassionevole dei cristiani alla situazione di coloro che soffrono è una testimonianza del regno. Insieme le chiese cristiane possono fare la differenza ed aiutare ad ottenere per i poveri il sostegno, sia materiale che spirituale, di cui necessitano. Nel settimo giorno i cristiani, di fronte al pluralismo, pregano per la loro unità in Dio. Senza di essa sarebbe difficile costruire un regno di pace con uomini e donne di buona volontà. Le nostre intenzioni di preghiera si concentrano l’ottavo giorno, quando preghiamo che lo spirito delle Beatitudini vinca lo spirito di questo mondo. I cristiani testimoniano la speranza che tutte le cose possano essere rese nuove nell’ordine istituito da Cristo. Ciò permette ai cristiani di essere portatori di speranza e artefici di riconciliazione fra guerre, discriminazioni, e in tutti i contesti in cui gli esseri umani soffrono e la creazione geme.

L’incontro della Commissione preparatoria internazionale a Marsiglia, Francia
    Da alcuni anni, un membro della Commissione preparatoria internazionale aveva suggerito di tenere l’incontro a Marsiglia, a motivo della presenza di un interessante movimento sociale nella città: alcuni capi religiosi di diverse confessioni, fedi e culture, avevano, infatti, formato un gruppo attorno all’ufficio del Sindaco, con lo scopo di garantire la comunicazione fra i diversi gruppi religiosi, di migliorare le relazioni e prevenire la polarizzazione fra le varie fasce della popolazione nella città. L’organizzazione è nota come Marseille Espérance (Speranza di Marsiglia). Prendendo posizione insieme, i membri dell’associazione hanno denunciato azioni, sia a livello locale che internazionale, che avessero elementi di odio o intolleranza religiosa (violazioni di tombe, l’attacco dell’11 settembre a New York, ecc...) e ritengono che la loro opzione a favore della tolleranza abbia aiutato ad evitare alcuni dei problemi fra diverse fedi o diverse culture che hanno segnato altre città europee. Non legata ad alcun partito politico, l’organizzazione ha mantenuto massimo riserbo durante il periodo di elezioni (il secolarismo è uno dei principi ferrei della vita pubblica francese). Lasciato il dialogo teologico ad altri gruppi, il loro primo interesse è la pace nella città.
    La Commissione preparatoria internazionale, composta da protestanti, ortodossi e cattolici, insieme a due rappresentanti e due consulenti del Gruppo locale coreano che ha prodotto la prima stesura del testo, si è riunita dal 24 al 29 settembre 2007 al Centre Notre Dame du Roucas, una residenza assolata davanti al mare e vicino alla basilica di Notre Dame de la Garde. Il Centro è gestito da Chemin Neuf, una comunità cattolica con vocazione ecumenica che si è mostrata molto ospitale. Il lavoro di adattamento del testo originale coreano, tradotto in inglese e riadattato per l’uso internazionale, si è svolto in un’atmosfera di gioiosa fiducia, generata da un reciproco rispetto fra i componenti del gruppo. Al termine dell’incontro i rappresentanti del Pontificio consiglio per la promozione dell’unità dei cristiani hanno ringraziato calorosamente Tom Best e Carolyn McComish, entrambi prossimi al pensionamento, per i molti anni di collaborazione nel lavoro della Commissione preparatoria internazionale.
    Durante la sessione il gruppo è stato invitato ad un incontro con Marseille Espèrance per conoscere meglio le loro iniziative e visitare alcuni luoghi della città di particolare interesse per questa associazione, inclusa l’antica chiesa di Saint Victor, e la moschea locale. Desideriamo ringraziare Marseille Espèrance per il loro benvenuto, l’ospitalità e la presentazione delle loro iniziative, nonché per il loro interesse nel lavoro della Commissione preparatoria. Il gruppo prega che l’opera di Marseille Espèrance possa continuare non solo a mantenere la pace nella città, ma anche che costituisca, con il suo esempio di tolleranza religiosa, una ricca risorsa per la vita dei marsigliesi.